Paris dévisse en beauté

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Paris dévisse en beauté
@ REUTERS
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LIGUE EUROPA - Le PSG a connu sa deuxième défaite de la saison, jeudi, à Bilbao (2-0).

La magnifique performance à Montpellier, samedi (3-0), a pu laisser penser que le PSG était déjà une mécanique bien huilée. Quatre jours plus tard, on n'est plus sûr de rien... Le club de la capitale s'est en effet incliné sur la pelouse de l'Athletic Bilbao, jeudi (2-0), lors de la deuxième journée de la phase de poules de la Ligue Europa. Plus que le résultat en lui-même, c'est la manière qui a laissé à désirer.

Latéraux aux abois. Le PSG n'avait plus perdu depuis la première journée de Ligue 1 et un revers face à Lorient (1-0). Jeudi, à Bilbao, le PSG a très rapidement été mis sous l'éteignoir par l'Athletic, 19e de la Liga et qui n'a pas gagné une seule fois en cinq matches. Les deux buts basques sont symboliques des carences affichées sur les côtés. Sur le premier, Oscar de Marcos, isolé à droite, dépose le ballon au second poteau pour la reprise d'Igor Gabilondo (20e, 1-0). Sur le second, Jon Aurtenetxe efface Christophe Jallet et trouve Markel Susaeta qui ajuste Nicolas Douchez pour le but du 2-0 (45e+1). Dans le temps supplémentaire, histoire de bien miner le moral parisien.

Attaque inefficace. Par rapport au match de Montpellier, l'entraîneur parisien avait décidé de faire tourner, avec cinq changements dans le onze de départ. Douchez, Jallet, Sissoko, Chantôme et Erding étaient titulaires à la place de Sirigu, Ceara, Matuidi, Ménez et Gameiro. Le PSG a connu toutes les peines du monde à se projeter vers l'avant avec un Chantôme contre nature sur la droite et un Erding isolé ou maladroit, au choix. Au total, très peu d'occasions et quand ils ont réussi à se mettre en position, comme Bodmer (43e) ou Tiéné (45e), ils n'ont pas réussi à cadrer. Symbole de cette sécheresse offensive, le joli tir d'Erding dans le temps supplémentaire, contré par le dos de... Jallet.

Milieu dépassé. Et si le PSG ne pouvait déjà plus se passer de Blaise Matuidi ? L'ancien Stéphanois, monstrueux à Montpellier, avait été laissé au repos pour cette rencontre. Plutôt que de titulariser Clément Chantôme au milieu,  Antoine Kombouaré avait décidé d'aligner un milieu de terrain composé de Mathieu Bodmer et Mohamed Sissoko, qui fêtait sa première titularisation. Et entre un Bodmer dont la vitesse n'est pas la première qualité et un Sissoko à court de compétition, le PSG a rarement vu le ballon. Régulièrement pris de vitesse, l'ancien joueur de la Juve a essayé de compenser par son engagement. Averti juste avant la pause, "Momo" a été exclu sept minutes après la reprise pour un énième tacle en retard. A peine arrivé, déjà suspendu...

Artistes absents. Dès le début de la rencontre, on a senti que les artistes du PSG présents sur la pelouse allaient davantage brasser de l'air que jouer des accords harmonieux. Orphelins de Ménez à droite et de Gameiro devant, Nene et Javier Pastore n'ont jamais été dangereux et ont rarement joué dans le bon tempo. Les talonnades et les remises ont souvent achevé leur course dans des pieds basques. L'accumulation des matches a peut-être eu raison des deux Sud-Américains, qui ont paru essorés. Kombouaré leur a d'ailleurs épargné les dernières minutes de ce naufrage. Pastore est sorti à la 58e et Nene à la 76e. Dans la perspective de PSG-Lyon, ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée de les avoir fait (un peu) souffler.

Cette défaite, concédée contre l'autre favori du groupe, ne remet pas en cause les chances de qualification du PSG, qui doit désormais affronter le Slovan Bratislava à deux reprises. Mais, à trois jours de la réception de Lyon, ce revers, enregistré avec un onze remanié mais pas bis, a valeur de rappel à l'ordre. Et quand on sait que le PSG aura trois jours de récupération en moins que l'OL, qui a joué mardi, on est en droit d'être inquiet pour les chances parisiennes, dimanche...