Ngapeth: "Revivre le doublé"

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Ngapeth: "Revivre le doublé"
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Tours-Poitiers, c'est le choc au sommet qui se profile ce samedi, à Paris-Coubertin, en finale du Championnat de France. Une affiche qui oppose les deux leaders de la saison régulière et qui pourrait permettre au TVB de réaliser un nouveau doublé Coupe-championnat. C'est en tout cas le souhait du MVP de la saison régulière, Earvin Ngapeth, qui a bien l'intention d'achever son aventure tourangelle sur une bonne note. Entretien.

Tours-Poitiers, c'est le choc au sommet qui se profile ce samedi, à Paris-Coubertin, en finale du Championnat de France. Une affiche qui oppose les deux leaders de la saison régulière et qui pourrait permettre au TVB de réaliser un nouveau doublé Coupe-championnat. C'est en tout cas le souhait du MVP de la saison régulière, Earvin Ngapeth, qui a bien l'intention d'achever son aventure tourangelle sur une bonne note. Entretien. Earvin, comment vous-sentez-vous physiquement ? Tout va bien. Après la demi-finale contre Cannes, on a eu trois jours de repos. On en a profité pour faire des soins, pour récupérer physiquement. On a repris l'entraînement le mardi, on était tous en pleine forme. Personne n'a eu de pépin physique. Est-ce une habitude de commencer l'entraînement par du foot ? (rires) Oui, ce petit jeu, on le fait tout le temps. On fait les vieux contre les jeunes, c'est un petit rituel avant chaque entraînement que l'on a. Ça permet de se détendre avant de passer aux choses sérieuses. Tours-Poitiers, on ne pouvait espérer plus belle finale. Oui, c'est sûr. C'est une jolie opposition entre les deux équipes qui ont fini aux deux premières places de la saison régulière. La logique est respectée. On a eu de belles confrontations les uns contre les autres. On va vraiment voir samedi qui est la meilleure équipe. Quels sont selon-vous les forces en présence de Poitiers cette saison ? Je pense qu'en premier, c'est la relation Pinheiro-Rouzier. Ils s'entendent bien. Quand Pinheiro sert bien, Antonin, il est difficile à attraper. "Anto" fait un gros boulot. Je pense qu'on a un peu le même point fort que Poitiers, notre collectif. C'est ce qui fait la force de notre équipe. Nous sommes deux équipes très homogènes qui avons un jeu bien en place. Et quand le jeu est en place, il est difficile d'arrêter la machine. "Lorsque l'on a annoncé que mon père n'avait pas été reconduit, j'étais un peu triste parce que je savais, du coup, que j'allais partir aussi" Dans quels secteurs de jeu faudra-t-il être irréprochable face à Poitiers ? Au service. Il va falloir gagner le combat service-réception. Quand Pinheiro a la récep dans les mains, il joue très vite au niveau des bouts de filet. On sait que ça peut vite devenir compliqué. Si on sert bien, ça nous aidera beaucoup. Comment expliquez-vous cette baisse de régime entrevue dès le début des play-offs ? Ça a été difficile suite au match de coupe. On a fait quatre matches dans la semaine. On est rentré le dimanche de Paris et on jouait le mardi face à Montpellier. Physiquement, c'était dur. On est revenu au top physiquement seulement au match retour des demi-finales, face à Cannes. C'est dire si on était vraiment éprouvés. Mais le fait que ça a été difficile et qu'on s'en soit sorti, ça nous a remotivé pour aller au bout. L'annonce du départ du clan Ngapeth n'a-t-elle pas plombé l'atmosphère du vestiaire avant la finale de samedi ? Non, pas du tout. Lorsque l'on a annoncé que mon père n'avait pas été reconduit, ça m'a fait bizarre. J'étais un peu triste parce que je savais, du coup, que j'allais partir aussi. C'était une évidence. J'avais déjà des propositions à l'étranger. Je savais que si je restais en France, c'était pour continuer à jouer avec lui. Ça a été un peu bizarre pendant quelques temps, certains joueurs étaient un peu tristes pour nous. Mais ça a duré une semaine et on s'est remotivés tout de suite. "On a déjà vécu un doublé l'an passé, c'est quelque chose d'extraordinaire" Avez-vous choisi votre future destination ? La presse parlait de Cuneo, Macerata ou Fenerbahçe. Il n'y a pas encore de décision de prise. On verra après la finale. En tout cas, ça me ferait plaisir de partir de Tours en ayant gagné trois fois la Coupe et deux fois le championnat. On va tout faire pour. On a déjà vécu un doublé l'an passé, c'est quelque chose d'extraordinaire, on a vraiment envie de le revivre. Quel aura été votre plus beau souvenir au Tours Volley-ball ? Je pense que c'est la première Coupe qu'on a gagné la première année. C'était la première fois que je jouais dans un effectif pro. J'étais rentré en demi-finale et j'avais joué la finale. C'est mon plus beau souvenir, mon premier titre avec Tours. Espérez-vous réintégrer l'équipe de France dans un futur plus ou moins proche? Ça veut dire quoi futur proche ? (rires) En tout cas, cet été, c'est mort. On verra bien après. Qu'avez-vous planifié pendant vos vacances ? Je rentre au pays, je vais voir ma famille au Cameroun. Je vais me ressourcer car ça fait longtemps que je n'ai pas été. J'espère que je reviendrai en forme. Un pronostic pour demain ? 3-1. Pour Tours bien sûr (rires).