Paris gâche encore

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Paris gâche encore
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Finalement épargné par la météo, à la différence des matches OM-Rennes et Monaco-Bordeaux, le match de clôture de la 11e journée de L1 a accouché dimanche d'un match nul, qui n'arrange personne à La Mosson (1-1). Montpellier et le PSG avaient l'opportunité de s'installer sur le podium en cas de victoire. C'est raté et Paris, crédité des meilleures occasions, peut une fois encore nourrir des regrets.

Finalement épargné par la météo, à la différence des matches OM-Rennes et Monaco-Bordeaux, le match de clôture de la 11e journée de L1 a accouché dimanche d'un match nul, qui n'arrange personne à La Mosson (1-1). Montpellier et le PSG avaient l'opportunité de s'installer sur le podium en cas de victoire. C'est raté et Paris, crédité des meilleures occasions, peut une fois encore nourrir des regrets. Guillaume Hoarau aussi... Le match d'Auxerre n'est donc pas effacé. Battu au Parc des Princes la semaine dernière (2-3), le PSG a encore gâché dimanche soir à Montpellier en se contentant du partage des points (1-1). Les occasions n'ont pourtant pas manqué et avec un brin de chance ou de réalisme, la formation de Kombouaré se trouverait au contact du podium. "Il faut que des fois, on soit un tout petit peu plus sérieux et on pourra faire de grandes choses", s'agaçait Makelele à la fin du match, devant les caméras de Canal +. Le capitaine du club de la capitale reconnaissait également du mieux dans le jeu de ses partenaires mais c'est bien la déception qui avait pris le dessus. Les duels sont très disputés en tout cas en début de rencontre et après trois fautes sifflées en moins de 90 secondes (8e), Monsieur Ennjimi sent qu'il doit intervenir avant que les débats ne prennent une tournure moins plaisante. Joueur le plus dangereux côté parisien, comme depuis le début de la saison, Nenê écope d'un avertissement pour une semelle sur Pitau (18e) avant la première bribe d'occasion montpelliéraine, un tir cadré de Camara contré par Armand (21e). Paris n'est pas vraiment inquiété et se crée les meilleures situations. Sur un service d'Erding, Jourdren empêche Hoarau de placer sa tête (23e) avant de voir avec bonheur un ballon détourné de Pitau, suite à un centre de Makelele, terminer dans ses gants (32e). Sans oublier un corner repris par une tête d'Armand (33e). Hoarau va déprimer Montpellier réagit enfin par Estrada, dont le coup-franc direct est bien capté par Edel (36e). Le PSG ouvre toutefois logiquement le score. Mal dégagé par Camara sur un corner, le ballon file sur Giuly contraint à une reprise acrobatique. Bien que ceinturé par Jeunechamp dans la surface, le milieu parisien trouve les filets (0-1, 37e). Giroud n'est pas loin de l'imiter deux minutes plus tard, la frappe de l'attaquant héraultais heurtant le montant gauche d'Edel (39e). Celle d'Estrada, en revanche, est surpuissante et vient tromper le gardien parisien masqué par Camara (1-1, 42e). Comme face à l'AJA, le PSG n'a pas tenu longtemps après avoir ouvert la marque. La première période s'achève sur un jaillissement salvateur de Jourdren dans les pieds de Nenê (45+1). Au retour des vestiaires, et malgré leur égalisation, les Montpelliérains n'ont pas résolu le problème PSG. Les hommes de Kombouaré pressent haut et monopolisent les occasions dans le premier quart d'heure. Erding gâche notamment sa reprise à bout portant (48e) achevée dans les nuages tandis que Jeunechamp sauve devant sa ligne une tête de Hoarau (56e). Le grand attaquant parisien se montrera encore malheureux du front, voire maladroit, sur une passe premium de Giuly, le poteau repoussant le cuir avant que Nenê, profitant d'un mauvais renvoi de Marveaux, reprenne de près... au dessus (67e). La chance des Parisiens a peut-être filé. Le PSG continue en tout cas de se montrer dangereux, avec les entrées successives de Luyindula, Sessegnon et Bodmer. Ce dernier rate à son tour le cadre, pourtant situé aux abords des six mètres (88e). Nenê réclamant enfin un penalty pour une obstruction de Bocaly (90+3). L'occasion de l'ex-Lyonnais symbolise donc le déchet des Parisiens dans la zone de vérité, d'autant plus frustrant que le reste de la copie est plus que satisfaisante. "Il y a de la qualité mais on n'y croit pas, on ne s'arrache pas. Si on y croyait à fond, on pourrait remporter des matches comme ça", insiste Makelele. Paris va devoir muscler son mental. A commencer par celui de ses attaquants.