Parisse: "Nous avons progressé"

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Parisse: "Nous avons progressé"
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Une Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, c'est pour Sergio Parisse un évènement particulier à plus d'un titre, lui qui honora il y a près de dix ans sa première cape avec l'Italie à l'âge de 18 ans. C'est aujourd'hui dans la peau du capitaine d'une Nazionale, qui selon lui n'a jamais été aussi forte, que le 3e ligne ligne aborde l'évènement et avec le choc ce dimanche d'un premier match face aux Wallabies.

Une Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, c'est pour Sergio Parisse un évènement particulier à plus d'un titre, lui qui honora il y a près de dix ans sa première cape avec l'Italie à l'âge de 18 ans. C'est aujourd'hui dans la peau du capitaine d'une Nazionale, qui selon lui n'a jamais été aussi forte, que le 3e ligne ligne aborde l'évènement et avec le choc ce dimanche d'un premier match face aux Wallabies. Sergio, l'Italie peut-elle enfin espérer atteindre les quarts de finale de cette Coupe du monde au regard de la poule très relevée dans laquelle vous vous apprêtez à évoluer ? Lors de la Coupe du Monde précédente, nous avions les mêmes objectifs que cette année, à savoir atteindre les quarts de finale. La poule dans laquelle nous étions était un peu plus accessible étant donné que nous avions la Roumanie, le Portugal et l'Ecosse que nous avions battue à deux reprises les années précédentes, mais il se trouve que nous avons perdu contre cette équipe (donc nous n'avons pas progressé au stade supérieur). Cette année c'est différent et la poule est plus compliquée, mais nous croyons tous en notre équipe, surtout Nick (Mallett, entraîneur) même s'il quitte son poste à l'issue de la Coupe du monde. Ce groupe est plus dur car nous n'avons pas gagné contre l'Irlande depuis un moment, mais nous y croyons. A votre image, le rugby italien a réalisé un sacré bout de chemin depuis vos débuts avec la Nazionale en 2002 face à la Nouvelle-Zélande... En 2002, j'avais 18 ans et disputer ce match fut une expérience énorme pour moi. J'étais encore un enfant et pas complètement mûr, que ce soit physiquement ou en tant que joueur, mais faire mes débuts internationaux contre les All Blacks était quelque chose de fabuleux. "Nous avons réduit l'écart..." Qu'est-ce qui a changé depuis pour vous ? Depuis, j'ai évolué physiquement et je suis plus expérimenté, surtout depuis que je joue dans le championnat français (pour le Stade Français). De plus cela m'a aidé à me développer. Lorsque j'ai rencontré Nick (Mallett) en 2008 et qu'il m'a nommé capitaine, cela m'a davantage aidé à m'épanouir sur le terrain. Lors de ce premier match, nous nous sommes inclinés 64 à 10, mais si vous regardez notre test le plus récent face aux All Blacks, nous n'avons perdu que sur un score de 20 à 6 à San Siro en 2009. Cela signifie que nous avons réduit l'écart de niveau qui nous sépare des autres équipes et prouve à quel point les autres joueurs ont évolué. De ce point de vue, votre victoire sur la France dans le dernier Tournoi marque-t-elle un tournant ? Il y a quatre ans, nous ne pouvions pas venir à bout de l'équipe de France, mais cette année nous avons battu les Bleus dans le tournoi des Six Nations et cela prouve à quel point nous avons progressé.