Ovono: "Montrer un autre visage"

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Ovono: "Montrer un autre visage"
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Corrigé lundi dernier à Evian (0-3), un concurrent direct pour la montée, Le Mans piétine en championnat. Tombés du podium après n'avoir enregistré qu'une seule victoire au cours des dix dernières rencontres, les Sarthois accueillent Tours vendredi dans le cadre de la 34e journée de Ligue 2. L'accession en tête, Didier Ovono, confiant pour la suite, tire les leçons de ce passage à vide.

Corrigé lundi dernier à Evian (0-3), un concurrent direct pour la montée, Le Mans piétine en championnat. Tombés du podium après n'avoir enregistré qu'une seule victoire au cours des dix dernières rencontres, les Sarthois accueillent Tours vendredi dans le cadre de la 34e journée de Ligue 2. L'accession en tête, Didier Ovono, confiant pour la suite, tire les leçons de ce passage à vide. Didier, comment avez-vous digéré la lourde défaite encaissée à Evian (0-), lundi dernier ? On a essayé de l'évacuer le plus vite possible pour être opérationnel contre Tours. Mais on ne peut oublier cette défaite sans en tirer les leçons nécessaires. On a été à Evian sans lutter. Pour monter en Ligue 1, il faudra montrer un autre visage. Ça passera par plus d'agressivité, par plus de combativité. Eprouvez-vous des regrets suite à ce revers et à votre piètre prestation ? On laisse un concurrent direct prendre six points d'avance, donc on a forcément des regrets. Ceux de ne pas s'être battu. Mais c'était un match à l'extérieur, un match au sommet, et ce n'était pas évident de ramener des points. On va essayer de récupérer ces points perdus contre Tours pour remettre les pendules à l'heure et montrer à notre public que notre ambition est bien la montée. Cette défaite peut-elle être qualifiée de tournant ? Je pense que le tournant, ce sera le match contre Tours. Il faudra bien le négocier. Nous avons trois matches à jouer à la MMArena, c'est une chance. Mais il faut qu'on fasse carton plein à la maison pour espérer monter. Comment abordez-vous cette rencontre ? On est dans une situation où la victoire est obligatoire pour rester dans la lutte. Mais il reste des matches derrière. On n'a pas à se plaindre, beaucoup d'équipes voudraient être à notre place à ce moment-là de la saison. Mais, on doit, par orgueil, montrer un meilleur visage qu'à Evian. Après une défaite 3-0, on n'a pas le droit de reproduire les mêmes erreurs. Aujourd'hui, tout le monde est conscient qu'il faudra jouer à un autre niveau. "Nous avons les armes" Cela fait pourtant un petit moment que votre équipe piétine... On est dans une mauvaise passe. On ne parvient plus à marquer de buts (un seul sur les sept dernières rencontres, ndlr). Normalement, quand vous ne gagnez pas pendant cinq ou six journées, comme nous l'avons fait, vous n'avez plus aucune chance d'accéder à l'élite. Nous, on a la chance d'être resté au contact des équipes de tête, malgré ce passage à vide. Aujourd'hui, on est toujours en course. N'y a-t-il pas eu un certain relâchement dans le vestiaire ? On a joué les matches dans nos têtes avant d'être sur le terrain. Ce n'est pas un relâchement, mais quand on est dans cette optique, les corps ne suivent plus. C'est pour ça que j'essaye de faire comprendre aux jeunes que la défaite à Evian peut au final s'avérer positive. Maintenant, ils savent qu'on ne doit plus jamais se projeter. On ne pas être en Ligue 1 dans nos têtes alors que sur le terrain, rien n'est encore joué. Il faut revenir à des bases simples, qui ont fait notre force. Le statut de favori vous a-t-il perturbé ? Je ne dirais pas perturbé, mais plutôt handicapé. Quand on passe de relégable à favori, ça ne se gère pas en un coup de baguette. C'est beaucoup de préparation mentale. Quand on jouait en Ligue 1, on se mettait tous derrière pour défendre et là, on est devenu l'équipe à battre. On a un statut à défendre. Les jeunes ont peut-être eu du mal à le comprendre mais aujourd'hui, ils l'ont tous assimiler. Maintenant, il n'y a plus que des petits détails à régler. Sentez-vous votre équipe douter ? Quand vous avez les armes pour vous battre, vous voyez les choses différemment. Lorsque vous passez un concours en ayant révisé, en l'ayant préparé, vous avez confiance en vous. Même si vous savez qu'un accident est possible, vous ne pouvez pas douter. "Montrer plus d'envie" Ce coup d'arrêt coïncide avec une période relativement difficile pour Helstad, auteur de 17 buts cette saison... Thorstein est dépendant du groupe. Si on est bon, il est bon. Le groupe bonifie l'individu et non pas le contraire. Il sait qu'on compte sur lui et qu'il peut aussi compter sur nous. On est solidaire. Votre calendrier paraît aisé, puisque vous ne jouerez que des équipes de bas de tableau d'ici à la fin de la saison. Mais ce pourrait aussi être un handicap... Je garde en tête la saison passée. Paris et Bordeaux sont venus s'incliner au Mans. Ils ne s'attendaient pas à notre révolte. Les équipes qui jouent le maintien sont les plus dangereuses. Un proverbe africain dit: "Une bête blessée est plus difficile à terrasser qu'une bête en bonne santé." Ils vont défendre leur place en Ligue 2 coûte que coûte. Il faudra être plus motivé qu'eux, montrer plus d'envie. Considérez-vous la montée comme une nécessité, tant économique que sportive, pour garder les meilleurs éléments de l'équipe ? Quand l'équipe est descendue, nos salaires ont été réduits. Si on reste en Ligue 2, ils diminueront encore et des gens se retrouveront au chômage. On est conscient de tout ça. On sait l'impact qu'une montée pourrait avoir sur le club, avec en plus le nouveau stade. Avec tous les sacrifices que le club a faits, je pense qu'on se doit de mouiller un peu plus le maillot.