Ostertag: "Vraiment un goût amer..."

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Ostertag: "Vraiment un goût amer..."
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Privé du Mondial en Suède sur blessure, un forfait qu'il ne digèrera sans doute jamais selon ses propres dires, Sébastien Ostertag effectue enfin son retour au jeu ce week-end à l'occasion du déplacement de Tremblay-en-France à Chambéry. L'ailier gauche du club de Seine-Saint-Denis, lequel a soufflé ses 32 bougies ce mercredi, revient sur la saison en dents de scie de son équipe qu'il pense néanmoins capable de réussir un coup en Savoie ce dimanche lors de la 16e journée de la D1.

Privé du Mondial en Suède sur blessure, un forfait qu'il ne digèrera sans doute jamais selon ses propres dires, Sébastien Ostertag effectue enfin son retour au jeu ce week-end à l'occasion du déplacement de Tremblay-en-France à Chambéry. L'ailier gauche du club de Seine-Saint-Denis, lequel a soufflé ses 32 bougies ce mercredi, revient sur la saison en dents de scie de son équipe qu'il pense néanmoins capable de réussir un coup en Savoie ce dimanche lors de la 16e journée de la D1. Sébastien, on vous annonce sur le retour dimanche pour jouer Chambéry. Oui, et il était temps. J'ai vécu des moments difficiles. Je me suis blessé au mollet sur le premier match du tournoi de Bercy quelques jours avant le Mondial. J'ai tout de suite compris que c'était fini. Ce n'était pas évident. Et puis ensuite j'ai repris trop tôt. J'ai ressenti de nouvelles douleurs parce que je suis repassé trop vite au hand. Et je me suis fait une autre déchirure. Là je suis revenu au top physiquement, mais j'ai perdu au niveau technique. Je dois retrouver des repères sur le tir et à la passe. En reprenant contre Chambéry je serai vite fixé sur mon niveau (rires). Avez-vous digéré ce forfait pour la Suède? Non toujours pas. Et je ne pense pas que je le digèrerai un jour. Des Championnats du monde tu n'en disputes pas dix dans ta carrière. Même si je ne suis pas un joueur majeur en équipe de France je pense avoir un petit rôle. J'ai vraiment un goût amer. Je suis frustré. Je ne m'en remettrai pas. Mais ça m'a endurci. J'étais content pour Arnaud (Bingo, son coéquipier et ailier gauche à Tremblay-en-France sacré à Malmö, ndlr). Mais je pense que dorénavant je vais penser plus à moi. J'essaie toujours de tirer les autres vers le haut. Mais maintenant Arnaud a pris ma place à Tremblay et en équipe de France, même s'il a été sélectionné du fait des blessures. Vous venez de fêter vos 32 ans. L'équipe de France est-elle encore un objectif pour vous ? Oui, même si c'est de plus en plus compliqué. Il y a beaucoup de concurrence sur le poste d'ailier gauche. Mais je crois qu'à part Guigou, personne n'a sa place assurée. Arnaud a fait ce qu'on lui demandait sur le Mondial mais il n'a pas encore sa place. Honrubia est un bon joueur, il progresse. Mais je reste motivé. J'ai comme objectif les Jeux olympiques. Je me sens encore très bien physiquement et je sais que je peux jouer au hand encore plusieurs années. Après ça doit suivre dans la tête car après 25 ans de pratique ce n'est pas toujours évident. "Peut-être le moment de prendre Chambéry" Avec Tremblay, septième à onze journées de la fin du championnat, les résultats ne sont pas cette saison à hauteur de vos ambitions. Non parce qu'on visait les trois premières places. On n'a pas eu beaucoup de chance depuis le début de la saison avec de nombreuses blessures. Ce n'était pas évident mais on a bien géré quand même. Il reste néanmoins beaucoup de choses à améliorer. Ces derniers temps j'ai beaucoup suivi les matches depuis les tribunes et je me suis aperçu que l'on est parfois capable de très bonnes choses et puis d'autres fois c'est catastrophique. Y-a-t-il des raisons de croire en une performance en Savoie ce week-end ? Oui bien sûr. Ils sont sur une bonne série donc ils seront en confiance mais c'est peut-être le moment pour les prendre. Même si je sais qu'ils ne nous prendront pas de haut. On devra limiter un maximum les erreurs. Et faire preuve de solidarité et de solidité en défense. Ils vont très vite en contre-attaque, donc quand on perdra des ballons il faudra aussi beaucoup courir. Pensez-vous les Chambériens capables de tenir jusqu'au bout pour le titre ? Au début j'avais misé sur «Chambé». Mais j'ai peur qu'ils craquent. Je suis pour eux cette saison parce qu'ils méritent un beau titre. Montpellier en a assez gagné, et puis je ne suis jamais pour les plus forts. Mais ils restent beaucoup de matches. Les Chambériens auront-ils assez d'expérience ? En tout cas, ce qu'ils ont fait en Coupe à Montpellier mercredi (victoire 30-29, ndlr), malgré les blessés, montre qu'ils ont vraiment progressé. La Coupe des Coupes, pour le compte de laquelle vous affronterez les Suédois d'Halmstadt en quarts de finale, est-elle du coup devenue un gros objectif de cette fin de saison ? On en a parlé ensemble. On nous a répété que la priorité restait le championnat. De toute façon on va vite être fixé au mois d'avril quand on va enchaîner des matches tous les trois jours. Mais cette coupe d'Europe, il faut la jouer à fond avec ce bon tirage. La gagner sera difficile parce qu'il reste de grosses équipes espagnoles et allemandes notamment. Ce sera compliqué mais c'est une super expérience.