Orléans, la passe de cinq

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Orléans, la passe de cinq
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BASKET: Orléans a concédé jeudi sa cinquième défaite consécutive cette saison en Euroligue, face à l'Efes Pilsen (77-64).

Et de cinq pour Orléans. Cinquième... revers consécutif en Euroligue cette saison. En subissant la loi de l'Efes Pilsen (77-64) ce jeudi, les protégés de Philippe Hervé ont vraisemblablement dit adieu à leurs chances de qualification au Top 16... à moins d'un miracle. Cinq minutes. C'est le temps qu'aura mené Orléans lors de son cinquième match d'Euroligue, ce jeudi soir, sur le parquet de l'Efes Pilsen. Malheureusement pour l'Entente, ces cinq minutes sont celles qui ont ouvert les débats. Les trente-cinq suivantes n'ont été qu'une formalité pour les Turcs (77-64), qui n'avaient remporté qu'une rencontre jusque-là et étaient, à ce titre, un concurrent direct de l'EO45 dans la course à la quatrième place du groupe B, qualificative pour le Top 16.Un objectif que les Orléanais n'ont désormais plus beaucoup de chances d'atteindre. A chaque fois que les joueurs de Philippe Hervé ont amorcé un retour, sous l'impulsion notamment de Banks (12 points, 3 rebonds) ou de Nichols (16 points, 3 rebonds), ils ont lâche prise tout de suite après. Comme dans le troisième quart-temps où, après être revenu à -8 (49-41, 27e), ils ont encaissé un 9-2 qui n'a fait qu'empirer les choses.Pourquoi un tel manque de constance ? Déjà le manque de vécu. Il ne faut pas oublier qu'Orléans ne dispute que sa première saison en Euroligue et qu'Istanbul est une équipe de trentenaires rompus au Top 16 voire au Final Four avec notamment Rakocevic, meilleur marqueur de la compétition en 2007 et 2009. Ensuite le manque de fraîcheur physique. L'effectif de l'Entente ne suffit pas pour tenir la distance entre le Pro A, où elle n'est pas au mieux, et l'Euroligue à trois jours d'intervalle.Ne pas manquer les matches retour à présentCela peut sans doute expliquer un engagement limité, des possessions parfois trop vite bâclées, en témoigne le peu de passes décisives (9 contre 23 aux Stambouliotes) et une défense pas tout le temps compacte face aux partenaires de Nachbar (12 points, 3 rebonds). La seule lueur d'optimisme dans cette rencontre où le tempo aura été dicté par l'Efes Pilsen est venue du jeune Sadiku qui, pour sa toute première apparition sur la scène européenne, est venu planter un tir à trois points au buzzer. Plus pour la forme que pour fanfaronner.Fanny à l'issue de la phase aller, Orléans a donc besoin d'un parcours exemplaire lors des matches retour pour espérer continuer l'aventure. Avec l'Olympiakos en ligne de mire, pas sûr que ce soit vraiment sa priorité. Le club du Loiret est désormais entièrement tourné vers le championnat et un déplacement périlleux à Dijon, dimanche prochain. Périlleux parce qu'au classement, l'Entente est à la traîne. Et qu'un nouveau faux pas retarderait d'autant plus la mise en marche d'un groupe qui, c'est certain, a du potentiel. Mais ne l'a pas encore prouvé