Paris peut s'en vouloir

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Paris peut s'en vouloir
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Sans une relance complètement manquée d'Edel, qui a permis à Gomis d'égaliser en fin de match pour l'Olympique Lyonnais (2-2), le Paris Saint-Germain aurait été seul leader à l'issue de cette 15e journée de Ligue 1. Au lieu de cela, les joueurs d'Antoine Kombouaré doivent se contenter, ce dimanche à Gerland, de la troisième place du championnat.

Sans une relance complètement manquée d'Edel, qui a permis à Gomis d'égaliser en fin de match pour l'Olympique Lyonnais (2-2), le Paris Saint-Germain aurait été seul leader à l'issue de cette 15e journée de Ligue 1. Au lieu de cela, les joueurs d'Antoine Kombouaré doivent se contenter, ce dimanche à Gerland, de la troisième place du championnat. A part quelques légères approximations, les supporters du PSG n'avaient pas grand-chose à reprocher à Edel depuis le début de saison. Ils peuvent désormais lui en vouloir pour l'énorme boulette qui a permis à l'Olympique Lyonnais d'arracher le point du match nul (2-2), ce dimanche à Gerland, en clôture de la 15e journée de Ligue 1. Une bévue qui empêche du coup le Paris Saint-Germain de monter seul sur la première marche du podium. Cette relance était pourtant banale. Le gardien parisien, ballon en main, n'avait qu'à dégager le plus loin possible pour écarter toute tentative de retour des Lyonnais. Mais en dégageant de manière incompréhensible dans les pieds de Gomis, aux seize mètres, il a offert à l'attaquant rhodanien une occasion en or d'offrir aux siens un peu de répit quatre jours après la claque reçue sur la pelouse de Schalke 04 en Ligue des champions (0-3). Une offrande qu'il a saisie sans gamberger. "Le foot, c'est comme ça, a réagi, un peu abattu, Nenê au micro de Canal+. Il faut continuer à travailler. C'est difficile de perdre deux points comme ça, mais on montre qu'on est là et qu'on peut rivaliser avec n'importe quelle équipe." Les joueurs d'Antoine Kombouaré ont montré mieux que ça. Car sans cette grossière erreur technique d'Edel, ils l'auraient emporté avec l'opportunisme d'un candidat au titre. Ni plus ni moins. Le partage des points n'est, vu les nombreuses occasions lyonnais, pas un scandale. Mais l'OL, désormais septième à seulement deux longueurs de Marseille et Lille, s'en contentera largement. Gomis a beaucoup pesé "Au vu de la physionomie, on est preneurs de ce résultat, a d'ailleurs reconnu Gomis. Le public attendait un résultat, on a entendu siffler et dans l'adversité, ce n'était pas facile. Paris est en pleine forme, ses individualités ont fait la différence sur le premier but, ce qui nous a contraints de ressortir pour faire le jeu." Un parti pris dès la première période. Privés de Cris et Gourcuff, les Lyonnais ont en effet mis le pied sur le ballon. Souvent critiqué pour sa lourdeur, Gomis a beaucoup pesé en décrochant, ce qui a offert des espaces dans son dos à Lisandro. Une animation qui, avec plus de réussite dans le dernier geste, aurait permis aux Gones d'ouvrir le score plus tôt. Car les occasions se sont multipliées sur le but d'Edel, inquiété par Bastos (14e, 30e), puis Gomis (44e). Mais dès qu'ils ont perdu le ballon, les joueurs de Claude Puel ont été en difficulté. Il a fallu à chaque fois le retour in extremis d'un défenseur adverse pour enrayer les contres parisiens. Ainsi Giuly, Camara et Hoarau ont-ils été, tour à tour, en position de conclure sans y parvenir pour seulement quelques secondes d'attentisme ou quelques centimètres d'imprécision. Les mêmes centimètres qui, au retour des vestiaires, ont manqué à Bastos pour trouver le cadre sur une tentative lointaine vicieuse (53e). Un sérieux avertissement que le PSG n'a pas pris au sérieux. Les deux visages de Cissokho Sur l'offensive suivante, les Rhodaniens ont pris à défaut l'arrière-garde parisienne d'un mouvement à une touche de balle entre Lisandro, Gomis et Kallstrom que Cissokho, servi dans le dos de Giuly côté gauche, est venu conclure d'un plat du pied au premier poteau (1-0, 54e). Avec une telle facilité technique, l'OL aurait pu être à l'abri. Sauf que défensivement, ce n'est pas ça. A peine dix minutes plus tard, Hoarau, couvert par... Cissokho sur une ouverture de Makelele, s'est défait de Lovren et a servi au centre Nenê qui, de la tête, a égalisé (1-1, 63e). Pour Lyon, le scénario ressemblait un peu trop à celui du huitième de finale de la Coupe de la Ligue que le PSG avait remporté en prolongation après avoir été mené au score (2-1). D'autant que les hommes d'Antoine Kombouaré ont, malgré les multiples incursions de Lyon signées Bastos, Lovren, Gomis ou Pjanic, doublé la mise à dix minutes du terme. Nenê, au duel avec Cissokho plein axe, s'est écroulé dans la surface et a donné l'occasion à Hoarau de prendre Lloris à contre-pied (2-1, 83e). La latéral gauche de l'OL, expulsé sur le coup, avait pour de bon perdu le sourire qu'il affichait un peu plus tôt. Une banane que les Parisiens lui ont emprunté... quelques minutes seulement. La faute à ce dégagement en tire-bouchon d'Edel, qui prive le club de la capitale d'un trône qu'il avait occupé lors de la 1ère journée. Une place que l'OM, large vainqueur de Montpellier la veille (4-0), occupe toujours avec un match en retard.