OL et OM à la pêche au gros ?

  • A
  • A
OL et OM à la pêche au gros ?
Partagez sur :

Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, Lyon et Marseille connaîtront leur adversaire le 17 décembre. Sachant que leur deuxième place derrière Schalke 04 et Chelsea présente un double inconvénient: d'abord, ils affronteront un premier de poule, ensuite ils joueront le match retour à l'extérieur. Petit éventail des possibilités de tirage.

Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, Lyon et Marseille connaîtront leur adversaire le 17 décembre. Sachant que leur deuxième place derrière Schalke 04 et Chelsea présente un double inconvénient: d'abord, ils affronteront un premier de poule, ensuite ils joueront le match retour à l'extérieur. Petit éventail des possibilités de tirage. Le bilan de la phase de poules: bien pour l'OM, moyen pour l'OL En achevant mal sa phase de poules de la Ligue des champions, l'Olympique Lyonnais, battu à Lisbonne par le Benfica (4-3), corrigé par Schalke 04 à Gelsenkirchen (3-0) puis tenu en échec par l'Hapoël Tel-Aviv à Gerland (2-2), a manqué une bonne occasion de s'offrir un avenir européen davantage porteur d'espoir. Car avec sa deuxième place finale dans le groupe B derrière Schalke, le club de Jean-Michel Aulas déçoit, lui qui faisait figure de favori d'un groupe B finalement assez faible, si l'on considère la première partie de saison des équipes en lice: Schalke n'est que quinzième en Bundesliga, Benfica deuxième au Portugal, mais déjà à huit longueurs de Porto, tandis que l'Hapoël, deuxième du Championnat israélien, ne boxait pas dans la même catégorie pour sa première participation à la phase de poules. "L'équipe est un peu déçue car sur les trois derniers matches, on perd deux fois et on fait un match nul", reconnaissait d'ailleurs le Brésilien Cris après le nul face à Tel-Aviv. Pour Marseille, le bilan à la fin de la phase de poules est conforme à l'objectif olympien au moment du tirage au sort fin août: l'OM visait la deuxième place derrière Chelsea, il l'a, l'équipe anglaise ayant été intouchable lors de la phase aller avant de connaître un gros coup de mou ces dernières semaines, comme l'atteste son seul revers de sa campagne européenne, mercredi face à Marseille au Vélodrome (1-0), dans un match certes sans enjeu mais qui a finalement assez bien reflété le pauvre niveau de jeu des Blues en ce moment. A l'arrivée, s'ils se sont procuré de belles frayeurs en attaquant la compétition par deux revers (face au Spartak et à Londres), les hommes de Didier Deschamps ont incontestablement franchi un palier en décrochant cette place en huitièmes de finale, un stade de la compétition que le club phocéen n'avait jamais atteint depuis que cette formule de la C1 existe. Les clubs à éviter: Barcelone, Real, Manchester United, Chelsea Deuxièmes de leur groupe, les deux clubs français affronteront donc en huitièmes un premier de groupe avec match retour à l'extérieur. Interrogés mardi et mercredi sur les adversaires à éviter, Lyonnais et Marseillais ne faisaient guère de mystère: "Si on pouvait éviter les deux Espagnols, cela m'arrangerait, c'est tout ce que je souhaite", expliquait ainsi le portier phocéen Stève Mandanda, des propos ensuite rapportés à Didier Deschamps qui reprenait: "Si je vous dis que oui (je veux tomber sur le Barça ou le Real, ndlr), je passerais pour un fou. Le Real, le Barça, Manchester United, sont des équipes habituées au dernier carré. Il y aussi de très bons adversaires, tout le monde pense au Shakhtar mais ils ont terminé devant Arsenal, ça restera de toute façon difficile." Claude Puel la jouait de son côté plus fataliste: "On est vacciné concernant les grosses équipes, après notre victoire de l'an dernier face au Real." Certes, Lyon a prouvé la saison