Paris dans la douleur

  • A
  • A
Paris dans la douleur
Partagez sur :

RUGBY - Vainqueur sur le fil de Bath samedi (15-13), le Stade Français a quasiment assuré son billet pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe.

Vainqueur sur le fil de Bath (15-13), samedi au stade Jean Bouin lors de la 5e journée de la Coupe d'Europe, le Stade Français se rapproche des quarts de finale.Du suspense jusqu'au bout. Le Stade Français a réussi à surmonter plusieurs obstacles de taille pour venir à bout de Bath et ainsi faire un grand pas vers la première place de la poule 4 et donc vers les quarts de finale. Le premier, et pas des moindres, n'était autre que l'absence de demi de mêlée de métier sur la feuille de match. C'est donc Hugo Southwell, habituellement arrière, qui s'y est collé et qui a plutôt bien tenu son rôle après une entame un petit peu délicate. Les Parisiens pourront évidemment regretter cette énorme boulette de Beauxis en fin de première période qui aura permis à une équipe de Bath larguée dans le jeu de rester dans le coup. Malgré tout, les hommes de Delmas ont fait preuve de solidarité défensive pour tenir bon jusqu'au bout et arracher la victoire. Un succès très précieux car avec quatre longueurs d'avance et un goal average particulier face à l'Ulster, les Parisiens n'auront besoin que d'un point à Edimbourg pour être certains de terminer à la première place. Il conviendra évidemment d'obtenir le meilleur résultat possible car la possibilité de jouer un éventuel quart de finale à domicile reste tout à fait d'actualité. Pour y parvenir, le Stade Français a bien démarré la rencontre en campant dans le camp de Bath. La domination de Paris va être récompensée grâce à deux en-avants consécutifs de Maddock, sur le second un de ses coéquipiers a la mauvaise idée de se saisir du ballon ce qui offre une pénalité que Beauxis passe aisément (3-0, 16e). Un avantage de courte durée car sur sa première vraie attaque, Bath bénéficie d'une pénalité qui permet à Little d'égaliser (3-3, 20e). Les Franciliens conservent néanmoins la même tactique et vont être récompensés suite à une balle portée rapidement à l'aile, Bastareaud joue un coup de pied au-dessus de la défense, Julien Arias grille la politesse à son centre, il feinte le dernier défenseur pour inscrire le premier essai de la rencontre (8-3, 24e).La boulette de BeauxisLes Parisiens ont le match bien en mains et suite à une superbe remontée initiale de Beauxis, le Stade Français obtient une mêlée d'attaque plein axe, ils combinent bien, jouent vite au large et parviennent à inscrire un deuxième essai par Julien Arias en bout de ligne. Avec la transformation de Beauxis (15-3, 36e). Un écart très intéressant qui va cependant être gâché suite à une incroyable erreur de Beauxis qui, sur une passe de son demi de mêlée, tente une reprise de volée et manque le ballon, cela profite à Claassens qui prend de vitesse l'arrière francilien et marque. Avec la transformation Bath revient à (15-10, 38e). Sur le renvoi, Beauxis dégage son camp, l'arbitre estime qu'il y a un hors-jeu massif des Parisiens et donne une pénalité que Little transforme (15-13, 42e). Un nouveau cadeau dont profite une équipe de Bath qui n'a jusque-là fait que défendre mais reste dans le coup... Une entame de seconde période marquée par un gros combat des avants et de nombreuses chandelles. Si Paris domine légèrement, cela ne suffit pas pour que cela se traduise au score. Tout du moins jusqu'à un triptyque anglais touche non trouvée sur pénalité, lancer perdu et ballon relâché sur chandelle qui offre une pénalité que Lionel Beauxis manque (62e). Malgré tout, le jeu est suffisamment équilibré et le score si étriqué que tout peut encore arriver. Les deux équipes privilégient le jeu au pied dans l'attente d'une faute adverse. Celle-ci ne vient pas malgré quelques munitions potentielles mal négociées par les deux équipes. Tant mieux pour le Stade Français qui, au final, mérité tout de même de l'emporter. Malgré l'adversité générale sur la scène européenne, les quarts de finale sont désormais en vue.