Nice s'offre le dernier carré

  • A
  • A
Nice s'offre le dernier carré
Partagez sur :

Nice est allé décrocher sa qualification au forceps à Reims (3-2, a.p.), dans un match qui a dû rappeler de bons souvenirs aux plus anciens supporters des deux équipes, qui régnaient dans les années 1950. Encore héroïques, les Rémois sont revenus deux fois au score, mais ont finalement été terrassés par un doublé de Mouloungui. Quinzièmes de Ligue 1, les hommes d'Eric Roy peuvent encore sauver leur saison.

Nice est allé décrocher sa qualification au forceps à Reims (3-2, a.p.), dans un match qui a dû rappeler de bons souvenirs aux plus anciens supporters des deux équipes, qui régnaient dans les années 1950. Encore héroïques, les Rémois sont revenus deux fois au score, mais ont finalement été terrassés par un doublé de Mouloungui. Quinzièmes de Ligue 1, les hommes d'Eric Roy peuvent encore sauver leur saison. Ça a failli passer. Mais cette fois, ça a failli seulement. Après son exploit au terme d'un match fou à Rennes, en huitièmes de finale (4-3 a.p.), le Stade de Reims a plié chez lui, devant Nice (2-3 a.p.), lors d'une affiche qui fleurait bon les grands duels des années 1950. Cette fois donc, la Ligue 1 a eu raison des Champenois, qui resteront malgré tout comme les grands animateurs de cette Coupe de France 2010-2011. Malgré leurs trois buts inscrits - une première pour eux, d'ailleurs, cette saison - les Niçois sont loin d'avoir maîtrisé leur sujet dans le jeu, passés à plusieurs reprises près de la correctionnelle. Mais seul le résultat compte, surtout en Coupe. D'où la déception légitime des hommes de Hubert Fournier, relayée par le capitaine Michael Tacalfred, devant les caméras d'Eurosport: "C'est une défaite qui laisse beaucoup de regrets. On a été menés, on a su revenir. Malheureusement, on prend un but en fin de prolongation. Ça fait mal, mais il faut accepter. Il ne nous reste plus que le championnat. Il faut récupérer et bien se préparer pour les prochaines échéances." Seulement trois points séparent le Stade de la zone rouge, quand Nice en pointe à quatre unités parmi l'élite. Le choc des mal-classés a donc tourné, quand même, en faveur des mieux classés. Roy: "On savait que ce serait compliqué" Pourtant, les Rémois démarrent tambour battant, portés d'entrée par la fameuse magie de la Coupe. Amalfitano contraint Letizi à l'arrêt (4e) et les Rémois dominent assez nettement les dix premières minutes. La frappe dans le petit filet de Mouloungui (16e) réveille un peu les Niçois, qui vont ouvrir grand les yeux à la demi-heure de jeu, devant le bijou de lob de leur coéquipier Ljuboja à l'entrée de la surface (0-1, 31e). Agassa n'est pas exempt de tout reproche, mais se rattrape devant la foulée en remportant son duel devant Sablé. Et sur le contre, Amalfitano égalise du plat du pied sur un décalage de Fortes (1-1, 32e). Le rythme retombe un peu après une première demi-heure folle, même si Ljuboja (40e) et Sablé (45e) font trembler les supporters champenois avant la pause. Des alertes prémonitoires, puisqu'au retour des vestiaires, Mouloungui double la mise d'un tir en pivot dans la surface suite à un corner mal repoussé (1-2, 48e). Mais il est écrit qu'en 2011, Reims se transcende en Coupe, par-delà les évènements contraires. Dix minutes plus tard, Fortes égalise une deuxième fois, d'un plat du pied chirurgical après un cafouillage devant le but niçois (2-2, 58e). Un peu de répit ensuite jusqu'à la prolongation, où les Rémois passent encore tout près de l'exploit, grâce à Fortes (106e) puis Fauré (108), dont le but est justement refusé pour hors-jeu. Mouloungui inscrit finalement un doublé salvateur, en reprenant à bout portant un centre de Mounier (2-3, 113e). Eric Roy, à l'issue de la rencontre, pouvait souffler: "On savait qu'avec la ferveur du public, ce serait un match compliqué. On a vu que c'était compliqué contre une CFA, puis contre une National, donc pourquoi pas à Reims ?" Effectivement, ça s'est même avéré très compliqué. Mais les demi-finales se feront avec Nice, et sans Reims. Bien sûr, c'est la seule chose à retenir.