OM, un recrutement en question

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OM, un recrutement en question
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Treizième de Ligue 1 après neuf journées, l'OM, encore très décevant dimanche au Vélodrome face à Brest (1-1), connaît un début de saison catastrophique en championnat. S'ils ne sont pas seuls responsables des difficultés actuelles du club phocéen, les recrues estivales ne confirment pour l'instant pas les espoirs placés en eux.

Treizième de Ligue 1 après neuf journées, l'OM, encore très décevant dimanche au Vélodrome face à Brest (1-1), connaît un début de saison catastrophique en championnat. S'ils ne sont pas seuls responsables des difficultés actuelles du club phocéen, les recrues estivales ne confirment pour l'instant pas les espoirs placés en eux. Alou Diarra: Déjà courtisé l'an dernier par Didier Deschamps, il devait apporter son expérience et sa puissance au milieu de terrain de l'OM. Mais l'ancien girondin cristallise toutes les critiques tant il semble loin de son meilleur niveau. A court physiquement, il peine à exister dans la récupération, pourtant son domaine de prédilection. Pour sa défense, l'international tricolore a évoqué, ce week-end dans les colonnes du Parisien, des problèmes de dos récurrents pour expliquer ses contre-performances. Il refuse toutefois de s'en servir comme excuse et promet de tout donner pour aider l'OM à se redresser. "Il était dans son rôle devant la défense (lors de la victoire face à Dortmun), mais il peut faire encore mieux, même s'il fait du bien dans la présence athlétique. Il n'était pas au mieux en ce début de saison et il le sait. De par son statut d'international et de potentiel capitaine des Bleus, il y a forcément une grosse attente. Ce n'est pas lui qui fera gagner ou perdre les matches mais quand il est performant, le secteur défensif et le milieu fonctionnent beaucoup mieux", a confié à son propos, sur le site du club, Didier Deschamps, qui l'a titularisé quasi-systématiquement depuis le début de saison, mais pourrait bientôt perdre patience à son égard. Morgan Amalfitano: Brillant la saison dernière avec Lorient, où son entente avec Kevin Gameiro a fait des merveilles, Morgan Amalfitano est quasi-transparent depuis le début de la saison avec l'OM. Redoutable passeur à la technique assurée, le natif de Nice peut jouer en soutien d'un attaquant ou sur les côtés, mais il ne confirme pour l'instant pas les espoirs placés en lui. La marche est-elle trop haute ? "Ce n'est pas évident, ça fait mal au ventre de ne pas pouvoir s'exprimer. On n'est pas très sereins. J'essaie d'apporter ce que je peux. C'est par le collectif que l'on va pouvoir s'en sortir, par le jeu. (...) J'essaie de faire de mon mieux. Il n'y avait pas trop de mouvements. On a bien échangé avec André Ayew parce qu'on se connaît mieux. C'était un peu trop bloqué, le manque de mouvement nous pénalise dans notre jeu", a expliqué l'ancien Merlu sur le site phocéen après le nul face à Brest. A lui de trouver rapidement la bonne carburation pour s'imposer à l'OM. Jérémy Morel: Coéquipier d'Amalfitano en Bretagne, Jérémy Morel s'est imposé chez les Merlus comme l'un des meilleurs arrières latéraux gauche de France. Solide dans les duels, explosif en contre et précis sur les centres, le Lorientais d'origine n'a pas encore fait étalage de tout son potentiel dans la cité phocéenne et peine à faire oublier Taye Taïwo, Gabriel Heinze, voire même Laurent Bonnart, arrivé lui aussi discrètement sur la Canebière, mais qui a su durant trois saisons s'imposer comme un titulaire dans le couloir droit. Morel, qui a également été testé au milieu de terrain par Didier Deschamps avec sa doublure Djimi Traoré, arrivé lui aussi cet été, derrière lui, n'en est pas encore là. Mais ce n'est qu'une question de temps selon lui. "Ce que je vis à Marseille est différent de ce que j'ai connu auparavant. J'ai besoin d'un temps d'adaptation nécessaire que j'essaie de réduire au maximum. Je sais ce qui va et ce qui ne va pas. Par exemple, je jouais trop haut à cause d'une incompréhension entre le coach et moi. Au début, je n'étais pas au mieux physiquement. Je ne suis pas bridé, mais j'essaie de me cantonner au travail défensif dans un premier temps. Quand je serai à 100 %, je pourrai faire tous les efforts. Je commence à retrouver mes jambes. Je monte en puissance", a-t-il ainsi confié dans les colonnes de Ouest-France. Nicolas Nkoulou: Formé à Monaco, Nicolas Nkoulou s'est rapidement affirmé sur le Rocher comme un défenseur solide dans les duels mais aussi doué dans la relance. A tel point qu'il a tapé dans l'oeil de l'OM qui n'a pas hésité à débourser 3,5 millions d'euros pour le faire venir. Impressionnant de sérénité pour son âge, il n'a que 21 ans, l'international camerounais commet toutefois quelques erreurs depuis le début de la saison au sein d'une défense olympienne en quête de repères. Son entente avec Souleymane Diawara est encore à parfaire, alors qu'il doit également canaliser sa fougue. Un mauvais geste sur le Stéphanois Florent Sinama-Pongolle lui a ainsi valu trois matches de suspension. José Anigo ne tarit toutefois pas d'éloges à son encontre. "On l'avait déjà manqué avant qu'il ne signe à Monaco. Cette fois, on ne l'a pas raté, alors qu'il y a avait du monde sur lui. C'est un garçon intelligent et bon techniquement, certainement parce qu'il peut évoluer au milieu. On est sûrs de son potentiel, et très contents de lui", a ainsi confié le directeur sportif de l'OM sur le site du club. Reste que pour l'instant, c'est le jeune défenseur burkinabé de l'OL, Bakary Koné, qui crève l'écran en ce début de saison.