Paris a fait la moitié du chemin

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Paris a fait la moitié du chemin
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Le Paris Saint-Germain va passer les fêtes de fin d'année dans le fauteuil de leader de la Ligue 1. Vainqueurs mercredi à Saint-Etienne (0-1), les Parisiens ont trois points d'avance sur Montpellier, leur plus proche poursuivant. Entre satisfaction du travail accompli et espérance en l'avenir, les joueurs et le staff visent une aussi bonne deuxième partie de saison.

Le Paris Saint-Germain va passer les fêtes de fin d'année dans le fauteuil de leader de la Ligue 1. Vainqueurs mercredi à Saint-Etienne (0-1), les Parisiens ont trois points d'avance sur Montpellier, leur plus proche poursuivant. Entre satisfaction du travail accompli et espérance en l'avenir, les joueurs et le staff visent une aussi bonne deuxième partie de saison. Le mois de décembre du Paris Saint-Germain a retrouvé l'allant du début de saison. Si bien qu'à l'heure d'observer une trêve hivernale, les atermoiements de novembre ont été gommés par ce titre honorifique de champion d'automne. Grâce à leur victoire mercredi à Saint-Etienne (0-1), lors de la 19e journée de Ligue 1, les Parisiens ont repris les commandes du classement, avec trois points d'avance sur Montpellier, quatre sur Lille et cinq sur Lyon. "On a vécu des moments un peu plus compliqués en novembre, on a su relever la tête et repartir de l'avant, ça fait donc beaucoup de bien", a reconnu Marcos Ceara sur le site officiel du club. Avec désormais 40 unités au compteur, leur tableau de marche est celui d'un champion en puissance, de la même trempe que Bordeaux en 2009 (80 points en fin de saison) et que Lyon, époque ultra domination (81 points en 2007 et 84 points en 2006). Le PSG n'y est pas encore, mais il a parcouru la moitié du chemin, celui qui mène vers le premier sacre national du club depuis 1994, objectif formulé par les investisseurs qatariens au moment du rachat l'été dernier. Alors forcément, tout le monde est satisfait. "Nous sommes tous très contents et fiers d'être champions d'automne. C'est un vrai plaisir, c'est la récompense du travail fourni ces cinq derniers mois. Il faudra continuer sur cette lancée en 2012", a lancé Nenê. "On est là, on est champion d'automne, on avance tranquillement. On gagne nos matches dans la difficulté mais c'est ce qui forge un groupe", a analysé de son côté Zoumana Camara. Les deux derniers mois du club parisien lui donnent raison, à l'image de la solidarité affichée à Geoffroy-Guichard malgré la pression des Stéphanois pour revenir dans le match. Kombouaré: "Cela récompense le travail de tous" Délesté de la Ligue Europa depuis son élimination dès la phase de poules, le PSG reporte désormais ses ambitions sur les compétitions domestiques. Antoine Kombouaré n'aura pas pour autant une marge de manoeuvre plus confortable, même si depuis quelques jours la rumeur de son remplacement a disparu des écrans radar. L'entraîneur parisien a lui aussi fait part de sa satisfaction, sans oublier d'inclure dans la réussite tous les membres du club: "Le titre de champion d'automne est honorifique mais va nous donner confiance. Cela récompense le travail de tous. Quand je dis tous, je pense à mon équipe bien sûr, mais aussi au staff, aux supporters et à tous les gens qui travaillent au club et qui constituent la famille PSG." C'est ce qui s'appelle fédérer, peut-être pour s'appuyer sur une base solide en réponse aux turbulences venues d'en haut. La venue de David Beckham, pour qui le tapis rouge va être déroulé début janvier, va donc se faire dans un climat apaisé. En obtenant des résultats, Kombouaré s'offre plus de sérénité pour travailler et améliorer le fond de jeu de son équipe. La maîtrise technique de ses joueurs a étouffé Saint-Etienne durant une grosse heure mercredi, même si certaines lacunes subsistent. Le chantier de la défense, permanent depuis le début de la saison en raison des blessures et des retards dans la préparation, pourrait conditionner une plus grande stabilité de l'édifice. Les retours de Blaise Matuidi et de Mamadou Sakho y participeraient. Et si derrière, ça tient la route, les quatre joueurs offensifs (Gameiro, Nenê, Ménez, Pastore), plus Beckham, n'ont plus qu'à se régaler. Le titre de champion de France leur tend les bras.