Paris, la peur du vide

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Paris, la peur du vide
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Alors que la Division 1 entre dans ses cinq dernières journées, le Paris handball est au pied du mur. Actuellement treizièmes au classement, les Parisiens affrontent en effet la lanterne rouge, Dijon, jeudi, dans un match qui condamnera pratiquement le perdant à la relégation. Les joueurs appellent à la mobilisation et espèrent relancer la machine.

Alors que la Division 1 entre dans ses cinq dernières journées, le Paris handball est au pied du mur. Actuellement treizièmes au classement, les Parisiens affrontent en effet la lanterne rouge, Dijon, jeudi, dans un match qui condamnera pratiquement le perdant à la relégation. Les joueurs appellent à la mobilisation et espèrent relancer la machine. Un match qui sent le souffre. Alors qu'il ne reste que cinq journées à disputer, le Paris handball dispute un match importantissime, jeudi, face à Dijon, lanterne rouge du championnat. "Il y a eu des matches importants déjà, mais on les a loupés. Celui-là devient extrêmement important car c'est une équipe qui est dans la même situation que nous", confirme Maxime Spincer, le coach parisien. Avec un petit point d'avance sur les Dijonnais, les Franciliens n'ont en effet pas le droit à l'erreur, s'ils veulent encore croire au maintien. "Que ce soit du beau handball ou pas, il faut un résultat positif, il faut qu'on gagne", souffle de son côté Patrice Annonay. Pour cela, le gardien de but et ses coéquipiers se sont mobilisés. "On s'est fait une petite réunion de vestiaire entre nous les joueurs pour bien savoir où on va, et mettre ce qu'il faut dans ce match pour qu'il soit gagnant", confirme le portier, présent au club depuis 2005. "Les joueurs sont concernés, on s'entraîne bien, mais la semaine dernière à Cesson, on fait une bonne semaine, on fait une bonne première mi-temps, et on se liquéfie en deuxième, préfère prévenir son coach, trop habitué aux sautes d'humeur de son collectif. Il va falloir être courageux, et surtout forts moralement". Annonay: "Le coach peut compter sur nous" Face à eux, les Dijonnais ne sont pas forcément mieux lotis, mais chercheront à renouveler le match de l'aller, remporté 23-21. "Le match aller, on perd à la fin car on est fébrile et on n'a pas su gérer les dernières minutes", soupire Spincer, qui espère que le retour sera différent, à domicile. "Jeudi, on a l'avantage du terrain, on est chez nous donc on a à coeur, pour le club, pour ce qu'il y a autour, mais surtout pour nous, de gagner ce match", martèle de son côté Annonay, qui tente de rassurer son coach: "Si on a pris l'initiative de faire notre réunion, c'est pour qu'il sache qu'il peut compter sur nous au niveau de l'état d'esprit". Mais si une défaite enverrait les Parisiens tout droit vers la Deuxième division, une victoire ne sera pas forcément synonyme de maintien. Car la lutte fait rage en bas du classement, avec Cesson, Nîmes ou Toulouse. Reste la situation de Saint-Cyr, qui pourrait disparaître pour des problèmes financiers, et n'envoyer qu'une seule équipe à l'étage inférieur. "Il ne faut pas qu'on s'éparpille. Nous, on est sur le terrain, et c'est sportivement qu'il faut montrer des choses", préfère croire Annonay. Même son de cloche pour son coach. "Il ne faut pas qu'en pense à ça pour l'instant. Il faut qu'on s'en sorte sportivement". Et ce dès jeudi, à Coubertin.