Paris retient son souffle

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Paris retient son souffle
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Alors que le délai accordé par la DNACG est arrivé mercredi soir à échéance, le Stade Français attend désormais de connaître son sort. Censé apporté les garanties bancaires réclamées par le gendarme financier de la Ligue nationale (LNR), justifiant de son renflouement par des investisseurs canadiens, le club de la capitale saura vendredi s'il a satisfait aux règlements. En attendant, un certain flou persiste...

Alors que le délai accordé par la DNACG est arrivé mercredi soir à échéance, le Stade Français attend désormais de connaître son sort. Censé apporté les garanties bancaires réclamées par le gendarme financier de la Ligue nationale (LNR), justifiant de son renflouement par des investisseurs canadiens, le club de la capitale saura vendredi s'il a satisfait aux règlements. En attendant, un certain flou persiste... Le sort en est jeté. C'est ce mercredi soir que s'achevait le délai supplémentaire accordé au Stade Français par la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion (DNACG) pour montrer patte blanche devant le gendarme financier de la Ligue nationale (LNR) et surtout justifier de la capacité du club de la capitale à remplir les conditions financières d'un engagement dans le Top 14 la saison prochaine. Vendredi, au mieux, après l'étude du dossier à la lumière des éléments nouveaux apportés par les dirigeants parisiens, le gendarme financier de la Ligue nationale (LNR) prononcera l'éventuelle rétrogradation administrative du Stade, décision susceptible d'appel devant la commission de la FFR. Cette issue, le président Max Guazzini et avec Bernard Laporte ont tout fait pour l'éviter, multipliant ces derniers jours les démarches pour renflouer le club, confronté à une économie loin d'être florissante -un déficit de près de six millions d'euros serait évoqué- qu'est venu grever le dépôt de bilan de sa régie publicitaire, Sportys. En jeu, les garanties bancaires qui doivent permettre avant l'ouverture de capital annoncée de justifier des fonds d'origine canadienne -on parle d'une somme estimée entre douze et quatorze millions d'euros- qui doivent non seulement éponger les dettes, mais aussi relancer sportivement le Stade Français. "Rien dans ces documents atteste que l'argent a été viré ou qu'il va l'être" Bien difficile encore à cette heure de se faire une idée précise sur ce sauveur canadien. La Facem (Fondation pour l'Amélioration des Conditions de l'Enfance dans le Monde), n'a pas vraiment le profil, elle dont l'objet de l'activité est double entre humanitaire et investissement en capital d'entreprise. Mais Bernard Laporte, de retour au premier plan dans ce dossier, n'a pas hésité, pour mener à bien son entreprise, à créer la SAS Rugby développements, dont la Facem est appelée à prendre 51 % du capital, en même temps que sera permis le transfert des fameux fonds attendus. Ces dernières heures, les informations contradictoires ont circulé pour entretenir le flou ambiant autour de la situation réelle du club. Ainsi, Sud-Ouest, attentif à un dossier, susceptible, en cas de rétrogradation parisienne, de faire le bonheur de La Rochelle, premier relégué cette saison, cite une source proche du dossier, qui laisse entendre que le Stade Français "joue avec le feu": "Le Stade Français a envoyé mardi vers 22 heures des documents, qui montrent qu'il y a effectivement de l'argent sur le compte d'une société qui pourrait investir dans le club, mais rien dans ces documents atteste que l'argent a été viré ou qu'il va l'être." Dans l'attente du verdict de la DNACG, l'attitude des dirigeants parisiens est elle symptomatique et accréditerait plutôt l'idée d'une issue favorable. Une conférence de presse, annoncée sur le site du club, est programmée mardi 7 juin ; elle pourrait permettre de lever le voile sur le nouveau visage du club et avec d'annoncer un recrutement "de dix à quinze nouveaux joueurs", dont les contrats déjà paraphés restent jusqu'à cette heure suspendus à cette décision (voir par ailleurs), croit savoir Le Parisien pour lequel le Stade a assuré son avenir dans l'élite. Autre indice favorable, l'annonce dès dimanche par l'Argentin Felipe Contepomi de sa signature pour deux ans à Paris. En attendant, les supporters stadistes retiennent leur souffle.