Paris Sans Gloire

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Paris Sans Gloire
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C'est à l'issue d'un match nul et vierge d'une tristesse absolue que le PSG a décroché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa, aux dépens du Bate Borisov (0-0), jeudi soir. Les deux buts marqués à l'aller (2-2) offrent aux Parisiens le droit d'affronter le Benfica Lisbonne les 10 et 17 mars prochains. C'est terminé, en revanche, pour Lille, battu par le PSV Eindhoven.

C'est à l'issue d'un match nul et vierge d'une tristesse absolue que le PSG a décroché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa, aux dépens du Bate Borisov (0-0), jeudi soir. Les deux buts marqués à l'aller (2-2) offrent aux Parisiens le droit d'affronter le Benfica Lisbonne les 10 et 17 mars prochains. C'est terminé, en revanche, pour Lille, battu par le PSV Eindhoven. Le PSG n'avait plus qu'à enfoncer le clou. Une semaine après avoir fait le plus dur - ramener un match nul (2-2) du déplacement polaire au Dinamo Stadium de Minsk -, le club de la capitale a composté jeudi son billet pour les 8e de finale de la Ligue Europa, où le quintuple champion en titre de Biélorussie laissera place à un adversaire autrement plus prestigieux, Benfica. Pour gagner le droit d'affronter le club lisboète, bourreau de Stuttgart, les hommes d'Antoine Kombouaré ont souffert, se contentant d'un match nul et vierge pour continuer leur route dans la compétition. Le technicien kanak n'aura donc pas à regretter d'avoir laissé Nenê, Claude Makelele et Ludovic Giuly au repos pour ce 150e rendez-vous européen dans l'histoire du club formateur de Nicolas Anelka. Organisés en 4-2-3-1, un schéma permettant à Mathieu Bodmer d'évoluer au poste de meneur de jeu, Peguy Luyindula assurant l'intérim du Brésilien et Jean-Eudes Maurice celui de "Super souris" sur l'autre aile, le PSG et ses habituels acteurs continentaux réchauffe l'ambiance d'un Parc des Princes à moitié vide dès la 4e minute, moment choisi par Yurevich pour repousser sur sa ligne une tête de Mevlut Erding. Merci Edel Bien lancé, le PSG prend le jeu à son compte sans pour autant dominer les débats. Actif et décisif à l'aller avec une passe décisive pour Erding et le but de l'égalisation en fin de partie, Luyindula a cette fois eu plus de mal à s'illustrer, l'ancien Lyonnais manquant de précision sur un bon service de l'international turc (11e) et carrément le ballon à bout portant après un bon travail de Clément Chantôme sur l'aile droite (20e). L'homme aux 6 sélections en équipe de France n'aura pas été en réussite, à l'image de cette tête captée par Gutor (37e), gardien de Bate. Du côté biélorusse, le gain de 30°C au thermomètre par rapport au match aller n'aura pas spécialement inspiré une formation joueuse mais un poil frileuse pour espérer s'offrir le scalp d'une formation parisienne qui a tout de même joué à se faire peur. Les visiteurs auraient ainsi pu surprendre Paris dans un deuxième acte où les sautes de concentration ont failli jouer un bien mauvais tour aux locaux. Symbole de ce manque d'attention, la bévue de Zoumana Camara à la 68e minute de jeu, le défenseur central parisien offrant le ballon à Olekhnovich dans la zone de vérité. Plus de peur que de mal pour un PSG qui pourra remercier Edel sur ce coup, l'Arméno-Camerounais déviant miraculeusement le ballon du tibia. Une fin de match plus clémente et les entrées rafraîchissantes de Guillaume Hoarau et Neeskens Kebano auront finalement permis au PSG d'assurer l'essentiel, dans la douleur. Car Gutor n'aura jamais cédé, le portier repoussant la demi-volée du Réunionnais (82e) quelques minutes après le puissant tir de la jeune pousse parisienne (79e). Une herméticité sans conséquence pour un Paris Saint-Germain qui restera donc le seul représentant français en 8e de finale de la Ligue Europa 2010-2011. Un stade de la compétition auquel les Parisiens devront faire nettement mieux pour espérer inquiéter Benfica...