Ngapeth: "Je n'étais pas heureux"

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Ngapeth: "Je n'étais pas heureux"
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C'est en plein entraînement, jeudi, en Pologne, qu'Earvin Ngapeth a accepté de répondre à nos questions. L'actualité du jeune réceptionneur-attaquant, c'est bien sûr son grand retour en équipe de France, qui prépare depuis le 31 juillet dernier le Championnat d'Europe en Autriche et en République tchèque (du 10 au 18 septembre prochains). "Je suis revenu normalement", assure à ce sujet l'ancien banni des Bleus.

C'est en plein entraînement, jeudi, en Pologne, qu'Earvin Ngapeth a accepté de répondre à nos questions. L'actualité du jeune réceptionneur-attaquant, c'est bien sûr son grand retour en équipe de France, qui prépare depuis le 31 juillet dernier le Championnat d'Europe en Autriche et en République tchèque (du 10 au 18 septembre prochains). "Je suis revenu normalement", assure à ce sujet l'ancien banni des Bleus. Earvin, tout d'abord, dites-nous si l'équipe de France vous a manqué pendant votre suspension... On ne peut pas dire que l'équipe de France m'a manqué. C'est le volley en lui-même qui m'a manqué. C'est la raison principale pour laquelle je suis revenu. Après, c'est sûr, j'ai des potes dans cette équipe... Je n'étais pas heureux. Ça me faisait un peu mal de voir qu'ils avaient des difficultés en Ligue Mondiale. Honnêtement, vous êtes-vous dit à un moment donné: "L'équipe de France ? Plus jamais !" ? Oui, bien sûr, je me le suis dit... À chaud. Après ce qui s'est passé l'été dernier, j'ai vécu un début de saison assez difficile et, à ce moment-là, je ne me voyais pas du tout retourner en équipe de France. Comment vos retrouvailles avec vos "potes" se sont-elles passées alors ? J'avais déjà discuté avec la plupart d'entre eux à la fin de la saison. Il y en avait encore quelques-uns que je n'avais pas pu voir, parce qu'ils jouaient à l'étranger: on a pu discuter quand ils sont revenus en France, on s'est appelé et puis voilà... Le problème principal, c'était avec Philippe (Blain). Il fallait qu'on ait une discussion, donc on l'a eue. Cependant, je ne suis pas du tout arrivé sur la pointe des pieds. Je suis revenu normalement. Peut-on écrire qu'entre vous et l'équipe de France, rien ne sera jamais plus comme avant ? Ce qui s'est passé l'été dernier nous a fait évoluer, ça a changé beaucoup de choses. Positivement. Par exemple, entre les joueurs, on ne parlait pas des problèmes. Là, dès qu'il y a quelque chose, on en parle et on règle ça tout de suite. Avec Philippe, c'est pareil. Il y a eu un gros problème de communication l'année dernière. On s'est dit tous les deux que dès qu'il y a un souci, on en discute, on règle ça tout de suite, et on passe à autre chose. "On est capable de faire de belles choses" Vous vous êtes vus plusieurs fois avec Philippe Blain. Racontez-nous ces rencontres, leurs teneurs... La première discussion, à Pau, on a surtout parlé de ce qui s'était passé, on a mis les choses à plat. Après, on s'est vu une deuxième fois et on a beaucoup parlé des objectifs. L'objectif à long terme, c'est vraiment de se qualifier pour les Jeux Olympiques 2012. À plutôt court terme, c'est le Championnat d'Europe. Pourquoi pas être dans le dernier carré... Osons: pensez-vous que cette équipe peut faire aussi bien qu'à l'Euro 2009 (finaliste) ? J'en suis sûr à 100% ! On est capable de faire de belles choses, d'aller chercher tout ce que l'on veut. Il suffit juste qu'on soit tous dedans et tous à fond au moment où il le faudra. Pas comme à la Ligue Mondiale en fait... D'ailleurs, l'avez-vous regardée à la télévision ? Qu'en avez-vous pensée ? Oui, j'ai regardé quelques matches. Tout simplement: j'ai vu une équipe de France qui n'était pas prête. C'était une nouvelle équipe, il fallait reconstruire des choses, il y avait des systèmes qui n'étaient pas prêts. En face, il y avait des grosses équipes qui, elles, étaient déjà rodées, avec de l'expérience. C'est pour ça qu'ils ont eu beaucoup de mal. Comment ça se passe depuis le début du rassemblement ? Le groupe vit super bien. Les systèmes ont été mis en place, on a fait une grosse préparation physique. Là, on est en train de monter en puissance. On a battu les Tchèques (victoire 3-1), on s'est mesuré aux Bulgares (défaite 3-0). Contre eux, j'ai envie de dire qu'on a fait jeu égal, même si, physiquement, ils étaient un cran au-dessus de nous. On les a tenus. Et là, on arrive contre les Polonais, encore une grosse nation du volley-ball. On va se frotter à eux et voir comment on progresse.