Oui à la vidéo ?

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Oui à la vidéo ?
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Le football s'apprête-t-il à rejoindre le cercle des sports ayant recours à l'arbitrage vidéo ? C'est en tout cas le souhait formulé par Sepp Blatter, le très contesté président de la Fifa, qui explique dans les colonnes d'El Mundo Deportivo qu'il veut autoriser cette aide extérieure à la Coupe du monde 2014, afin d'éviter notamment "les buts fantômes".

Le football s'apprête-t-il à rejoindre le cercle des sports ayant recours à l'arbitrage vidéo ? C'est en tout cas le souhait formulé par Sepp Blatter, le très contesté président de la Fifa, qui explique dans les colonnes d'El Mundo Deportivo qu'il veut autoriser cette aide extérieure à la Coupe du monde 2014, afin d'éviter notamment "les buts fantômes". Un coup de tonnerre s'est abattu sur le monde du football en ce début du mois de décembre. Coup de tonnerre déclenché par le président de la Fifa Sepp Blatter, qui affirme, dans les colonnes du quotidien catalan El Mundo Deportivo, que "le Mondial 2014 sera doté de la technologie vidéo pour éviter les "buts fantômes". Alors que le Suisse s'est toujours refusé à autoriser l'usage de la technologie vidéo pour aider les arbitres dans leur prise de décision, cette évolution n'est pas réellement surprenante. A la suite de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, le très contesté Joseph Blatter avait déjà commencé à faire des concessions sur la mise en place d'une telle technologie. Pour rappel, deux faits de jeu avaient déclenché la polémique: le but refusé à Frank Lampard contre l'Allemagne, alors que le ballon avait entièrement franchi la ligne, et la réalisation accordée à l'Argentin Carlos Tevez, largement hors-jeu, qui avait éliminé les Mexicains de la compétition. "J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations directement concernées. Je comprends qu'ils ne soient pas contents. Les Anglais m'ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête. Il est évident qu'après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l'aide par la technologie", avait-il avoué à l'époque. Après cela, l'instance du football mondial avait révélée que différents procédés techniques étaient à l'étude, afin de savoir si le ballon avait ou non franchi la ligne. Dès la saison prochaine ? Un an et demi plus tard, seules deux solutions semblent envisageables: "La fédération dispose de deux bons systèmes, répondant à toutes nos demandes: fiabilité, immédiateté et simplicité d'utilisation." C'est désormais au Board de la Fifa de se prononcer, en mars 2012 à Londres, pour définir les modalités précises de l'utilisation de cette nouvelle technique. La Premier League se dit déjà intéressée, et l'on pourrait donc voir l'arbitrage vidéo en vigueur dès la saison prochaine. C'est Michel Platini, président de l'UEFA et probable futur candidat à la succession de Blatter, qui doit être content. L'ancien numéro 10 des Bleus s'est toujours farouchement opposé à la vidéo. Pourtant, cette avancée en est-elle vraiment une ? Car le problème de la validation ou non des buts est un sujet qui préoccupe la Fifa depuis longtemps. En effet, le but accordé à l'Anglais Geoff Hurst, lors de la finale de la Coupe du Monde 1966 contre la RFA, n'a toujours pas fini de faire couler de l'encre. Mais est-ce qu'au final ce ne sont pas ces erreurs et les polémiques qui en découlent qui font aussi l'histoire du football ?