Paris s'est fait peur

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Paris s'est fait peur
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L'absence de Nenê n'a pas empêché le Paris-SG de l'emporter devant Toulouse (2-1), lors de la 25e journée de Ligue 1. Toutefois, avec deux buts d'avance à la pause, les Parisiens auraient pu s'éviter une fin de match compliquée, décidément leur péché mignon depuis quelque temps. Malgré ces trois points, le PSG ne remonte pas sur le podium, puisque l'OM l'a emporté à Nancy (2-1).

L'absence de Nenê n'a pas empêché le Paris-SG de l'emporter devant Toulouse (2-1), lors de la 25e journée de Ligue 1. Toutefois, avec deux buts d'avance à la pause, les Parisiens auraient pu s'éviter une fin de match compliquée, décidément leur péché mignon depuis quelque temps. Malgré ces trois points, le PSG ne remonte pas sur le podium, puisque l'OM l'a emporté à Nancy (2-1). Pour le PSG, tout est bien qui finit bien. Mais les Parisiens n'ont pas réussi à se mettre à l'abri d'une fin de match stressante face à Toulouse, en dépit de leur victoire (2-1). Après un penalty manqué par Machado en début de partie, les hommes de Kombouaré ont saisi ce signe du destin à bras-le-corps pour forcer la décision avant la pause, grâce à deux buts d'Armand et de Gunino contre son camp. Face à des Toulousains jeunes, limités et un peu abasourdis par la tournure des évènements, Paris aurait dû profiter de ses deux buts d'écart pour s'éviter toute peur inutile. Contrat à moitié rempli donc, puisque la réduction du score de Tabanou a fait trembler le Parc. Même si l'essentiel demeure bien évidemment la victoire... Mais comme contre Monaco, devant Sochaux ou encore à Arles-Avignon, le PSG s'est fait peur, avec un outrancier comportement défensif après le but toulousain. Privé de Nenê, malade, et d'Erding laissé sur le banc (afin de maintenir le 4-2-3-1), Paris a d'abord eu un peu de mal à animer le jeu sans son Brésilien, avec Luyindula à sa place. Mais le niveau, en tout cas sur la fin de première période puis juste après le repos, a quand même été nettement meilleur que face à Borisov jeudi. Logique, en même temps, puisque Antoine Kombouaré alignait dimanche ses meilleurs éléments à disposition. Les joueurs de la capitale auraient clairement pu prendre le large avant l'erreur d'appréciation d'Armand, fautif sur le but du TFC. Mais les ambitions peuvent rester élevées pour les Parisiens, et c'est bien là l'essentiel. Mine de rien, le PSG enchaîne un cinquième match consécutif sans défaite, toutes compétitions confondues. Et si Lille ne gagne pas face à Lyon, Paris sera revenu à deux points de la première place, occupée provisoirement par Rennes. Ça aurait pu être mieux, mais ça aurait pu être pire Avant le coup de pied de réparation vendangé par Machado (17e), les locaux auraient toutefois pu voir une autre faute de Jallet sur M'Bengue signalée dans leur surface (6e). M. Malige était resté de marbre la première fois, mais ces deux avertissements sans frais - avec le penalty effectivement sifflé - symbolisaient le début de match difficile du PSG, en dépit d'une tentative à côté de Giuly (13e). Tiéné sonne ensuite la révolte, contrariée par Valverde (23e), mais le portier toulousain (finalement aligné à la place d'Ahamada, prévu initialement) ne peut rien sur le superbe enchaînement contrôle de la poitrine-volée d'Armand (1-0, 27e). Cher payé pour le TFC, qui avait clairement dominé les 25 premières minutes. Suite à une frappe surpuissante de Jallet sur la barre (36e), Bodmer et surtout Gunino donnent de l'air au PSG. L'Uruguayen contre une reprise du milieu parisien, a priori non cadrée, et prend complètement à contre-pied Valverde (2-0, 38e). Au retour des vestiaires, Toulouse semble perdu, presque résigné à une troisième défaite de suite face à un gros - après Lille et Rennes. Mais deux coups du sort vont relancer les hommes de Casanova, avec un but injustement refusé à Luyindula pour une position de hors-jeu sur une passe en retrait de Congré (56e), puis sur cette erreur d'appréciation d'Armand à la retombée d'un ballon aérien, qui permet à Tabanou de fusiller Edel à bout portant (2-1, 62e). Sans aucun rythme, la dernière demi-heure voit Paris reculer sans cesse. Forcément, les visiteurs se mettent à y croire et Sakho doit revenir du diable vauvert pour éviter l'égalisation de Tafer (81e), entre autres. Heureusement pour le PSG, le Téfécé manquait d'idées, et surtout d'un avant-centre digne de ce nom avec un Santander toujours trop léger. A force de victoires, Paris reste en course pour tout, pour la Ligue des champions comme pour quelque chose d'un peu mieux encore. Mais ce match laisse quand même une drôle d'impression, celle que les Parisiens auraient pu faire vraiment mieux comme vraiment pire. A 3-0 ou 4-0, si Jallet avait marqué ou si le but de Luyindula avait été accordé, ce n'était plus le même match. Mais à 0-1 ou 0-2 non plus, si la première faute de Jallet sur M'Bengue avait été signalée ou si, surtout, Machado avait transformé son penalty. Antoine Kombouaré se contentera donc probablement avant tout du résultat, comme souvent. Mais ce match est une alerte en soi, et l'entraîneur parisien doit y réfléchir. Si, bien sûr, l'ambition est de finir au moins dans les trois premiers. Sinon, ça devrait suffire.