Nice sonne la révolte

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Nice sonne la révolte
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Sans victoire après cinq matches de championnat, l'OGC Nice n'a quasiment connu que la zone rouge depuis le début de saison, malgré les efforts consentis cet été sur le marché des transferts. Une situation exaspérante pour l'entraîneur Eric Roy qui demande à ses hommes plus de combativité. Le match face à Ajaccio, samedi au Stade du Ray, pour le compte de la 6e journée de L1, promet d'être très chaud.

Sans victoire après cinq matches de championnat, l'OGC Nice n'a quasiment connu que la zone rouge depuis le début de saison, malgré les efforts consentis cet été sur le marché des transferts. Une situation exaspérante pour l'entraîneur Eric Roy qui demande à ses hommes plus de combativité. Le match face à Ajaccio, samedi au Stade du Ray, pour le compte de la 6e journée de L1, promet d'être très chaud. Cette saison était annoncée comme celle du renouveau du côté de l'OGC Nice, après un maintien acquis in extremis lors du dernier exercice. Une nouvelle direction, avec l'arrivée de Jean-Pierre Rivière comme président et actionnaire majoritaire, et de gros efforts consentis sur le marché des transferts: Lucas Monzon, Kévin Gomis, Camel Meriem, Fabrice Abriel, Didier Digard (transféré définitivement de Middlesbrough), Franck Dja Djeje, Abraham Guié Guié, Xavier Pentecôte et Yannick Djalo, dont le contrat signé trop tardivement n'a pas encore été homologué par l'Uefa. Mais la mayonnaise n'a toujours pas pris. Les Aiglons ne pointent en effet qu'à l'avant-dernière place du classement avec deux petits points après cinq journées (trois défaites, deux nuls), alors qu'ils ont disputé trois matches à domicile. Seule satisfaction, la qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue après un succès à Toulouse (2-1). L'arrivée tardive des recrues explique en partie ce manque de résultat, mais pas seulement. Roy: "Se battre comme des chiens" Les Aiglons souffrent d'un manque de réalisme offensif et apparaissent souvent friables en défense. Des défauts déjà constatées l'année dernière, qui avaient déjà bien failli coûter au club sa place au sein de l'élite. Forcément inquiet à l'heure de recevoir l'AC Ajaccio, samedi pour le compte de la 6e journée, l'entraîneur Eric Roy ne cède toutefois pas à la panique: "On ne joue pas avec des noms mais avec des joueurs. Personne n'est indispensable. Ici à Nice, le public veut avant tout des garçons qui se battent comme des chiens, des frères d'armes. Pour l'heure, on ne sent rien. Se reposer sur les autres n'arrangera rien. Et surtout pas la situation de ceux qui le feront. Les matches se gagnent en allant au bout de nous-mêmes", a ainsi confié ce dernier lors d'une conférence de presse reprise sur le site du club. Même discours de la part d'une des nouvelles recrues, Franck Dja Djeje, qui exhorte, dans les colonnes de Nice-Matin, ses nouveaux coéquipiers à plus d'engagement, autrefois une marque de fabrique de l'équipe azuréenne: "Il faut vraiment qu'on s'engage physiquement. Les autres équipes n'hésitent pas, nous, on est un peu réticent. Il va falloir aller au charbon, commencer à mettre le pied. Il faut ça pour remporter des matches". En cas de succès samedi au Stade du Ray, les Niçois reviendraient à hauteur des Corses, actuellement quinzièmes avec cinq points. Pour cette rencontre ô combien importante, les Aiglons pourraient être privés de François Clerc, touché à la cheville droite cette semaine à l'entraînement. Quel que soit le onze, l'OGC Nice n'a déjà quasiment plus le choix. Il faut gagner. Et pour cela, Eric Roy insiste auprès de ses hommes pour revenir aux fondamentaux: "Nous connaissons nos lacunes, nous les avons encore évoquées mardi matin avec les joueurs. Nous avons perdu trop de ballons bêtement. Les défenseurs doivent remporter leurs duels, les milieux récupérer puis relancer, les attaquants valoriser tout ça. C'est le b.a.-ba du football". La recette semble simple, mais encore faut-il être en mesure de l'appliquer.