Nibali, la passe de deux ?

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Nibali, la passe de deux ?
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Il y a un an, Vincenzo Nibali remportait le Tour d'Espagne, son premier grand Tour. Depuis, le grand espoir du cyclisme italien n'est pas parvenu à ajouter la moindre victoire à son palmarès. Tombé sur un grand Contador sur le Giro, le Sicilien entend conserver son titre sur la Vuelta, qui débute samedi, et mise sur la solidarité de son équipe Liquigas.

Il y a un an, Vincenzo Nibali remportait le Tour d'Espagne, son premier grand Tour. Depuis, le grand espoir du cyclisme italien n'est pas parvenu à ajouter la moindre victoire à son palmarès. Tombé sur un grand Contador sur le Giro, le Sicilien entend conserver son titre sur la Vuelta, qui débute samedi, et mise sur la solidarité de son équipe Liquigas. Quand on a 26 ans, comme Vincenzo Nibali, on a envie de progresser chaque année, cela paraît logique. Mais pour le coureur italien, 2011 aura du mal à être plus beau que 2010. L'an dernier, le Sicilien avait terminé 3e du Giro avant de remporter la Vuelta. Cette année, il a encore terminé 3e du Giro. Il lui reste donc à remporter de nouveau le Tour d'Espagne, qui débute samedi. Elémentaire. Le souci, c'est que Nibali court toujours après sa première victoire cette saison. Lui qui avait fait du Giro son principal objectif de la saison, contrairement à l'an passé où il s'était mis au service d'Ivan Basso, est tombé en mai sur un Contador littéralement intouchable. "Il m'a réduit en miettes", retient Nibali qui, à défaut de victoires, se montre satisfait de ses résultats (5e de Tirreno-Adriatico, 8e de Liège-Bastogne-Liège). "Je suis mécontent de ne pas encore avoir gagné cette année, mais je ne suis pas préoccupé non plus, parce que je fais une bonne saison, a-t-il confié récemment à la Gazzetta dello Sport. "Certains m'ont critiqué, mais c'est comme ça au sein de la Liquigas. On s'aide réciproquement", ajoute Nibali en référence au travail qu'il a effectué pour Peter Sagan sur le Tour de Pologne. Basso: "Nous sommes les Schleck d'Italie" Sur la Vuelta, Nibali comptera encore ses équipiers. Et pas seulement parce que l'épreuve débute par un contre-la-montre par équipes, samedi à Benidorm. Le requin de Messine, qui a récemment refusé une offre d'Astana, loue régulièrement l'ambiance au sein de la Liquigas et sa cohabitation avec Ivan Basso est des plus abouties. "Nous sommes les Schleck d'Italie", confiait récemment le Varésan. "Nous connaissons notre force, et nous savons quelles sont les attentes autour de nous, assure Mario Scirea, le directeur sportif de la formation italienne. La préparation de Nibali au Passo San Pellegrino s'est bien passée et il a montré en Pologne qu'il était en bonne forme." Si le parcours n'est pas forcément taillé pour un rouleur comme lui (un seul contre-la-montre individuel lors de la 10e étape), Nibali a hâte d'en découdre. "Je n'ai pas vu le parcours de la Vuelta, hormis sur le papier et il m'a l'air difficile. De toute façon, les Grands Tours, ce n'est jamais facile. Il faudra être au top d'entrée, pour essayer de gagner le chrono par équipes. Et puis, dès la Sierra Nevada le quatrième jour, fini de jouer. Mais le passage clé, c'est le triptyque dans les Asturies, en fin de deuxième semaine."