Obraniak, le choix du coeur

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Obraniak, le choix du coeur
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Remplaçant de luxe au Losc, ce qui ne l'a pas empêché de contribuer à la réussite des Dogues en inscrivant notamment le but victorieux face au PSG en finale de la Coupe de France, Ludovic Obraniak s'apprête à rencontrer l'équipe de France sous le maillot de la Pologne, jeudi à Varsovie. Un match forcément particulier pour le milieu de terrain né en France.

Remplaçant de luxe au Losc, ce qui ne l'a pas empêché de contribuer à la réussite des Dogues en inscrivant notamment le but victorieux face au PSG en finale de la Coupe de France, Ludovic Obraniak s'apprête à rencontrer l'équipe de France sous le maillot de la Pologne, jeudi à Varsovie. Un match forcément particulier pour le milieu de terrain né en France. Ludovic Obraniak s'était forcément préparé à vivre cela un jour ou l'autre lorsqu'il a choisi de porter le maillot de la Pologne: jouer face à l'équipe de France. Né à Longeville-Lès-Metz, le Mosellan avait même porté une fois le maillot des Espoirs tricolores lors de ses années messines (2002-2007), avant d'opter définitivement pour le pays de ses grands-parents. Un choix du coeur qu'il a justifié dans une interview accordée au site de la FIFA: "C'était particulier parce que, bien que je sois Polonais par mes grands-parents, je suis né en France et je n'étais jamais allé là-bas. Mais j'ai toujours eu envie de renouer avec mes racines. Alors quand j'ai eu l'opportunité de défendre les couleurs de la Pologne, je n'ai pas hésité. C'est un choix d'homme qui dépasse le cadre du football. Et aujourd'hui je ne regrette pas du tout, je me sens très bien ici. Être international, c'est une fantastique aventure sportive et humaine. C'est une autre culture, une autre façon de voir les choses et de jouer. Et puis la Pologne est une grande nation de football." Auteur de débuts fracassants - il avait inscrit un doublé face à la Grèce lors de sa première sélection en août 2009 -, le milieu de terrain, qui joue souvent en pointillés avec le Losc (il n'a débuté que cinq matches de Ligue 1 cette saison pour 26 apparitions) est désormais, à 26 ans, un élément indispensable de la sélection polonaise pour qui il a inscrit quatre buts en quinze sélections. Le match amical face aux Bleus, jeudi à Varsovie, sera une nouvelle occasion pour lui de se mettre en évidence: "C'est forcément particulier pour moi qui suis franco-polonais. Mais ça reste un match comme les autres que j'ai très envie de gagner parce que c'est un bon test pour nous, à un an de l'Euro à domicile. Ce n'est pas vraiment pour moi que c'est important, ça l'est surtout pour l'équipe et tous les Polonais.""C'est un petit peu le laboratoire" Avec une seule qualification pour la phase finale d'un Euro, c'était en 2008, les Polonais ont en effet à coeur de démontrer qu'ils sont en mesure de rivaliser avec les meilleures équipes du continent, même si la tâche s'annonce ardue pour une équipe en quête de repères, comme Obraniak l'a expliqué mercredi à La Voix des Sports: "On joue en 4-3-3, comme à Lille. En général, le coach (Franciszek Smuda) me laisse pas mal de libertés. Il me fait évoluer soit en numéro 10, soit à l'un des trois postes devant. Pour le reste, je dirais qu'on se cherche encore. On comptait beaucoup sur Jelen, par exemple, mais il a été beaucoup blessé, et on n'a quasiment jamais pu jouer avec lui. Un peu comme la France, la Pologne est en reconstruction, le coach cherche encore son onze type... C'est un petit peu le laboratoire, mais je suis optimiste." Victorieuse dimanche d'une équipe d'Argentine largement remaniée (2-1), la Pologne n'oublie pas qu'elle reste sur un bilan plutôt mitigé depuis octobre 2009 et l'arrivée du nouveau sélectionneur (huit victoires, sept nuls et six défaites) et rêve de renouer avec un passé glorieux pas si lointain (Médaille d'or olympique en 1972, médaille d'argent en 1976, troisième place de la Coupe du monde en 1974 et 1982). Aux Bleus de rester sur leurs gardes, d'autant plus que Ludovic Obraniak ne se privera sûrement pas de donner des informations précieuses sur ses prochains adversaires à son sélectionneur et ses coéquipiers.