Palerme renvoie l'Inter à ses doutes

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Palerme renvoie l'Inter à ses doutes
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L'Inter Milan s'est inclinée (3-4), dimanche soir, à l'occasion de son premier match de la saison, à Palerme. Un résultat logique, tant les automatismes offensifs ont semblé manquer. Mais surtout, la défense milanaise, vieillissante, a donné de sérieux motifs d'inquiétude. Les doutes qui accompagnent le club de Massimo Moratti en ce début de saison sont loin d'être levés.

L'Inter Milan s'est inclinée (3-4), dimanche soir, à l'occasion de son premier match de la saison, à Palerme. Un résultat logique, tant les automatismes offensifs ont semblé manquer. Mais surtout, la défense milanaise, vieillissante, a donné de sérieux motifs d'inquiétude. Les doutes qui accompagnent le club de Massimo Moratti en ce début de saison sont loin d'être levés. Il faudra du temps. Pour le premier match de la saison, Gian Piero Gasperini n'avait pas hésité à aligner ses trois atouts offensifs, dont deux fraîchement débarqués en Piémont. Forlan, Milito, Zarate, sur le papier, le trident offensif de l'Inter est impressionnant, porteur de promesses. La réalité sur le terrain de Palerme, dimanche soir, a été toute autre. Excentré côté gauche, Diego Forlan a semblé errer telle une âme en peine, cherchant ses repères, peu aidé en cela par un Nagatomo peu inspiré. Quant à Zarate, il sera difficile de se faire une idée de son intégration au jeu nerazzurro, l'ancien joueur de la Lazio ayant quitté la pelouse dès la 34e minute, remplacé par Sneijder qui aura fluidifié le jeu des siens. Lorsque Zarate quitte la pelouse, il peut mettre à son actif un corner à l'origine de l'ouverture du score de Diego Milito, son coup de pied de coin ayant été renvoyé sur Stankovic, dont la frappe ratée se transforme en offrande pour l'Argentin. L'Inter mène 1-0 après 33e minutes de jeu, un petit hold-up tant les Palermitains ont maîtrisé jusqu'alors les débats. Le bourreau se nomme Miccoli En réalité, dans cette rencontre, les Milanais ne vont faire illusion que 50 minutes durant. Le temps de voir Fabrizio Miccoli, intenable, égaliser, parti à la limite du hors-jeu mais couvert par un Lucio inattentif (48e). Le temps, aussi, de reprendre l'avantage sur un penalty de Diego Milito (1-2, 50e). Le dernier fait d'armes côté milanais, ou presque. Car la folie va s'emparer du stade Renzo Barbera, tout entier acquis à la cause d'une formation sicilienne joueuse et talentueuse. Si Palerme a perdu en Javier Pastore un joueur « fuoriclasse », il possède en ses rangs un certain Miccoli, joueur inclassable. Auteur du premier but, il offre le deuxième à Abeu Hernandez (54e), au terme d'un jeu à trois remarquable. Mais le meilleur est encore à venir. L'Inter souffre, mais tient le coup, jusqu'à ce que Miccoli, toujours lui, donne un avantage mérité aux siens d'un maître coup franc, dans la lucarne de Julio Cesar qui ne peut rien (86e). Dans la foulée, complètement libérée, la formation de Devis Mangia s'offre le but du break, sur une frappe superbe des 20 mètres signée du Chilien Pinilla (88e). La messe est dite pour l'Inter, qui ne s'en relèvera pas, malgré une réaction réelle mais trop tardive. Forlan est à la réception d'une offrande de Sneijder pour ouvrir son compteur sous le maillot nerazzurro. Trop tard, la défaite est au rendez-vous. Quatre buts encaissés pour une première, nul doute que Gasperini espérait mieux. Il lui faudra trouver le bon équilibre dans un avenir proche. Car la Ligue des champions débute cette semaine, par la réception de Trabzonspor. Un nouveau faux-pas serait difficilement accepté par Massimo Moratti.