Paris n'est pas prêt

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Paris n'est pas prêt
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Deuxième match de préparation et deuxième défaite pour le Paris Saint-Germain. Une semaine après avoir été battu par le FC Sion (2-3), l'équipe de la capitale s'est inclinée (1-3) face à Benfica, terminant le match à dix. Preuve que Paris a encore beaucoup de travail à effectuer à trois semaines de la reprise, ce qu'aura pu constater Leonardo, présent au Portugal.

Deuxième match de préparation et deuxième défaite pour le Paris Saint-Germain. Une semaine après avoir été battu par le FC Sion (2-3), l'équipe de la capitale s'est inclinée (1-3) face à Benfica, terminant le match à dix. Preuve que Paris a encore beaucoup de travail à effectuer à trois semaines de la reprise, ce qu'aura pu constater Leonardo, présent au Portugal. Leo est venu, Leo a vu, Paris a perdu. Pour son premier match en qualité de directeur sportif du Paris Saint-Germain, Leonardo, qui avait rencontré le groupe parisien pour la première fois quelques heures auparavant, n'aura pas porté chance à ses nouvelles couleurs. Alors, bien sûr, tirer des conclusions d'un deuxième match de préparation, qui plus est avec deux équipes totalement différentes d'une mi-temps à l'autre, serait prématuré. Pourtant, une conclusion saute aux yeux: l'effectif parisien manque à l'heure actuelle cruellement d'étoffe, comme en témoigne la présence sur la pelouse de Granddi Ngoyi, Loris Arnaud, Jean-Eudes Maurice ou Tripy Makonda, autant de joueurs qui ne seront certainement plus parisiens au soir du 31 août. Toutefois, Antoine Kombouaré doit faire avec, et à l'heure de disputer deux matches en deux jours, le technicien kanak a décidé de composer deux équipes totalement différentes sur chaque période. Et paradoxalement, c'est au cours de la seconde, globalement plus attrayante offensivement, que Benfica a fait la différence, Nolito profitant d'une grosse erreur de Camara pour servir Jara, dont la balle piquée trompa Areola (2-1, 64e). Un but inscrit contre le cours du jeu, car auparavant, l'entrée en jeu de Mathieu Bodmer en milieu de terrain avait offert au PSG une plus grande maîtrise. Six buts encaissés en deux matches Une maîtrise qui changeait de camp à la 70e minute, à la suite de l'exclusion de Sylvain Armand pour un second carton jaune. Kevin Gameiro, pour sa part, effectuait ses grands débuts sous ses nouvelles couleurs, des débuts qu'il pensa victorieux lorsqu'il trompa Moraes à la 86e minute, avant d'être signalé hors-jeu. Peut-être un tournant, car quelques minutes plus tard, Saviola profitait d'un bon travail de Nolito pour inscrire le troisième but des siens (3-1, 90e) et venait clore la marque. De la première période, Kombouaré pourra retenir la bonne prestation de Nicolas Douchez, auteur de deux parades décisives sur coup-francs adverses. Surtout, il retiendra la magnifique égalisation de Nenê, à la conclusion d'un échange en une touche avec Chantôme (1-1, 15e). Chantôme, Nenê, sans oublier le retour plus que solide de Sakho, néo-capitaine, les hommes forts de la saison passée semblent déjà là. Mais avec six buts encaissés en deux matches, les carences défensives entrevues la saison passée n'ont pas non plus disparu. Leonardo, qui avait déclaré lors de sa prise de fonctions, "la base est bonne, il faut l'améliorer", avait raison. Il aura saisi vendredi l'ampleur du chantier qui l'attend.