dernière que l'on pouvait aller loin (jusqu'en demi-finales) en terminant deuxième de son groupe, mais d'un côté comme de l'autre, il y a tout de même trois-quatre gros clubs à éviter: Barcelone, tellement impressionnant cette saison avec son trio candidat au Ballon d'Or Messi-Iniesta-Xavi et qui avait corrigé Lyon il y a deux ans, le Real Madrid, qui, avec 16 points, présente le meilleur total des 32 équipes engagées, Chelsea (que l'OM ne pourra affronter), qui reste une référence au niveau européen (demi-finaliste en 2005, 2007 et 2009, finaliste en 2008) malgré sa crise sans doute passagère de cet automne, et le finaliste 2009, Manchester United, également passé par Lyon ces dernières années (qualification en huitièmes de finale en 2008). Difficile mais jouable : Bayern Un seul club semble figurer dans cette deuxième catégorie, le Bayern Munich. Premier d'un groupe E pas très relevé (Roma, Bâle, Cluj), le club bavarois effectue une première partie de saison bien en-deçà de ses ambitions initiales, particulièrement en Bundesliga, où il se traîne à une piteuse septième place, à 17 points du leader, Dortmund ! Si les huitièmes de finale avaient lieu aujourd'hui, ce serait un assez bon tirage pour nos deux clubs français, le problème, c'est qu'ils auront lieu en février, date à laquelle le Bayern aura sans doute récupéré l'intégralité de son effectif: car celui-ci est amputé depuis la Coupe du monde de son meilleur joueur de la saison dernière, Arjen Robben, des blessures plus ou moins graves ayant également touché depuis le mois d'août Ribéry, Klose, Badstuber, Van Bommel, Breno, Olic (qui ne rejouera qu'en fin de saison)... Dans deux mois, tout ce petit monde (sauf Olic) devrait être sur pied et ce ne sera donc plus la même chanson pour l'adversaire du Bayern en huitièmes, une équipe qui sera alors sans doute plus proche de son niveau de 2009-10 qui l'a vu réaliser le doublé Coupe-Championnat et atteindre la finale de la Ligue des champions, que de celui de son début de saison... A leur portée : Tottenham, Shakhtar Donetsk, Schalke 04 Adversaire de Lyon en phase de poules, Schalke 04 ne pourra pas recroiser la route de l'OL en huitièmes, Marseille pourrait en revanche se voir proposer cet adversaire qui n'a rien d'un foudre de guerre: certes, l'équipe de Gelsenkirchen a devancé celle de Claude Puel, mais c'est beaucoup plus en raison des insuffisances de cette dernière que de ses propres performances. Quinzième de Bundesliga et donc encore préoccupé par son maintien, le club de la Ruhr pâtit d'un manque d'expérience à ce niveau, son meilleur résultat étant un quart de finale en 2008 (battu par Barcelone), mais à l'instar du Bayern, il semble sur la pente ascendante, le tandem Raul-Huntelaar semblant enfin trouver ses repères. En terminant premiers respectivement devant l'Inter Milan et Arsenal, Tottenham et le Shakhtar Donetsk ont rendu un fier service aux deuxièmes de groupe qui évitent ainsi deux «gros» potentiels en huitièmes, le tenant du titre et des Gunners toujours imprévisibles. A leur place, les Spurs qui, pour leur première participation à la Ligue des champions depuis 1961-62 (demi-finale), ont réussi un coup de maître en se qualifiant pour les huitièmes, avec une impressionnante moyenne de trois buts par match lors de la phase de poules. Reste que les partenaires de Gallas, Kaboul, Crouch, Defoe et Bale, cinquièmes de Premier League, demeurent prenables pour Lyon ou Marseille à leur meilleur niveau. Et le Shakhtar, un club ukrainien certes vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 2009 et en progrès constants ces dernières années, mais qualifié pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale de la C1 et qui, en février, reprendra tout juste la compétition après la longue coupure hivernale.