Ngog, l'âge mûr ?

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Ngog, l'âge mûr ?
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Arrivé à Bolton début septembre, David Ngog n'est pas encore aussi efficace qu'il le souhaiterait. Mais si les Wanderers ont misé sur le jeune attaquant français, après trois saisons passées dans l'ombre de Fernando Torres à Liverpool, c'est qu'ils croient en son potentiel. A dévoiler sur la pelouse d'Arsenal, mardi soir, en huitièmes de finale de la Carling Cup.

Arrivé à Bolton début septembre, David Ngog n'est pas encore aussi efficace qu'il le souhaiterait. Mais si les Wanderers ont misé sur le jeune attaquant français, après trois saisons passées dans l'ombre de Fernando Torres à Liverpool, c'est qu'ils croient en son potentiel. A dévoiler sur la pelouse d'Arsenal, mardi soir, en huitièmes de finale de la Carling Cup. C'est peut-être l'année ou jamais pour David Ngog, le moment de savoir si la trajectoire de sa carrière épousera plutôt celle de Florent Sinama-Pongolle ou de Nicolas Anelka. Deux joueurs qui, eux aussi, ont quitté le championnat de France à la majorité, ou presque, mais n'ont pas connu la même réussite sur les pelouses anglaises. Pour l'instant, son parcours outre-Manche ressemble dangereusement à celui du premier, exemple à ne pas suivre. Son ambition serait plutôt de suivre les pas du second, formé comme lui au PSG. Il en est encore loin, mais le natif de Gennevilliers a pris conscience qu'il était à un tournant. Recruté par Liverpool en 2008, alors qu'il venait de fêter ses dix-neuf ans, David Ngog a peu joué chez les Reds. En tout cas pas assez pour exploser. Son transfert à Bolton, dans les toutes dernières heures du dernier marché estival, est donc une aubaine. Dans l'effectif des Wanderers, nettement moins fourni que celui de son précédent club, il espère faire son trou et sortir de l'ombre de Fernando Torres, dans laquelle il a tenté de grandir. "Quand vous êtes dans un club comme Liverpool, vous l'acceptez, dit-il. Ça m'a rendu plus fort. Vous voulez vous rapprocher du plus haut niveau et Fernando est l'un des meilleurs. Vous apprenez beaucoup de joueurs comme ça. C'était une bonne expérience pour moi et j'espère montrer ici de quoi je suis capable." Désormais titulaire en Premier League (il a débuté quatre de ses six premiers matches à Bolton), le cousin de Jean-Alain Boumsong peine encore à trouver la bonne carburation. A son actif, un seul but, sur la pelouse de Wigan il y a dix jours (3-1). C'est peu. Mais de l'avis de tous, David Ngog a fourni beaucoup d'efforts depuis son arrivée. Des efforts qui ont fini par être récompensés. Coyle l'a séduit S'il est en progrès, il n'y a donc pas de raison pour qu'il fasse machine arrière. C'est en tout cas ce qu'espère le manager de Bolton, Owen Coyle. "Avec David, on a préféré dépenser de l'argent (environ quatre millions de livres sterling, ndlr) sur un joueur que l'on pense capable de grandir et de porter le club plutôt que miser sur quelqu'un de trente-deux ans et dont la valeur diminue dès qu'il signe, explique-t-il. Dans tous les clubs où je suis passé, j'ai cherché à investir sur des jeunes joueurs, en particulier sur des attaquants. Si David marque des buts, sa valeur va augmenter et je m'attends à ce qu'elle grimpe vu sa qualité." A vingt-deux ans, il a encore de belles années devant lui. Encore faut-il que l'ex-buteur de l'équipe de France espoirs, qui n'avait marqué qu'une fois en dix-huit apparitions avec le Paris Saint-Germain avant de faire ses valises, les mette à profit pour éclore. Enfin. "Je suis à un âge où je dois être sur le terrain tous les week-ends, affirme-t-il, lui qui a eu d'autres options cet été mais qui a choisi les Wanderers après avoir été séduit par le projet de l'entraîneur du club. Je dois encore travailler et prouver certaines choses mais j'ai acquis de l'expérience à Liverpool. J'ai joué quelques gros matches et aussi la Ligue des champions." Mardi soir, sur le pré d'Arsenal, ça ne sera qu'un huitième de finale de Carling Cup. Mais pour lui, il n'y a jamais de mauvaises occasions pour briller.