Ouvert à tous les vents

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Point final de la saison WTA, ou presque - le tournoi de Bali se tiendra début novembre - le Masters regroupe les huit meilleures joueuses du monde, exactement sur le même format que pour leurs homologues masculins. Marion Bartoli ne sera que remplaçante, après avoir été si proche du but à Moscou. Tout pronostic semble risqué, même si Maria Sharapova pourrait avoir une longueur d'avance.

Point final de la saison WTA, ou presque - le tournoi de Bali se tiendra début novembre - le Masters regroupe les huit meilleures joueuses du monde, exactement sur le même format que pour leurs homologues masculins. Marion Bartoli ne sera que remplaçante, après avoir été si proche du but à Moscou. Tout pronostic semble risqué, même si Maria Sharapova pourrait avoir une longueur d'avance. En cette fin d'année 2011, le tennis féminin n'a jamais semblé aussi ouvert. Ou aussi ennuyeux, diront certains. Difficile de donner complètement tort à ces derniers, tant il apparaît désormais évident - après plusieurs allers-retours victorieux - que les soeurs Williams ou Kim Clijsters auraient été capables de tenir un rôle majeur au Masters d'Istanbul, avec un soupçon de forme en plus. Sauf qu'elles n'y seront pas, pas plus que Marion Bartoli (en tout cas pas en tant que titulaire), qui a échoué si près du but vendredi dernier... Malade, la Française a déclaré forfait en quarts de finale du tournoi de Moscou alors qu'elle avait son destin en main. Le trophée en Russie lui aurait assuré une place dans un des deux groupes en Turquie, alors que le dernier carré se composait également de Dominika Cibulkova, qui l'a finalement emporté, Kaia Kanepi et Lucie Safarova. Uniquement des joueuses classées derrière elle... Toutefois, Bartoli sera la première remplaçante, prête à suppléer une éventuelle défection de Maria Sharapova, par exemple. Mais la Russe, un temps douteuse, sera bien présente pour affronter Samantha Stosur dès mardi. "Ces dernières années j'étais sur la plage à ce moment-là, et là j'ai un autre tournoi, donc je suis excitée, déclarait Sharapova lundi, dans des propos relayés par le site de la WTA. Quand vous commencez l'année, le Masters est un des plus grands objectifs. Je viens sans avoir beaucoup joué à cause de ma blessure à la cheville contractée à Tokyo, donc je veux m'amuser." Wozniacki: "Vous êtes toujours une cible" Si elle parvenait, ne serait-ce qu'à s'approcher de son meilleur niveau, la n°2 mondiale devrait être au-dessus du lot. Car derrière, et devant, le mystère demeure. Devant, il y a bien sûr Caroline Wozniacki, la fameuse n°1 qui ne gagne rien. L'occasion est belle pour la Danoise d'ouvrir son palmarès avec un Masters, qu'elle n'a pas plus remporté au cours de sa carrière que n'importe lequel des tournois du Grand Chelem. "C'est un super sentiment de se lever le matin et de savoir que vous êtes la première au monde, qu'il n'y a personne devant vous sur cette planète, confiait-elle pourtant lundi, dans des propos relayés par le site de la WTA. Mais en même temps, vous êtes toujours une cible. J'espère quand même être cette cible pendant longtemps." Imperturbable... Au-delà de Sharapova et donc, qui sait, de Wozniacki, la meute est affamée. Mais certaines louves le seront encore plus que d'autres. Et comme l'appétit vient en mangeant, Petra Kvitova, Victoria Azarenka et Agnieszka Radwanska paraissent les plus à même de ramasser la moindre miette laissée par les deux meilleures joueuses du monde. Victorieuse de Maria Sharapova à Wimbledon, Kvitova est n°3 mondiale et l'a récemment emporté au tournoi de Linz, où elle s'est relancée après un été difficile. "J'étais sans mon coach, ni mon petit ami. Je voulais simplement m'amuser et ne pas penser à gagner. Les courts sont similaires à Istanbul, donc j'espère que je jouerai de la même façon." Azarenka vient, elle aussi, de gagner à Luxembourg, un tournoi dont elle était tête de série n°1, comme Kvitova en Autriche. En valeur intrinsèque, la Biélorusse a les moyens de grimper très haut, peut-être même tout en haut, et il faudra bien le prouver un jour sur un grand tournoi. Quant à Radwanska, la miraculée polonaise est la huitième de la hiérarchie. C'est donc elle qui a poussé un immense ouf de soulagement au moment du forfait de Bartoli à Moscou. Son élimination au 2e tour en Russie la semaine dernière, face à Safarova (6-4, 4-6, 6-4), a un peu stoppé la superbe dynamique sur laquelle elle restait, suite à ses titres successifs à Tokyo et Pékin. Mais le coup d'arrêt fut peut-être salvateur, aussi bien physiquement que mentalement. Quant à Stosur, Li Na et Vera Zvonareva, les trois joueuses paraissent un peu en dessous. Mais ce tennis féminin est si fluctuant...