Parker ne fait pas tout...

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Parker ne fait pas tout...
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Sauveur de l'Asvel contre Paris-Levallois le week-end dernier (75-73), Tony Parker n'a cette fois pas pu éviter la défaite de Villeurbanne contre Gravelines-Dunkerque (69-72), vendredi soir à l'Astroballe, en ouverture de la 3e journée de Pro A. Une contre-performance pour "TP", auteur de 18 points, et les joueurs de Pierre Vincent.

Sauveur de l'Asvel contre Paris-Levallois le week-end dernier (75-73), Tony Parker n'a cette fois pas pu éviter la défaite de Villeurbanne contre Gravelines-Dunkerque (69-72), vendredi soir à l'Astroballe, en ouverture de la 3e journée de Pro A. Une contre-performance pour "TP", auteur de 18 points, et les joueurs de Pierre Vincent. Sale journée pour Villeurbanne. D'une, le club rhodanien a dû différer l'arrivée de Ronny Turiaf, qui était attendu vendredi à l'Astroballe pour officialiser son nouveau contrat, et avouer à demi-mots qu'il s'était un peu emballé en l'annonçant en grande pompe en début de semaine (voir par ailleurs). De deux, l'Asvel a concédé sur son parquet sa deuxième défaite de la saison, celle-là avec Tony Parker dans l'effectif, contre une équipe de Gravelines-Dunkerque qui n'aura connu qu'une grosse baisse de régime à la fin du deuxième et au début du troisième quart-temps (69-72). Le reste de la rencontre, les Nordistes ont dominé les débats grâce notamment à Juby Johnson (17 points), Andrew Albicy (14 points) et J.K. Edwards (13 points). Un joueur comme Ronny Turiaf aurait fait du bien à l'Asvel, qui à l'image de Hilton Armstrong (4 points, 6 rebonds), n'a pas pesé très lourd dans la raquette. Un déficit que les gâchettes villeurbannaises, Edwin Jackson en tête (20 points), ont compensé tant qu'elles ont pu. Tony Parker, avec ses 18 points, 5 rebonds et 3 passes, a lui aussi tenté de masquer les apparences mais il a parfois trop tenté de forcer le verrou en pénétration. Il faut dire, aussi, que "TP" n'était pas forcément dans sa meilleure forme. Le fait qu'il ait effectué un aller-retour express à San Antonio en début de semaine, pour un camp de basket, avant de faire une halte à Cannes n'a pas facilité sa préparation à ce match. Dans les prochaines semaines, son agenda devrait être plus allégé. Une bonne nouvelle pour l'Asvel qui, lorsqu'elle a joué sans le métronome des Spurs, a montré quelques lacunes dans la gestion du tempo, les aides passagères de Phil Goss (13 points) et Dijon Thompson (8 points) les cachant en partie. Jackson était dans un bon soir... Pierre Vincent avait, en plus, l'intention de donner à sa star un temps de jeu limité. "Vingt à vingt-cinq minutes", pas plus, pour laisser aux jeunes et notamment à sa doublure, Léo Westermann, le temps de s'exprimer. Il a tenu sa parole. "TP" a donc mis à profit la moindre seconde dans le premier quart-temps, qu'il a bouclé avec 13 points à 4/5 aux tirs, offrant à l'Asvel un petit avantage (21-20, 10e). Mais dès qu'il est sorti, la différence s'est vue et les Gravelinois, qui ont retrouvé leur adresse extérieure à l'image de Juby Johnson et Andrew Albicy, sont repassés devant sans demander la permission (42-30, 17e). Il a fallu une réaction aussi soudaine qu'inattendue, menée par Edwin Jackson, pour que la Green Team regagne les vestiaires plus sereine (39-42, 20e). Dans un bon soir, lui qui sait pourtant être si irrégulier, l'arrière shooteur rhodanien est resté dans le rythme dans le troisième quart, affichant une réussite insolente. Au point de voler la vedette, quelques instants seulement, à un Tony Parker qui n'a pas tardé à se réveiller en inscrivant cinq points consécutifs au plus fort de la domination verte. Cette pluie de shoots a rincé le BCM, qui a laissé quelques rebonds offensifs et s'est mis à déjouer en attaque (61-52, 30e). L'Asvel pensait alors se diriger vers une deuxième victoire de rang. Mais les joueurs de Christian Monschau n'avaient pas encore dit leur dernier mot et, dans le sillage de J.K. Edwards à l'intérieur et surtout de Juby Jonhson en périphérie, les Nordistes sont repassés devant (67-65, 36e). Un avantage qu'ils avaient encore dans la dernière minute, après un tir réussi de Phil Goss et qu'ils n'ont pas su combler, l'ultime possession ayant échappé des mains de Tony Parker dans le coin. Les Verts ont donc encore du boulot pour retrouver les sommets. Avoir "TP", sauveur il y a une semaine contre Paris-Levallois, dans son équipe ne suffit pas toujours.