Paris manquait de piquant

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Paris manquait de piquant
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Menant 2-0 au bout de 20 minutes de jeu, le PSG a été éliminé par Dijon en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue (3-2) ce mercredi. Les Parisiens, avec un onze remodelé, ont énormément souffert en défense et quittent leur première compétition cette saison face à une équipe dijonnaise qui en voulait plus et auteur d'une superbe remontée. C'est le premier vrai accroc de ce PSG nouveau.

Menant 2-0 au bout de 20 minutes de jeu, le PSG a été éliminé par Dijon en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue (3-2) ce mercredi. Les Parisiens, avec un onze remodelé, ont énormément souffert en défense et quittent leur première compétition cette saison face à une équipe dijonnaise qui en voulait plus et auteur d'une superbe remontée. C'est le premier vrai accroc de ce PSG nouveau. Un de chute. Si les investisseurs qataris avaient annoncé vouloir tout gagner cette saison, il leur faudra composer sans la Coupe de la Ligue quittée dès ces 8es de finale après un match spectaculaire mais mal maitrisé. Le PSG avait pourtant choisi de faire souffler quelques cadres et tester la profondeur de son effectif. Le test est manifestement raté malgré un manque de réalisme et de réussite criant. Le onze sans Pastore, Gameiro, Nenê et Sissoko alors que Douchez remplaçait Sirigu dans les buts et avec une défense totalement remodelée n'a toutefois pas convaincu à l'image d'un Mamadou Sakho retrouvant ses premiers amours côté gauche mais totalement perdu quand Lugano a également montré ses limites. Les Parisiens ne tardent pourtant pas à se mettre en action au stade Gaston Gérard, Erding trouvant Tchagouni, le jeune gardien togolais aligné ce mercredi par Carteron, puis le poteau sur un centre plongeant au premier poteau de Jallet, aligné en position de milieu droit (6e). Sur le site du club, Kombouaré avait averti ses jeunes joueurs mardi. "Le niveau demandé au PSG est très élevé et les jeunes de l'effectif le savent. La chance qu'ils ont, c'est qu'ils progressent aux côtés de joueurs de grande qualité. Mais il faut encore faire plus s'ils veulent jouer davantage. C'est la règle du haut niveau." Message reçu par un Bahebeck incisif qui ouvre la marque. Enroulant du pied droit un coup franc obtenu par Menez sur la gauche de la surface, le jeune milieu offensif voit sa frappe contourner le mur et laisser pantois Tchagouni, incapable de détourner cette tentative (0-1, 16e). Solides, présents dans les duels, les Parisiens ne tardent pas à doubler la mise suite à un nouveau bon travail de Menez. L'ancien Romain réalise un de ses gestes favoris, le crochet extérieur dans l'angle de la surface, mystifie Diallo avant de centrer en retrait pour trouver son ancien compère sochalien, Erding. Le Turc reprend du droit malgré le rebond et trouve les filets (0-2, 21e). Un après-midi en enfer pour la défense parisienne Mais, relâchant trop vite la pression, le PSG se fait surprendre par ce Dijon également remanié. Lugano, cherchant immanquablement sa position et évoluant trop bas, se met à la faute dans la surface face à Mandanne suite à un centre venu de l'aile droite où Sakho prend l'eau. Sankharé, en bon capitaine, se charge de la sentence face à ses anciens coéquipiers (2-1, 30e). A peine le temps de souffler que Florin Bérenguer permet aux Dijonnais de recoller. Jovial enrhume de nouveau Sakho et centre pour l'ancien Sochalien. Sa frappe, bien placée sur la droite de Douchez, fait mouche (2-2, 32e), relançant une partie qui semblait jouée dès les 20 premières minutes. Le PSG voit même la pause arriver avec soulagement tant sa défense expérimentale souffre de plus en plus, à l'image d'un duo Lugano-Sakho terriblement décevant. Ne changeant rien, le PSG s'expose de nouveau, le replacement défensif se faisant parfois attendre quand les Bourguignons jouent crânement leur chance, revigorés dans les duels. Mandanne continue à martyriser Lugano quand Jallet est obligé de prêter main forte à sa défense. Bahebeck et Menez ont beau sonner la charge, c'est Dijon qui poursuit son fol après-midi. Jovial centre et trouve la main de Camara. M.Castro n'hésite pas et siffle un deuxième penalty en faveur des promus. Jovial s'en charge lui-même malgré la détente de Douchez, touchant le ballon mais ne pouvant l'enlever du cadre (3-2, 60e). Kombouaré, agacé mais surtout frustré par une fin d'après-midi tournant mal, fait alors entrer Nenê et Gameiro (70e). L'ancien Lorientais, servi idéalement devant le but par Menez encore auteur d'un festival sur la gauche, trouve la barre transversale (72e). Rien n'y fait. Malheureux, en panne de réalisme et au bout d'un dernier quart d'heure bouillant, Paris sort de la Coupe de la Ligue. Pour la plus grande joie de Patrice Carteron, ravi devant les caméras de France Télévisions. "La montée sortait déjà de l'ordinaire, et là, arriver à battre une belle équipe du PSG, qui domine le championnat, après avoir été mené 0-2, c'est un des plus beaux exploits du club", jubilait l'entraîneur dijonnais. "Je suis touché, je suis vraiment heureux. ça fait plusieurs semaines qu'on joue bien, avec beaucoup de coeur. On se moque un peu de nous parce qu'on prend parfois des buts, mais je préfère que les gens qui viennent au stade voient du spectacle. C'est une belle soirée pour le club." Pour les Parisiens, excepté le résultat, le contenu laisse songeur, surtout après avoir mené 2-0 en 20 minutes. Plus que face à Lorient lors d'une première journée où son collectif était en rodage ou que la défaite à Bilbao en Ligue Europa, ce revers marque la première vraie déconvenue de ce PSG nouveau... Forcément riche en enseignement.