OL, au loin le titre...

  • A
  • A
OL, au loin le titre...
Partagez sur :

En concédant le match nul à domicile contre Rennes (1-1), samedi soir lors de la 28e journée de Ligue 1, l'OL s'est compliqué la tâche dans la course au titre. "Six points de retard sur Lille, c'est beaucoup", a d'ailleurs admis le président Jean-Michel Aulas. "L'objectif, c'est la Ligue des champions", a lui indiqué Claude Puel.

En concédant le match nul à domicile contre Rennes (1-1), samedi soir lors de la 28e journée de Ligue 1, l'OL s'est compliqué la tâche dans la course au titre. "Six points de retard sur Lille, c'est beaucoup", a d'ailleurs admis le président lyonnais Jean-Michel Aulas. "L'objectif, c'est la Ligue des champions", a lui indiqué l'entraîneur Claude Puel. Au cours d'une saison, il y a des matches à ne pas perdre. Surtout quand on est aussi ambitieux que l'OL. Celui contre Rennes en était un pour les Gones, qui sont pourtant passés à travers ce choc face au dauphin de Lille, samedi soir lors de la 28e journée de Ligue 1. Un Losc vainqueur à Brest (2-1) et qui compte désormais cinq longueurs d'avance sur les Bretons, six sur les Rhodaniens. Une marge conséquente, comme l'a souligné dans les colonnes du Progrès Jean-Michel Aulas. "Six points de retard, c'est beaucoup, a ainsi déclaré le président du club après le résultat nul concédé par ses troupes à Gerland (1-1). Le titre ne s'est pas envolé, mais le pourcentage de chances d'être champion s'est amoindri. A cinq minutes de la fin, ce n'étaient pas les mêmes calculs..." Pour avoir oublié de garder leur concentration jusqu'au bout, les Lyonnais ont été punis sur un coup franc repris un peu miraculeusement par Théophile-Catherine (87e). Un but concédé une fois de plus (de trop ?) sur phase arrêtée, leur péché mignon. "On prend trop de buts sur coups de pieds arrêtés, c'est énervant. C'est d'autant plus rageant qu'on a fait une bonne première mi-temps avec beaucoup de jeu", a regretté Claude Puel sur le site du club. Car oui, l'OL aurait dû tuer le match après l'ouverture du score de Gomis (36e). Surtout en supériorité numérique suite à l'expulsion de Montano (65e). Ou, au pire, aurait-il dû verrouiller derrière pour conserver ce résultat. De telles carences sont généralement impardonnables sur la ligne d'arrivée. Aulas parle de titre, Puel de podium... Lille, même mené au score et dos au mur après une première période terne, a lui su faire la différence face au Stade Brestois. L'écart entre Dogues et Gones n'est donc pas que comptable, il est aussi mental et physique. C'est d'ailleurs ce dernier point qu'a retenu Jean-Michel Aulas, qui aurait préféré jouer dimanche au lieu d'enchaîner seulement trois jours après l'élimination subie face au Real Madrid en huitièmes de finale de la Ligue des champions (0-3). "C'est à pleurer de rage. On mène et on a eu des occasions, 12 contre 4 je crois, mais on s'effondre physiquement en deuxième mi-temps. Il y a eu dans la semaine un peu trop d'efforts physiques à gérer et c'est clair, on n'a plus été à la fin à la hauteur de cette équipe de Rennes", a-t-il constaté. L'excuse de l'usure, les Lyonnais ne l'auront plus puisque leur calendrier sera particulièrement allégé avec le seul championnat pour priorité. Le problème, c'est qu'ils entament cette dernière ligne de la saison avec un sérieux handicap. Doivent-ils revoir leurs objectifs à la baisse ? Non, pour Jean-Michel Aulas, qui a affirmé que "quand un président n'a pas la langue de bois et parle du titre, il en parle tout au long de l'année et ne les réactualise pas en fonction d'un résultat ponctuel". Peut-être, pour Claude Puel, qui lui estime que "l'objectif, c'est la Ligue des champions". Autrement dit une place sur le podium. Voir l'OL dans les trois au printemps ne serait pas un exploit mais le minimum pour une équipe de ce calibre. Ce ne serait pas, non plus, le genre d'argument qui suffirait à "JMA" pour conserver son entraîneur à la rentrée.