Parker: "Notre dernière chance"

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Parker: "Notre dernière chance"
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Auteur d'un très bon début de saison avec les Spurs, Tony Parker n'en démord pas: San Antonio n'aura sans doute pas d'autres occasions de remporter un nouveau titre NBA que cette saison. Le meneur de jeu français a donc mis cet été toutes les chances de son côté pour être à son meilleur niveau. Les résultats sont là. "Il faudra encore compter sur nous cette année", assure-t-il.

Auteur d'un très bon début de saison avec les Spurs, Tony Parker n'en démord pas: San Antonio n'aura sans doute pas d'autres occasions de remporter un nouveau titre NBA que cette saison. Le meneur de jeu français a donc mis cet été toutes les chances de son côté pour être à son meilleur niveau. Les résultats sont là. "Il faudra encore compter sur nous cette année", assure-t-il. Tony, comment vivez-vous ce début de saison exceptionnel avec seulement trois petites défaites ? Pensez-vous pouvoir tenir le rythme collectivement ? C'est plutôt très appréciable à vivre. On s'était dit en début de saison qu'il fallait tout de suite bien débuter, qu'on ne pouvait pas se permettre de perdre des matches à notre portée, comme cela avait été le cas l'an passé. Ça nous avait obligé à courir jusqu'à la fin de la saison après les playoffs. Tout le monde a retenu la leçon. Maintenant, il faut s'attendre à des périodes plus difficiles. C'est humain de connaître des baisses de régime. Avec des cadres Tim Duncan et Manu Ginobili vieillissants, est-ce "l'année ou jamais" pour revenir au sommet de la NBA ? Oui, avec cette équipe, je pense que c'est notre dernière chance. Mais d'un autre côté, Manu joue comme s'il avait 20 ans. Il réalise un début de saison incroyable. Concernant Tim, Pop (Gregg Popovich, ndlr) fait très attention. On souhaite tous qu'il soit au top pour les playoffs. Il est donc utilisé avec parcimonie. Une chose est sûre, il faudra encore compter sur nous cette année. A titre personnel, votre début de saison est superbe. Comment l'expliquez-vous ? Pensez-vous faire mieux qu'il y a deux saisons ? J'ai pu me reposer et travailler tout l'été pour la première fois depuis très longtemps, j'ai pris le temps de souffler. Enchaîner les saisons NBA puis l'équipe de France est très éprouvant mentalement et physiquement. Ce n'est donc pas étonnant si je sois en meilleure forme que l'année dernière. J'ai tout fait cet été pour jouer ainsi. Pour ce qui est de mes stats, il sera difficile de faire mieux qu'il y a deux ans. La situation n'est pas la même. En 2008, (Richard) Jefferson n'était pas là et Manu avait des problèmes physiques. "Mon souhait est d'effectuer ma dernière année en France, à l'Asvel" Vous fêtez votre dixième anniversaire en NBA. Quel bilan faites-vous ? Quand je regarde ce qui m'est arrivé depuis dix ans, c'est quand même assez incroyable. Trois titres NBA, un titre de MVP en finale face à Cleveland, trois sélections au All-Star Game. Ça va au-delà de mes espérances. Mais je ne veux pas m'arrêter là. Quand on gagne, on en veut toujours plus. Vous avez prolongé jusqu'en 2015, est-ce votre dernier contrat en NBA et pensez-vous ensuite relever un ultime défi en France? Non, ce ne sera pas le dernier. Je ne vais pas mettre un terme à ma carrière à 33 ans. Il me restera encore quelques années à jouer. Où ? Il m'est impossible de répondre à cette question aujourd'hui. Une chose est sûre, mon souhait est d'effectuer ma dernière année en France. Bien évidemment, ce sera à l'Asvel. Après avoir été absent en Turquie, vous êtes très motivé à l'idée de mener l'équipe de France lors de l'Euro 2011. Les Bleus peuvent notamment compter sur une nouvelle génération prometteuse... Nous avons tous envie de frapper un grand coup à l'Euro 2011. Nous en avons les moyens. Avec l'apport de Joakim (Noah) à l'intérieur, cette équipe de France est suffisamment armée pour briller en Lituanie. Après, il ne faut pas se voiler la face. Un Euro regroupe ce qui se fait de mieux au monde hormis les Etats-Unis. Comme en plus les deux premiers seront qualifiés pour les JO, on peut imaginer que tous les joueurs majeurs seront présents. Ça s'annonce très difficile mais on peut faire quelque chose. Que pensez-vous de l'évolution de Joakim Noah à Chicago ? Joakim a pris une nouvelle dimension. C'est un joueur respecté en NBA, il pèse énormément aux Bulls. Il l'a montré pendant les playoffs il y a deux ans et aujourd'hui, il confirme en saison régulière. Il a énormément travaillé pour en arriver là. "Thierry Henry prend énormément de plaisir à New York" Vous êtes désormais ambassadeur de la marque BetClic. Parlez-nous de cet engagement. Étant un vrai fan de jeux en ligne, c'est tout logiquement que je me suis tourné vers BetClic. J'essaie de donner les meilleurs conseils possibles aux joueurs de BetClic. A côté de ça, nous avons le projet de mettre en place des tournois de poker. Tout ça verra le jour en 2011. Globalement, les Américains sont-ils plus passionnés de sport ? Ce n'est pas comparable avec la France. Ils adorent le sport. Il suffit de regarder la télévision pour comprendre que le sport est un véritable phénomène de société. Qu'aimez-vous au poker ? J'adore le poker. Quand on est sportif, on joue pour gagner. C'est la même chose dans le poker. J'aime cet esprit de compétition. Il y a énormément d'adrénaline. Chaque joueur est en plus différent. Chacun à sa propre manière de jouer. Il faut prendre le temps d'étudier ses adversaires et frapper au bon moment pour s'imposer. On verra dans quelques années si je participerais à de grands tournois. En tout cas, j'en organise régulièrement à San Antonio. Avez-vous le temps de suivre les performances de votre ami Thierry Henry du côté de NYC ? Bien évidemment, j'ai suivi la saison de Thierry. J'ai même eu l'occasion de le voir jouer à New York. Il prend énormément de plaisir là-bas. Le championnat américain n'est pas aussi relevé que les championnats européens, ce n'est pas comparable. Mais petit à petit, on sent que le niveau progresse avec l'arrivée de joueurs européens.