Papé: "On est passé pour des trompettes"

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Papé: "On est passé pour des trompettes"
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Voici les principales réactions recueillies samedi, au Westpac Stadium de Wellington, à l'issue de la défaite (19-14) de l'équipe de France face aux Tonga dans le cadre du dernier match de la Poule A de la Coupe du monde:

Voici les principales réactions recueillies samedi, au Westpac Stadium de Wellington, à l'issue de la défaite (19-14) de l'équipe de France face aux Tonga dans le cadre du dernier match de la Poule A de la Coupe du monde: Pascal PAPE (deuxième ligne de l'équipe de France): "Ce qui a fait la différence, c'est l'état d'esprit. Eux, avaient plus envie de gagner - point. Aujourd'hui, on a été nuls, on a pris une leçon d'état d'esprit. Nous n'avions même pas 50 % de leur état d'esprit. On est mal rentrés dans le match. Inconsciemment, on avait peut-être le confort d'être déja en quarts de finale. Je ne sais pas. Et puis, y'a des soirées comme ca, ou on ne peut pas tout expliquer. On sait qu'on vaut mieux que ca. Maintenant, il faut positiver et retenir leur état d'esprit. [...] Les premiers fautifs, ce sont nous. On a été catastrophiques. Ça me dérange beaucoup pour ceux qui nous regardent, ceux qui ont économisé sur leur salaire pour venir nous regarder ici. On est passés pour des trompettes." Morgan PARRA (demi d'ouverture de l'équipe de France): "Rien n'allait dans ce match, c'était une catastrophe. Les Tongiens ont été forts, on n'a pas su s'en sortir. Je pense qu'on transperce deux ou trois fois dans le jeu, mais on n'arrive pas à s'en sortir. [...] La vidéo va faire mal sur le coup, mais l'essentiel c'est qu'on n'est pas mort ce soir. On est quart-de-finalistes, même si on aurait voulu se qualifier autrement." Thierry DUSAUTOIR (flanker et capitaine de l'équipe de France): "Il y a eu beaucoup d'approximations, ça nous suit depuis un certain temps. On a laissé des intervalles en défense et on a dû s'employer pour revenir dans nos cinq mètres et ne pas prendre d'essais. [...] Le groupe est dans un état assez compliqué, mais on a quand même un quart de finale à jouer. On va se raccrocher au fait qu'on est qualifiés. Après, si on joue sur ce tempo contre les Anglais, on ne gagnera pas. [...] Quand on manque autant de plaquages, je ne vois pas comment on peut parler de repères... Quelque part, n'avoir qu'un match à jouer nous met en face de nos responsabilités. Notre fébrilité est pour beaucoup dans ce résultat. En quart de finale, on ne sera pas favoris et on pourra se libérer. Ce sont des choses que je répèterai à mes coéquipiers." Trinh-Duc: "Montrer qu'on vaut mieux que ça " Dimitri YACHVILI (demi de mêlée de l'équipe de France): "Ils ont fait un match énorme. Ils ont mis leurs tripes dans ce match et on a fait des erreurs. J'espère que ce match restera un mauvais souvenir: On a manqué de régularité, on n'a pas été assez agressifs. On s'est montrés fébriles à certains moments du match. Peut-être qu'on a été trop crispés. [...] C'est un quart de finale et ce sera peut-être le seul de notre carrière. Il faut qu'on arrive à rester concentrés. Il faut qu'on rebondisse et ça va demander du boulot. Faire face à l'évènement. Se libérer mentalement. On n'a peut-être pas encore ce déclic." Vincent CLERC (ailier de l'équipe de France): "Il faut retenir la belle prestation des Tongiens et notre qualification en quarts de finale. On est déçus, mais on est en quarts de finale de Coupe du Monde et on a encore une chance de faire oublier ce match au public et de montrer qu'on vaut mieux que ça. A nous de la prendre. [...] On a manqué d'application, d'intelligence. On veut trop en faire et il y a des équipes qui ont prouvé qu'il