Paris monte d'un cran

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Paris monte d'un cran
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Le Paris Saint-Germain ne peut désormais plus se cacher. Le club de la capitale s'est en effet installé seul au sommet de la Ligue 1 dimanche soir à l'issue de la 9e journée en s'imposant sur sa pelouse du Parc des Princes face à l'Olympique Lyonnais (2-0). Encore une fois, Javier Pastore a débloqué la situation avant que Christophe Jallet n'ajoute un second but.

Le Paris Saint-Germain ne peut désormais plus se cacher. Le club de la capitale s'est en effet installé seul au sommet de la Ligue 1 dimanche soir à l'issue de la 9e journée en s'imposant sur sa pelouse du Parc des Princes face à l'Olympique Lyonnais (2-0). Encore une fois, Javier Pastore a débloqué la situation avant que Christophe Jallet n'ajoute un second but. L'arrivée de Javier Pastore au Paris Saint-Germain en échange de 42 millions d'euros a beaucoup fait parler cet été. Si personne ne remettait en cause le talent de l'ancien joueur de Palerme, beaucoup estimaient que verser une telle somme pour un joueur de 22 ans était démesurée, malgré les moyens quasi illimités des nouveaux propriétaires qatariens du club de la capitale. Deux mois plus tard, le meneur argentin a quasiment fait taire tous les sceptiques tant il se révèle indispensable dans le collectif parisien. Déjà auteur de quatre buts et deux passes décisives en six matches de championnat, "El Flaco" a encore inscrit, sur une action de grande classe, le premier but des siens, face à Lyon dimanche soir en clôture de la 9e journée de Ligue 1. Avec un tel meneur, le PSG, vainqueur 2 à 0 grâce à un second but ajouté en toute fin de match par Jallet et désormais seul en tête du classement, peut voir loin. D'entrée, le PSG profite de la chaude ambiance d'un Parc des Princes à guichets fermés pour mettre la pression sur son adversaire. Ménez fait la différence aux trente mètres et décale sur le côté droit Kévin Gameiro dont le missile croisé est repoussé par Hugo Lloris, qui avait bien bouché l'angle (4e). Le ton est donné. Mais l'OL, dont le collectif semble mieux huilé depuis le début de la saison que celui du club de la capitale, qui s'appuyait pour l'instant davantage sur ses individualités, ne se laisse pas impressionner et sort peu à peu de sa moitié de terrain. Il faut notamment un bon retour du capitaine parisien Marcos Ceara pour contrer in extremis la tentative d'Alexandre Lacazette (12e), titulaire à la place de Clément Grenier, blessé. Loin d'être cadenassé, le choc de cette 9e journée s'avère très ouvert avec de nombreuses occasions de part et d'autre. Sur un débordement de Gameiro côté gauche, Pastore s'arrache dans la surface pour frapper du bout du pied, mais sa tentative est déviée par le pied de Kim Källström sur le poteau de Lloris, tout heureux de voir le ballon lui revenir dans les bras (19e). Dans la foulée, le portier de l'équipe de France dévie du pied un tir croisé de Ménez (21e). De son côté, le club rhodanien manque de précision dans le dernier geste, à l'image de cette tête de Lacazette (23e) et de cette frappe lointaine de Gomis (24e), qui passent toutes deux au-dessus du but gardé par Salvatore Sirigu. Pastore débloque la situation Très en vue mais pas très heureux dans ses choix lors de cette première période, Pastore provoque la faute d'Anthony Réveillère sur un crochet de l'Argentin, mais l'arbitre Stéphane Lannoy indique (à tort) que la faute a eu lieu en dehors de la surface (27e). Autre recrue phare du mercato parisien, Diego Lugano, de plus en plus affûté, tente lui aussi sa chance de plus de 35 m, à la suite d'un coup franc indirect de Ménez, mais Lloris claque en corner (42e). Un tir rasant de Michel Bastos capté par Sirigu (44e) vient clôturer une première période très rythmée. Au retour des vestiaires, la sortie sur blessure de Blaise Matuidi, apparemment touché à l'adducteur gauche et remplacé par Clément Chantôme, ne déstabilise pas les hommes d'Antoine Kombouaré, toujours aussi portés vers l'attaque. Et comme souvent depuis le début de la saison, c'est Pastore qui va débloquer la situation. Servi sur la gauche de la surface par Mathieu Bodmer, précis dans ses passes à l'image de Ménez, "El Flaco" déborde et élimine Bakary Koné avant de surprendre Lloris d'une frappe soudaine au premier poteau (1-0, 65e). Pas exempt de tout reproche sur cette ouverture du score, le dernier rempart des Gones va se ressaisir rapidement en détournant un tir à ras de terre de Gameiro (70e). Sur le contre, l'OL est tout proche d'égaliser, mais Gomis, pourtant seul aux six mètres, ne concrétise pas l'excellent travail de Bastos sur le côté gauche en plaçant sa tête juste à côté du cadre de Sirigu (71e). Les Gones ont laissé passer leur chance et Christophe Jallet, qui venait d'entrer en jeu à la place de Gameiro (86e), donne encore un peu plus d'ampleur au succès des siens en reprenant victorieusement d'une reprise à bout portant un coup franc bien travaillé de Nenê (2-0, 90e+1). Auteur d'une prestation collective aboutie, aussi bien offensivement que défensivement face à une belle équipe rhodanienne, le PSG, invaincu depuis huit matches de championnat, compte désormais trois points d'avance sur un trio composé de Montpellier, Lyon et Toulouse et se positionne de plus en plus en favori pour le titre.