Paris perd ses nerfs

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Paris perd ses nerfs
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La tension monte au Camp des Loges. A l'approche d'une semaine décisive avec le huitième de finale retour de la Ligue Europa jeudi contre Benfica (défaite 2-1 à l'aller à Lisbonne) et le déplacement à Marseille dimanche pour le Clasico, les guerres d'égo réapparaissent au point de nécessiter la visite de Robin Leproux au Camp des Loges ce mardi. Après l'épisode Nenê dimanche soir suite au nul face à Montpellier (2-2), c'est au tour de Peguy Luyindula d'afficher sa rancoeur...

La tension monte au Camp des Loges. A l'approche d'une semaine décisive avec le huitième de finale retour de la Ligue Europa jeudi contre Benfica (défaite 2-1 à l'aller à Lisbonne) et le déplacement à Marseille dimanche pour le Clasico, les guerres d'égo réapparaissent au point de nécessiter la visite de Robin Leproux au Camp des Loges ce mardi. Après l'épisode Nenê dimanche soir suite au nul face à Montpellier (2-2), c'est au tour de Peguy Luyindula d'afficher sa rancoeur... Cela faisait longtemps ! Rassuré par une saison encourageante et une place aux portes des places qualificatives pour la Ligue des Champions, le PSG affichait une certaine sérénité, loin de certains hivers cahoteux. L'affaire Sessegnon et les remous du clash du Béninois avec Antoine Kombouaré en janvier dernier semblaient bien loin... Et patatras ! Des résultats en berne, un leader lillois qui s'éloigne et voilà le temps des doutes et mini-crises revenu. Dimanche soir, après un nul aux allures de défaite face à Montpellier (2-2 après avoir mené 2-0 en moins d'un quart d'heure puis évolué une mi-temps durant en supériorité numérique), Nenê a lâché ces mots: "Avant j'étais la solution, maintenant je suis le problème". Une phrase forte, signe des doutes et divisions régnants dans un vestiaire parisien aux bords de la crise de nerfs. Évidemment, les résultats n'y sont pas étrangers. Il est toujours plus facile de remettre en cause le travail et l'investissement collectif d'un partenaire quand la victoire se fait plus rare (deux sur les six derniers matches, une en L1 face à Toulouse le 27 février, une seule si l'on considère que le PSG a eu recours aux prolongations pour éliminer Le Mans en Coupe de France le 2 mars (2-0) ). Moins décisif que durant une phase aller tonitruante, le Brésilien n'aurait que peu goûté les déclarations de Guillaume Hoarau à la mi-temps de la rencontre: "Il ne va juste pas falloir commencer à faire son petit numéro chacun parce qu'on déjoue tout de suite. On recadrera certaines petites choses dans le vestiaire", avait lâché le buteur réunionnais devant les caméras de Canal Plus. Luyindula n'en peut plus de faire banquette Lundi, Antoine Kombouaré a tenu un discours ferme à ses joueurs avant le premier entraînement de la semaine. Selon Le Parisien, le Kanak a déploré l'égoïsme de certains joueurs, les exhortant à exprimer leur frustration au sein du vestiaire plutôt que devant les médias et à cesser les gestes d'humeur sitôt qu'un partenaire manque une passe ou opte pour la solution individuelle. Une position qui n'a pas convaincu tout le monde, les gris-gris et gestes de Nenê passant moins quand ils ne sont plus décisifs (aucun but depuis le 8 janvier et la victoire face à Lens en Coupe de France, 5-1). Certains auraient donc la mémoire courte, nonobstant également les passes décisives du Brésilien. Peguy Luyindula fait lui partie des réfractaires chroniques. Remplaçant, brillant en Ligue Europa mais le plus souvent transparent lors de ses rares entrées en Ligue 1 (à Lyon et Avignon notamment), l'attaquant ne supporterait plus son rôle de doublure, convaincu qu'il n'a rien à envier à un Mevlut Erding en difficulté. Ce lundi après l'entraînement, l'ancien Lyonnais a même vidé son casier. Un geste symbolique que l'on retrouve parfois lors d'un clash au moment d'un transfert, beaucoup moins en pleine saison qui plus est au coeur d'une période décisive. Fier il y a une semaine pile d'annoncer la prolongation de Mamadou Sakho, Robin Leproux peut désormais s'inquiéter. Le président parisien avait avoué vouloir annoncer d'autres prolongations de cadres dans les prochaines semaines. Une politique qui pourrait mettre de l'huile sur le feu, favorisant certaines ambitions personnelles au détriment du collectif. Le président du PSG a d'ailleurs effectué une visite au Camp des Loges ce mardi après-midi, rencontrant les joueurs lors du deuxième entraînement de la semaine. A deux jours du match face à Benfica en Ligue Europa, le président du PSG a jugé "normal de rencontrer les joueurs" selon Le Parisien, renouvelant sa "confiance" au groupe. "Cette année, la situation du PSG est beaucoup plus enviée que l'an dernier", a t'il souligné. A deux jours d'un match européen important au Parc des Princes(défaite 1-2 à l'aller face au Benfica) et à cinq jours d'un déplacement au Vélodrome pour le Clasico, on a en tout cas connu meilleure préparation...