Noah: "Ce n'est pas rien !"

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Noah: "Ce n'est pas rien !"
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Conscient d'avoir souffert contre Chris Kaman en début de match, ce vendredi soir à Siaulia, Joakim Noah trouve que l'équipe de France a bien réagi pour finalement dominer l'Allemagne (76-65), dans le groupe B de l'Euro 2011. Mais le pivot des Bleus refuse de s'enflammer. "Le seul match qui compte, c'est le prochain", assure-t-il.

Conscient d'avoir souffert contre Chris Kaman en début de match, ce vendredi soir à Siaulia, Joakim Noah trouve que l'équipe de France a bien réagi pour finalement dominer l'Allemagne (76-65), dans le groupe B de l'Euro 2011. Mais le pivot des Bleus refuse de s'enflammer. "Le seul match qui compte, c'est le prochain", assure-t-il. Joakim, quel est votre sentiment après ce match contre l'Allemagne ? On est très contents de l'avoir gagné. L'Allemagne est une très bonne équipe, ils ont beaucoup de talent surtout à l'intérieur. Dirk Nowitzki est le meilleur basketteur du monde, Chris Kaman est aussi très compact. C'est donc une belle victoire pour nous. Battre une équipe comme celle-là, ce n'est pas rien ! Maintenant, il faut essayer d'oublier ça et de penser à battre l'Italie dans deux jours. Peut-on déjà parler de match référence pour l'équipe de France ? Je ne sais pas. C'est sûr que gagner les matches donne de toute façon beaucoup de confiance. Mais il reste quand même beaucoup de basket à jouer. Il ne faut pas trop s'enflammer parce qu'on doit encore affronter de très fortes équipes. Le seul match qui compte, c'est le prochain. Les Bleus eu du mal à démarrer cette rencontre. Comment l'expliquez-vous ? Je crois qu'on était trop excités. Ça arrive mais, du coup, on a raté beaucoup de choses simples près du cercle. Après, un match dure quarante minutes. On ne s'est pas démobilisés parce que ce n'était pas la fin du monde non plus. C'est vrai que débuter un match comme ça, ce n'est pas l'idéal. Passées les cinq premières minutes, difficiles, Tony Parker a pris les choses en main. Il a haussé le ton et nous a remis dans le match. "Kaman, c'est vraiment une grosse brute" On vous a senti très en difficulté contre Chris Kaman au début et puis vous êtes monté en puissance. Quelles ont été vos sensations ? C'est vrai qu'en début de match, ils ont beaucoup joué sur Kaman. Et c'est vraiment une grosse brute. J'ai eu un peu de mal avec lui, j'étais essoufflé. Mais j'ai essayé de le gêner le plus possible en courant, en le faisant bouger. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé ensuite, dans le quatrième quart-temps où il n'a pas joué. Mais je trouve qu'on a fait une très grosse défense sur lui et Dirk (Nowitzki). Ça a changé le match. Vous n'avez pas eu l'impression qu'ils avaient lâché le match un peu vite ? Ça, je m'en fous ! Ce n'est pas mon problème. Il y a des trucs qu'on ne peut pas contrôler en tant que joueur. Pour moi, ce qui compte, c'est de gagner. Après, ce que les coaches font de leur côté, on n'y peut rien. En attaque aussi, vous avez souffert dans le premier quart-temps. Vous n'avez jamais gambergé ? Non. C'est vrai que je commence très mal mon match. Boris (Diaw) me fait une belle passe et la balle sort, ensuite je rate un dunk. Mais j'ai essayé de rester concentré et je savais que, si je continuais à attaquer le panier et rester agressif, je pourrais faire des choses aussi. Un dernier mot sur la ville de Siauliai... (Il sourit)... Ça va, c'est bien. Disons que c'est très différent de ce que je connais en NBA. C'est une bonne expérience, un apprentissage. Je n'avais jamais été dans la situation où je dois partagé ma chambre avec un autre joueur avant mais, tant qu'on gagne, Siauliai est sensationnelle !