Oubaali: "Ils nous craignent"

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Oubaali: "Ils nous craignent"
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Nordine Oubaali (24 ans) n'est pas du voyage en Azerbaïdjan, où son Paris United affronte samedi soir les Baku Fires, en demi-finale aller des World Series of Boxing (WSB). Le Français combattra au retour, vendredi prochain à Levallois-Perret, roulement des boxeurs oblige. Cela lui permet de nous présenter cette rencontre, qu'il sent plutôt bien. Suivez le guide !

Nordine Oubaali (24 ans) n'est pas du voyage en Azerbaïdjan, où son Paris United affronte samedi soir les Baku Fires, en demi-finale aller des World Series of Boxing (WSB). Le Français combattra au retour, vendredi prochain à Levallois-Perret, roulement des boxeurs oblige. Cela lui permet de nous présenter cette rencontre, qu'il sent plutôt bien. Suivez le guide ! L'ADVERSAIRE Les Baku Fires ont beau être champions d'Asie et posséder le meilleur bilan de la saison régulière des World Series of Boxing (10 victoires, 2 défaites), Nordine Oubaali n'est pas plus impressionné que cela: "C'est une bonne équipe, qui boxe très bien, avec des boxeurs qui sont vaillants, qui ne lâchent pas l'affaire, reconnaît-il à peine. Mais, techniquement et physiquement, on a une plus belle boxe: on est plus propre, plus précis." Au contraire, le Lensois est persuadé que les Azerbaïdjanais n'en mènent pas large à l'aube de cette double confrontation: "Avant que le tirage se fasse, ils ne voulaient pas rencontrer le Paris United, ce n'est pas pour rien... Même au niveau international, on est craint. C'est déjà un bon point." L'ÉQUIPE "Ils (les entraîneurs: Kévinn Rabaud, Luis Mariano Gonzales et John Dovi, NDLR) ont envoyé une bonne équipe, homogène, cohérente, pour pouvoir accrocher la victoire", juge Oubaali. Le Géorgien Giorgi Kilanava (coq), l'Algérien Abdelkader Chadi (léger), les Français Stéphane Cuevas (moyen), Ludovic Groguhe (mi-lourd) et Tony Yoka (lourd) auront donc la lourde tâche de ramener, samedi soir du Serhedchi Olympic Sport Center, les autres points, les vrais, ceux qui compteront pour la franchise parisienne au moment du décompte final après le match retour. Explication des règles du jeu grâce à notre consultant: "Il faut qu'ils prennent le maximum de points là-bas, parce que chaque victoire, ce sera un point en moins à prendre à Levallois-Perret." L'ÉTAT D'ESPRIT Le temps des WSB, la boxe, sport individuel par excellence, se transforme ainsi en une discipline presque... collective. "C'est ce qui est assez exceptionnel, affirme notre poids coqs. C'est quelque chose qu'on ne connaissait pas vraiment. Chacun combat individuellement, mais, à chaque fois, on pense à l'équipe." Et, du coup, la solidarité se voit renforcée: "Au niveau de l'entraînement, du combat, on se soutient, on est beaucoup plus soudé. Il y a une autre atmosphère qui s'est créée au sein du groupe, une belle atmosphère. C'est notre première saison, on arrive aux play-offs - notre objectif de l'année, on est satisfait. Maintenant, on va essayer d'aller le plus loin possible." Cela passe par un bon résultat à Bakou. LES SALAIRES A écouter ce Marocain d'origine, rien ne semble pouvoir venir perturber les boxeurs du Paris United. Même pas le retard de paiement de leurs revenus (de deux à quatre mille euros mensuels), à hauteur de trois mois... "On sait très bien que chaque projet met du temps à démarrer. Mais le principal, c'est d'être payé. Cela a été fait, donc tout va pour le mieux." Et Oubaali de défendre contre vents et marées son patron: "Brahim (Asloum, NDLR) nous fait confiance, et on lui fait confiance. C'est un rapport de bons procédés. Je lui tire mon chapeau, il se donne les moyens, et je sais que ce n'est pas évident, surtout en France. Il n'aurait pas pris la franchise, il n'y en aurait pas en France, il ne faut pas l'oublier. Il y a eu du retard, mais il nous l'avait dit, il a été clair..."