Paris sur un éclair

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Paris sur un éclair
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Le Paris Saint-Germain a assuré l'essentiel en venant à bout de Brest dimanche au Parc des Princes en clôture de la 5e journée (1-0). Une réalisation signée Javier Pastore d'une belle inspiration. Ce succès ne peut cacher les insuffisances d'un PSG qui se cherche encore mais qui reste tout de même dans le coup à 1 point de Lyon et à 2 longueurs de Montpellier vainqueur de Nice (1-0).

Le Paris Saint-Germain a assuré l'essentiel en venant à bout de Brest dimanche au Parc des Princes en clôture de la 5e journée (1-0). Une réalisation signée Javier Pastore d'une belle inspiration. Ce succès ne peut cacher les insuffisances d'un PSG qui se cherche encore mais qui reste tout de même dans le coup à 1 point de Lyon et à 2 longueurs de Montpellier vainqueur de Nice (1-0). Ce PSG nouvelle version sait au moins gagner les matches sans briller. Une donnée d'importance pour un Antoine Kombouaré conscient que le chantier reste important pour créer un fond de jeu avec cette somme d'individualités. Les Parisiens ont su briller par intermittences, grâce notamment à Pastore ou Ménez, mais sans la continuité nécessaire aux grandes performances. Cela devrait venir avec le temps. Et l'avantage en gagnant, c'est justement de rester dans le haut du tableau et donc de pouvoir travailler sereinement. Le technicien parisien pourra également se féliciter des premiers pas d'un Lugano solide dans les duels et dont l'âme de leader est indéniable. Mais dans le jeu, ce n'est pas encore ça. Le Paris Saint-Germain débute la rencontre tranquillement avec l'idée de laisser le cuir aux Bretons pour les faire sortir quelque peu. Une tactique qui ne semble pas déplaire aux Brestois qui avancent, gagnent les duels. Un premier frisson sur un centre de Grougi (5e) sur lequel Camara se rate. Une charnière Camara-Lugano qui doit encore trouver ses repères. En attaque, Pastore régale parfois comme sur cette percée à gauche terminée par un centre de Nenê sur lequel Elana se détend bien (10e). L'Argentin élimine également 3 joueurs avant de tomber face à Zebina (14e). Mais Brest ne s'en laisse pas compter avec Roux qui mystifie un Camara en difficulté avant de centrer mais Lugano dégage de la tête (16e) avant que Poyet ne place une belle frappe détournée par Sirigu (20e). Paris essaye tout de même de se forcer malgré des imperfections dans les transmissions. Cela se traduit par un missile de Pastore qu'Elana détourne (23e) ou encore ce coup franc de Nenê qui passe au-dessus (27e). Le PSG se cherche vraiment et ne sait pas trop comment gérer son match. En face, les hommes de Dupont ne se posent pas de question et jouent tous les coups à fond en attaquant à 4 ou 5. Cela manque de payer sur ce déboulé de Roux qui fait la différence dans la surface et donne en retrait pour un Ben Basat qui ne cadre pas (36e). Roux et Pastore sont les hommes pour faire la différence puisque l'Argentin fait le show à gauche, personne ne plonge dans la surface, il donne donc en retrait pour Bodmer qui ne cadre pas (39e). Et Pastore vient régler la note A la reprise, Pastore parvient enfin à trouver Gameiro dans le dos de la défense mais l'attaquant international croise trop sa frappe (50e). De passeur, il inverse les rôles sur ce centre de Nenê qu'il reprend de la tête (57e). Il manque tout de même l'essentiel à ce Paris qui n'a pas l'avantage en milieu de terrain et ne peut donc dominer. Cela offre des espaces à Brest qui se montre dangereux sur ce coup franc de Grougi que Bodmer détourne de la tête (65e). En face, les maux parisiens sont symbolisés par un mauvais choix de Nenê, frappe manquée de Ménez (66e). Mais ce PSG, justement, alterne le moins bon et le très bon puisque dans la minute, Ménez s'infiltre à gauche et donne à Pastore qui se décale et pique son ballon pour tromper Elana (1-0, 68e). Le Parc des Princes exulte, et les Franciliens se trouvent un peu plus facilement. C'est comme si ce but avait révélé la fatigue aux Brestois. Et avec un peu plus de lucidité, Gameiro, habituellement si spontané, n'aurait tenté un dribble sur trois joueurs alors qu'il avait la cible ouverte un instant plus tôt (75e). Kombouaré décide néanmoins de le sortir pour lancer un Erding qui avait été impérial lors de son entrée à Toulouse (80e). Il aura moins de réussite cette fois. Le Paris Saint-Germain ayant cependant assuré l'essentiel, ce sera sans conséquence. Il restera néanmoins une série de deux corners de Grougi dans le temps additionnel pour donner quelques frissons au clan parisien. Le PSG peut néanmoins souffler. Ce troisième succès de rang, une première sous l'ère Kombouaré, leur permet d'envisager la suite bien plus sereinement.