OM-PSG, ça sent le soufre

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OM-PSG, ça sent le soufre
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C'est un OM en pleine crise qui s'apprête à recevoir le PSG, ce dimanche soir, en clôture de la 15e journée de L1, dans une atmosphère fatalement particulière. Pour des raisons diverses, Didier Deschamps et Antoine Kombouaré peuvent se sentir menacés sur leur banc, ce qui tend à accentuer la tension autour d'un choc qui bien souvent ne tient pas ses promesses sportives.

C'est un OM en pleine crise qui s'apprête à recevoir le PSG, ce dimanche soir, en clôture de la 15e journée de L1, dans une atmosphère fatalement particulière. Pour des raisons diverses, Didier Deschamps et Antoine Kombouaré peuvent se sentir menacés sur leur banc, ce qui tend à accentuer la tension autour d'un choc qui bien souvent ne tient pas ses promesses sportives. Décret ministériel oblige, il n'y aura pas de supporters parisiens ce dimanche soir au Vélodrome. Une mesure déjà observée la saison dernière après les incidents violents qui avaient émaillé les deux rendez-vous entre l'OM et le PSG lors de l'exercice 2009-2010. Pour autant le choc déprécié du championnat de France, cette affiche surfaite jouée sous le terme galvaudé de "Clasico", se tiendra dans une atmosphère électrique. Rarement en effet un Marseille-Paris n'avait généré autant de tensions et d'enjeux. Sur le plan sportif d'abord, l'OM joue sans conteste gros ce dimanche soir. Après deux défaites lourdes de conséquence ces huit derniers jours - à Montpellier (1-0) et contre l'Olympiakos en Ligue des champions (0-1) - les Phocéens sont attendus au tournant contre leurs rivaux honnis. Relégués à 12 points déjà des Parisiens au classement, les Olympiens ne peuvent plus se permettre de perdre du terrain. Ne serait-ce que dans la perspective d'une éventuelle - voire hypothétique - qualification continentale, l'objectif avoué désormais de Marseillais contraints et forcés de revoir leurs ambitions initiales à la baisse. "C'est un match plus important pour nous que pour le PSG car notre situation comptable ne s'est pas arrangée avec la défaite à Montpellier", commente Didier Deschamps. Au-delà de ces considérations, Marseille doit à tout prix se rassurer et gagner en sérénité. Le clash entre Deschamps et Gignac en marge de la rencontre de coupe d'Europe face au Pirée est symptomatique, comme l'était dernièrement l'explication par presse interposée entre l'entraîneur olympien et le directeur sportif José Anigo. L'OM évolue cette saison dans un climat délétère, un contexte défavorable mis en exergue par la passe sportive délicate du club. "A partir du moment où on n'a pas les résultats qu'on devrait avoir, c'est compliqué partout, pour tout le monde, souffle Deschamps. Les joueurs ne sont pas capables sur la longueur d'avoir la même détermination pour tous les matches. Cela a été notre souci jusqu'à maintenant. L'accumulation des matches explique aussi notre mal à mettre de la pression sur l'adversaire. C'est la tête qui commande, mais parfois le corps ne suit plus. Je n'ai pas de remède miracle." Kombouaré: "On a les mêmes soucis..." Côté parisien, la pression se fait également sentir. "On a les mêmes soucis, à la différence que nous, on est premier. Et avec un peu plus de confiance", avoue Antoine Kombouaré, dont l'avenir sur le banc demeure en suspens, même si Leonardo assure aujourd'hui qu'il n'est pas directement lié au résultat de cette affiche dominicale. "Nancy, c'était un accident, clame le technicien kanak, faisant allusion au revers concédé la semaine passée au Parc des Princes (0-1) - une déconvenue qui a notamment permis à Montpellier de s'affirmer. Jusqu'à présent, les joueurs ont su répondre présent dans les grands rendez-vous. Pourvu que ça dure. Même si on reste aujourd'hui sur un nul et une défaite, il y a un petit coup d'arrêt mais on essayera de repartir de l'avant à Marseille." Et l'intéressé de concéder: "Je ne vais pas faire l'hypocrite. Aujourd'hui, c'est le bon moment pour jouer l'OM !" Par le passé, le dénouement de ces rencontres phares du championnat de France n'a pas toujours suivi la logique de la hiérarchie du moment. Loin s'en faut. Reste que le PSG n'est jamais plus dangereux qu'en contre, lorsqu'il n'a pas à faire le jeu et profite des espaces généreusement laissés par son adversaire. Montpellier en avait fait la douloureuse expérience à la Mosson (0-3) et dimanche au Vélodrome, les Marseillais devront faire honneur à leur devise séculaire - le fameux "Droit au But" - pour effacer une partie de leur ardoise. "Ça reste le match de l'année", estime Loïc Rémy, l'une des rares satisfactions de l'OM cette saison. "Ce match nous tient évidemment à coeur", confirme le défenseur parisien Mamadou Sakho. De la prestation de ces deux joueurs dépendra peut-être l'issue de ce "Clasico" sous haute tension...