Parker et les Spurs déroulent

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Parker et les Spurs déroulent
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Gregg Popovich n'a pas forcément apprécié la prestation de ses troupes, Tony Parker et consorts devant en effet s'employer jusqu'au bout pour venir à bout des cancres de Sacramento. Mais les Spurs ont bien assuré l'essentiel en l'emportant 108-103 avec notamment 27 points du Français. De quoi se rapprocher un peu plus du meilleur bilan de la saison régulière...

Gregg Popovich n'a pas forcément apprécié la prestation de ses troupes, Tony Parker et consorts devant en effet s'employer jusqu'au bout pour venir à bout des cancres de Sacramento. Mais les Spurs ont bien assuré l'essentiel en l'emportant 108-103 avec notamment 27 points du Français. De quoi se rapprocher un peu plus du meilleur bilan de la saison régulière... Cette fois, Manu Ginobili ne s'est occupé que du terrain. Un an après avoir vu l'Argentin attraper une chauve-souris au vol, Spurs et Kings ont en effet encore vu leur match interrompu par l'intrusion d'un chiroptère, mais Ginobili n'a pas bougé. «J'ai dit 'Pas encore !'. La Peta (nldr : la SPA locale) m'avait insulté l'an passé. Aussi, je me suis dit que cette fois, quelqu'un d'autre allait s'en charger.» Les Kings auraient pourtant vraisemblablement préféré que l'ancien Bolonais se disperse quelque peu... Car si Tony Parker a été le Spur le plus productif, le Français rendant en effet 27 points à 11 sur 18 aux tirs et 6 passes, c'est bien Manu Ginobili qui a été le premier artisan du nouveau succès texan. Non seulement pour ses 24 points à 7 sur 14 aux tirs, et 7 passes, mais surtout pour s'être montré décisif alors que les Kings ne voulaient pas entendre raison. Encore menés 88-91 au coeur de la dernière ligne droite, les leaders de la Ligue s'en sont alors remis à leur meilleur marqueur, Ginobili enchaînant donc deux trois points consécutifs pour initier un 17-2 synonyme de victoire. Une victoire à laquelle ont également pleinement participé Tim Duncan et DeJuan Blair, les deux intérieurs texans terminant en effet avec 15 points-10 rebonds pour l'un et 14 points pour l'autre. Ajoutez-y également 14 points de George Hill sorti du banc et le compte était bon. Et ce en dépit des efforts du banc californien, auteur de 57 des points des Kings. Ce sont d'ailleurs deux remplaçants, Jermaine Tayor et Omri Cassipi, qui ont été les plus prolifiques, côté Sacramento, avec 16 points chacun. Il en aurait pourtant fallu plus pour s'offrir le scalp des patrons de la Ligue. «Ce ne sont pas les leaders de la Ligue pour rien, regrettait Samuel Dalembert à l'issue de la rencontre, on a cru à l'exploit mais c'est une équipe en confiance et ils savent comment faire pour gagner un match serré. Ils sont vraiment impressionnants dans la gestion de leur match. » Les 103 points encaissés à 46% de réussite n'ont sûrement pas impressionné Gregg Popovich. L'entraîneur des Spurs pointaient d'ailleurs la mansuétude défensive de ses ouailles. «La balle a bien circulé en attaque et c'est le point positif de la soirée, mais il faut qu'on montre plus d'implication en défense. Les playoffs arrivent et il va falloir jouer avec plus d'intensité» analysait Pop après coup. Des playoffs que les Spurs aborderont selon toute vraisemblance avec le meilleur bilan de la saison régulière et, donc, l'avantage du terrain qui va avec. Forts de ce 53e succès, les Texans possèdent en effet désormais six matches d'avance sur leurs dauphins de Dallas et Boston. Et ce avec à peine plus de quinze rencontres à disputer.