Paris aux deux visages

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Paris aux deux visages
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Alors qu'il menait tranquillement 2-0 après seulement 15 minutes de jeu, le Paris Saint-Germain s'est délité en seconde période pour laisser Montpellier décrocher le match nul, dimanche, en clôture de la 27e journée (2-2). Réduits à dix après le premier but, les Héraultais empêchent du même coup les Parisiens de recoller aux équipes de tête.

Alors qu'il menait tranquillement 2-0 après seulement 15 minutes de jeu, le Paris Saint-Germain s'est délité en seconde période pour laisser Montpellier décrocher le match nul, dimanche, en clôture de la 27e journée (2-2). Réduits à dix après le premier but, les Héraultais empêchent du même coup les Parisiens de recoller aux équipes de tête. Guillaume Hoarau l'avait prophétisé. Interrogé par Canal + à la pause alors que le Paris Saint-Germain menait 2-0, le Réunionnais avait annoncé le déclin amorcé de son équipe. "Il ne faut pas que chacun commence à faire son petit numéro dans son coin. Il faut recadrer certaines petites choses", lâchait ainsi l'ancien Havrais. Une heure plus tard, le constat était amer, puisque Montpellier a réussi à tenir en échec les Parisiens (2-2). Au terme de cette 27e journée de Ligue 1, Paris pointe donc à trois points du podium, et à sept du leader lillois. Et les Franciliens ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes. "On a été nul", confirme un Siaka Tiéné dépité en fin de rencontre. Car cette rencontre, le PSG semblait l'avoir bien en main, après une entame exemplaire. Bien aidé par un contre involontaire de M. Buquet, Makelele décale Nenê sur l'aile gauche. Le Brésilien trouve la tête d'Hoarau, qui ouvre le score, esseulé au second poteau (1-0, 11e). Dans la foulée, Giuly adresse un centre fort devant le but. Erding manque le ballon, mais Yanga-Mbiwa envoie involontairement le ballon dans le but (2-0, 13e). Tiéné: "Ils étaient plus motivés que nous" Deux buts marqués en contre, et une première période plutôt maîtrisée. "On a cinq minutes où l'on perd pied, et ça nous fait mal", explique de son côté Pitau, tandis que Belhanda lâche à la pause: "On a quarante-cinq minutes pour marquer trois buts". Peu aurait misé sur ce genre de scénario à ce moment-là. Mais c'était sans compter sur les faiblesses que les Parisiens vont laisser paraître dès le retour des vestiaires. Sur coup franc, Giroud s'impose ainsi de la tête et ramène l'espoir dans le camp héraultais (2-1, 47e). Et si Jeunechamp se fait expulser sur l'action suivante (voir par ailleurs), le Paris Saint-Germain ne parviendra jamais à reprendre le dessus. C'est donc tout naturellement que Giroud va signer un doublé, après un tir en pivot du gauche dans la surface (2-2, 59e). "On savait que si l'on marquait, Paris allait douter", étaye Jourdren, au micro de la chaîne cryptée . "On a tout donné pour revenir, et on est très content. C'est une bonne opération pour nous", complète le gardien de but, qui voit son équipe s'accrocher à la sixième place. Pour ce qui est des Parisiens, la démission collective inquiète. "En deuxième période, on a lâché", souffle Tiéné, "Il fallait concrétiser nos occasions en première période, on ne l'a pas fait. On s'est laissé aller, on a perdu le contrôle du jeu. Ils étaient plus motivés que nous". Et si le match de Ligue Europa joué jeudi peut être une explication, il n'excuse pas tout. Certains ont semblé vouloir jouer leur carte personnelle en oubliant le collectif. Un constat embarrassant à une semaine d'un voyage crucial à Marseille.