Paris au ralenti

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Paris au ralenti
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Mauvaise passe pour le PSG qui, une semaine après une défaite à Rennes (1-0), n'a pu faire mieux qu'un match nul face au RC Lens (0-0), samedi au Parc des Princes. Dominateurs, les Parisiens ont manqué d'efficacité devant le but artésien et pourront regretter leur mutisme offensif puisque l'OM leur chipe la deuxième place à l'occasion de cette 23e journée de Ligue 1. Charge aux hommes d'Antoine Kombouaré de rebondir sur la scène européenne.

Mauvaise passe pour le PSG qui, une semaine après une défaite à Rennes (1-0), n'a pu faire mieux qu'un match nul face au RC Lens (0-0), samedi au Parc des Princes. Dominateurs, les Parisiens ont manqué d'efficacité devant le but artésien et pourront regretter leur mutisme offensif puisque l'OM leur chipe la deuxième place à l'occasion de cette 23e journée de Ligue 1. Charge aux hommes d'Antoine Kombouaré de rebondir sur la scène européenne. Dominer n'est pas gagner. Le Paris Saint-Germain a vérifié le poncif ce samedi en marge de la 23e journée de Ligue 1. Sur sa pelouse du Parc des Princes, le club de la capitale s'est procuré de nombreuses occasions sans parvenir à faire trembler les filets malgré le standing de l'adversaire du jour, le RC Lens, premier relégable avant cette levée. Un adversaire qui a su plier sans rompre pour ne pas connaître le même cauchemar qu'en Coupe de France, les Sang et Or coulant (5-1) dans l'enceinte située près de la porte d'Auteuil, le 8 janvier dernier. "On est conscient que ce sera un tout autre match. La victoire était en Coupe de France. Samedi, ce sera le championnat et Lens joue sa survie. L'équipe va vendre chèrement sa peau", assurait en conférence de presse d'avant-match Antoine Kombouaré. Les faits ont donné raison à l'entraîneur parisien alors que ses troupes sont tombées sur des Lensois autrement plus joueurs et conquérants que lors de leur première rencontre officielle de l'année. Dépassés par les événements en janvier, les Artésiens ont résisté en février alors que le PSG pourra regretter son manque d'efficacité dans le dernier geste. Edel n'a pas rassuré Car les Parisiens auront eu des opportunités d'oublier la défaite concédée à Rennes (1-0), la semaine passée. De la 5e minute et cette frappe de Makelele détournée par Runje jusqu'au tir de Jallet à quelques secondes du terme du temps réglementaire (89e), le PSG aura multiplié les tentatives, sans faire mouche. La faute à un manque de réussite criant, Hoarau expédiant par exemple sa tête sur le poteau à la réception d'un centre de Tiéné (26e). Mais aussi à un certain manque de précision, à l'image d'Erding, maladroit au moment de reprendre une déviation de la tête du Réunionnais, expédiant le cuir au-dessus du cadre (52e). La faute également à un Runje vigilant sur sa ligne de but, le Croate intervenant promptement dans les pieds de l'international turc (52e) avant de capter la tête plongeante à bout portant de Sakho sur corner (75e). Paris a donc raté le coche et aurait même pu se faire surprendre par des visiteurs qui ont joué tous les coups à fond. Edel, une nouvelle fois hésitant, sera finalement parvenu à garder sa cage inviolée malgré les deux tentatives de la tête de Jemaa (21e et 48e), cette frappe de Maoulida (54e) ou ce tir lointain de Sertic (64e). L'Europe pour rebondir ? Vainqueur aux points, le PSG a pourtant bien du mal à se contenter d'un score de parité qui lui fait perdre la deuxième place, chipée par Marseille, et pourrait même le priver de podium en cas de victoire dominicale de Rennes face à Nice. "Il nous a manqué un peu de fraicheur. On a eu les occasions mais le fait d'être fatigué a joué. Il y a eu des bonnes choses mais il faudra du coup aller chercher les points à l'extérieur, regrettera Claude Makelele sur Foot+ à l'issue de la rencontre. On doit être vigilant pour être reposé et bien redémarrer en vue des coupes et du championnat." Les Parisiens n'ont en tout cas pas préparé de la meilleure des manières leur périlleux déplacement sur le terrain des Biélorusses du BATE Borisov, jeudi en 16e de finale aller de la Ligue Europa. A quelques kilomètres de la Bérézina...