Ouedraogo, l'inquiétude

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Ouedraogo, l'inquiétude
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Vingt-quatre heures à peine après l'exploit du Vélodrome face au Racing, qui envoie Montpellier disputer au Stade de France sa première finale du Top 14 face à Toulouse, l'euphorie héraultaise est déjà tempérée par l'annonce par son entraîneur du possible forfait de Fulgence Ouedraogo. Une fracture à la main qui s'apprête à tenir en haleine toute une région, inquiète pour son capitaine.

Vingt-quatre heures à peine après l'exploit du Vélodrome face au Racing, qui envoie Montpellier disputer au Stade de France sa première finale du Top 14 face à Toulouse, l'euphorie héraultaise est déjà tempérée par l'annonce par son entraîneur du possible forfait de Fulgence Ouedraogo. Une fracture à la main qui s'apprête à tenir en haleine toute une région, inquiète pour son capitaine. Comment aurait-il pu ne pas y penser ? Lorsqu'il a révélé ce dimanche, dans le cadre de l'émission Stade 2, la nouvelle du possible forfait de son capitaine Fulgence Ouedraogo pour la finale du Top 14 que disputera Montpellier samedi prochain, au Stade de France, face au Stade Toulousain, Fabien Galthié a sans doute été renvoyé onze ans en arrière lorsqu'à l'aube d'une autre finale, le joueur qu'il était à Colomiers, son club de toujours -vingt ans de fidélité-, avait été rattrapé par le sort, réduit au rôle de spectateur, en larmes et inconsolable, d'une finale de championnat perdue face au Stade Français. Une décennie plus tard et c'est donc son capitaine qui suscite l'inquiétude. Ouedraogo, encore exemplaire samedi pour mener ses jeunes coéquipiers vers l'exploit que l'on sait face au Racing (26-25), synonyme d'une qualification aussi inédite qu'historique pour la finale du Stade de France. "Il aurait une fracture d'une main et il serait quasi-forfait, a ainsi expliqué Galthié, conscient de faire naître d'un coup d'un seul la plus grande inquiétude parmi le formidable public du MHR.Il y a toujours 10% de chances. Mais c'est d'abord terrible pour lui, parce que c'est l'enfant du club, l'enfant du pays et que c'est notre capitaine." Un leader de jeu comme de vestiaire qui, s'il venait à renoncer laisserait un vide insondable. Le XV de France a son mot à dire Ouedraogo, le plus emblématique et le plus légitime des Montpelliérains, débusqué au sein de l'école de rugby du Pic Saint-Loup, puis formé au club, qui viendrait à renoncer à la première finale de l'histoire du club, l'issue a évidemment tout d'une catastrophe tant sur le plan personnel que sportif. Mais cette blessure contractée a priori à trois minutes du coup de sifflet final face aux Racingmen samedi n'a pas encore eu raison de sa victime. Sur sa messagerie Twitter, "Fufu" se refuse à baisser les bras : "Je ne suis pas encore forfait. Il reste de l'espoir." Les prochains examens seront évidemment décisifs. Le statut de sélectionné pour la Coupe du monde de Ouedraogo accentuant la complexité d'un dossier, sur lequel le staff médical du XV de France a également son droit de regard. En clair, à Marcoussis, on ne laissera pas au joueur prendre des risques inconsidérés et le feu vert du CNR lui aussi sera décisif à quelques semaines du coup d'envoi de la préparation tricolore -rassemblement prévu le 28 juin.