valait mieux faire des choses simples très bien. Il faut qu'on se calme. C'est quand même pas rien. On est en quarts de finale, il faut pas le galvauder. L'état d'esprit sera là. On est au pied du mur. A nous de revenir avec de l'orgueil, de la solidarité et de la fierté. On n'a rien à perdre." François TRINH-DUC (demi d'ouverture de l'équipe de France, entré en cours de jeu): "C'est dans les moments difficiles que l'on voit les vrais visages. On est encore dans la compétition. Notre but est d'aller au bout. Il faut aller étape par étape. C'est dans les moments difficiles qu'on voit s'il y a une solidarité, la fierté. [...] Il va falloir bien faire les choses cette semaine. La meilleure des solutions, c'est de se resserrer, surtout au niveau des joueurs. On est toujours en lice, il ne faut pas gâcher ça. Ça part des joueurs, de se dire les choses, de se resserrer. Peut-être qu'il y a des joueurs qui ont besoin de s'exprimer. Moi ? Moi, je n'ai rien à dire." Fabien BARCELLA (pilier de l'équipe de France, entré en cours de jeu): "Au rugby, c'est celui qui a le plus envie qui gagne. Et ce soir, ce sont les Tongiens qui ont montré le plus d'envie sur le terrain. On avait envie de faire taire beaucoup de critiques, mais là, on va les alimenter. Aujourd'hui, on n'est pas totalement morts. Espérons qu'on a perdu la bataille, mais pas la guerre. Il faut digérer ce match complètement, il faut l'oublier et passer à autre chose." Harinordoquy: "Chacun va devoir balayer devant sa porte " Imanol HARINORDOQUY (troisième ligne de l'équipe de France, entré en cours de jeu): "Je crois qu'il y a du caractère dans cette équipe, mais on a été trop timorés. Chacun va devoir balayer devant sa porte et apporter plus à l'équipe. C'est un mauvais match puisqu'on a perdu. Le contexte n'était peut-être pas favorable car on savait qu'on était quasi-qualifiés. Peut-être qu'on s'est vus trop tôt en quarts de finale. Peut-être que jusqu'à présent, on a trop attendu les uns des autres. Les problèmes entre nous, il n'y en a pas, sinon on ne serait pas là, mais il va falloir s'affirmer un peu plus. Si on gagne ce match, on oubliera tout ce qui s'est passé avant. Une Coupe du Monde, c'est particulier, on a tendance à vite oublier les bonnes choses." Dimitri SZARZEWSKI (talonneur de l'équipe de France, entré en cours de jeu): "Il y a de la maladresse, mais au-delà, il y a eu un manque d'agressivité. Il faut qu'on retrouve ce supplement d'âme pour se surpasser. On recule, on subit, on n'occupe pas le terrain comme on l'avait dit. On joue chez nous, on se met la pression et eux prennent confiance. Nous, on commence à douter. [...] Physiquement parlant, ils sont génétiquement plus forts que nous. Quand ils te rentrent dedans, tu as l'impression d'avoir une voiture qui te rentre dedans. [...] En étant solidaire, on y arrivera. Ce soir il y a beaucoup de choses qui n'ont pas fonctionné. Mais l'objectif a été atteint puisque nous sommes en quart de finale. L'équipe de France n'a jamais été aussi forte que lorsque l'on ne l'attendait pas. Et là... on ne nous attend pas." Isitolo MAKA (sélectionneur de l'équipe des Tonga): "J'ai beaucoup de respect pour l'équipe de France, mais aujourd'hui, elle n'était pas vraiment présente. [...] Vous (les médias) ne mesurez probablement pas ce que ça signifie pour moi et pour les gens aux Tonga. Aux Tonga en ce moment, c'est la folie. Je crois qu'on va recevoir beaucoup de soutien demain à Auckland." Kisi PULU (pilier de l'équipe des Tonga): "On était confiants et on a beaucoup de jeunes joueurs. On savait depuis toujours qu'on était capables de battre l'une des meilleures équipes du monde. On va fêter ça au kava. Traditionnellement, les joueurs des Tonga en prennent un tasse chacun. Nos familles viennent pour la soirée."