Orléans face à un monument

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Orléans face à un monument
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BASKET - Orléans s'attaque au Benetton Trévise dans un duel en matches aller retour, mardi et vendredi, pour décrocher une qualification en Euroligue.

Orléans va avoir fort à faire. Mardi et vendredi, l'Entente va défier le Benetton Trévise dans un duel en deux manches afin de s'inviter en Euroligue. Les hommes de Philippe Hervé sont condamnés à l'exploit.Ne surtout pas sombrer comme ils avaient pu le faire au Spiroudôme, sans doute pétrifiés par l'enjeu du tout premier match européen de leur histoire. La semaine dernière à Charleroi, les Orléanais avaient bien failli passer à la trappe avant même de pouvoir répliquer à domicile.Menés 53-32 à huit minutes du buzzer, les hommes de Philippe Hervé, emmenés par un Nichols auteur de 10 de ses 14 points dans le dernier acte, avaient néanmoins trouvé les ressources pour renverser la vapeur et ne finalement échouer qu'à deux longueurs de leurs hôtes (55-53). Un retour salvateur qui, selon l'aveu de Giovanni Bozzi même, avait signé l'arrêt de mort des champions de Belgique dans ce premier tour préliminaire, et ouvert à Orléans la voie de cette imparable démonstration de force observée vendredi soir (81-56)."Le niveau au-dessus", dixit HervéForte de cette première grande victoire sur la scène continentale, l'Entente ne se trouve plus aujourd'hui qu'à deux encablures de son rêve européen. Mais quelles encablures ! Mardi à Trévise et vendredi au Zénith, Orléans a rendez-vous avec le Benetton afin de valider son sésame pour l'Euroligue. Un géant aux quatre Final Four et deux finales européennes suprêmes, vainqueur en 1995 de la Coupe d'Europe et en 1999 de la Coupe Saporta.Des références continentales que ne possèdent évidemment pas la formation du Loiret. "C'est le niveau au-dessus", concédait Philippe Hervé sitôt le premier obstacle franchi, faisant alors référence aux multiples armes de destructions massives du Benetton: des Croates Kus et Nicevic aux jeunes Hackett et Motiejunas, en passant par le Bosniaque Hukic et l'ancien Barcelonais Gary Neal.Reste que l'EO45, aussi inexpérimentée soit-elle hors de l'Hexagone, n'est pas non plus dépourvue d'arguments. Bien huilée du fait du peu de retouches enregistrées durant l'intersaison (seuls le Toulonnais Nichols, le Palois Vaty et le Bisontin Doellman ont renforcé ses rangs cet été), l'Entente demeure ce collectif intraitable sur ses arrières qui avait fait tant de ravages en Pro A la saison passée. Charleroi peut en témoigner, après avoir plafonné à 55 et 56 points lors de ses deux oppositions à Orléans. Gageons donc que les Trévisans n'entreront pas au Zénith en terrain conquis vendredi.