New York, le cours bleu dévisse

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New York, le cours bleu dévisse
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Jeudi noir pour le tennis français à New York. Après Gaël Monfils, Richard Gasquet a lui aussi rendu les armes dans la nuit de jeudi à vendredi, frustré par Ivo Karlovic (6-4, 6-2, 2-6, 7-6). Et si Jo-Wilfried Tsonga continue sa route, il n'y a en revanche plus de Françaises dans le tableau féminin au terme du deuxième tour. Par contre, tout roule pour Roger Federer et Novak Djokovic.

Jeudi noir pour le tennis français à New York. Après Gaël Monfils, Richard Gasquet a lui aussi rendu les armes dans la nuit de jeudi à vendredi, frustré par Ivo Karlovic (6-4, 6-2, 2-6, 7-6). Et si Jo-Wilfried Tsonga continue sa route, il n'y a en revanche plus de Françaises dans le tableau féminin au terme du deuxième tour. Par contre, tout roule pour Roger Federer et Novak Djokovic. LES BLEUS DE NEW YORK A ce rythme, c'est à se demander si cet onglet a encore un intérêt... De 14 dans le tableau masculin et sept dans le tableau féminin, il ne reste, après quatre jours de tournoi, plus que quatre rescapés. Tous chez les messieurs... Au lendemain de l'élimination de sa joueuse n°1, Marion Bartoli - la seule à être classée dans le top 50 - le tennis féminin tricolore a perdu jeudi ses deux dernières représentantes: Alizé Cornet, qui bute toujours sur ses vieux démons, et Pauline Parmentier, battues respectivement par l'Italienne Roberta Vinci (6-2, 6-3) et par la Slovaque Daniela Hantuchova (6-3, 7-5). Résultat, il n'y aura pas la moindre Française au troisième tour d'un tournoi du Grand Chelem, pour la troisième fois en 25 ans. Les deux précédents écueils, en 1986 et 2009, avaient déjà eu pour théâtre Flushing Meadows. Une "Grosse pomme" décidément pas tendre avec les Bleus, puisque l'hécatombe a gagné le tableau messieurs jeudi, avec les éliminations inattendues et prématurées de Gaël Monfils et Richard Gasquet - deux des "Quatre mousquetaires" tricolores figurant dans le top 15 mondial - auxquelles s'ajoute celle de Michaël Llodra, transparent face au Sud-Africain Kevin Anderson (6-1, 6-2, 6-2). Le n°1 français, les genoux usés jusqu'à la moelle, a fini par céder face à l'infatigable Espagnol Juan Carlos Ferrero (voir: Monfils était cuit). Classé 13e mondial et tête de série n°13, le Biterrois pas été gâté par le tirage au sort et n'a pas résolu l'énigme Ivo Karlovic au service (6-4, 6-2, 2-6, 7-6 [4]). "Son service est ignoble et il a bien tenu en fond de court", ne pouvait que constater le Biterrois, très frustré à sa sortie du court, notamment pour ne pas avoir su saisir sa chance quand il le fallait. "Je dois l'emmener dans un cinquième set, pestait-il. Je ne dois pas perdre le jeu de 4-2 au quatrième set, avec deux doubles fautes qui n'ont pas lieu d'être. Sûrement la crispation, car je savais que c'était un moment clé. C'est dommage." Dommage pour les intéressés, qui ont perdu gros dans la course au Masters. Jo-Wilfried Tsonga, toujours aussi impressionnant face à Serguei Bubka Jr. (6-3, 7-5, 6-2) et désormais l'un des quatre rescapés tricolores avec Gilles Simon, Julien Benneteau et Nicolas Mahut (tous attendus vendredi pour leur 2e tour), est désormais le mieux placé dans les rangs français pour se qualifier. LA STATISTIQUE Roger Federer en est à 225 victoires en Grand Chelem, après sa victoire jeudi face à Dudi Sela. Quelque peu en dilettante face à Santiago Giraldo pour son premier match à New York, le Suisse a haussé le ton au 2e tour de l'US Open (6-3, 6-2, 6-2). Le voilà seul à la deuxième place du nombre de succès en Majeurs, devant Andre Agassi (224), à huit victoires du record de Jimmy Connors (233). Le voilà surtout au 3e tour face au Croate Marin Cilic, un match pas gagné d'avance... LA PHRASE "Je vous le dis, quand on est joueur de tennis, comme n'importe quel athlète, tout semble tellement bon quand on joue parfaitement. Tu es heureux car ton jeu est exactement comme tu voudrais qu'il soit, au top, au niveau le plus élevé possible." Qui d'autre que Novak Djokovic pour parler de la sorte ? La promenade de santé continue pour le n°1 mondial qui, après avoir déjà profité de l'abandon de Conor Niland au premier tour, n'aura passé qu'une heure et demie sur le court pour balayer le pauvre Argentin Carlos Berlocq en trois sets, n'offrant à ce dernier que deux petits jeux dans la dernière manche (6-0, 6-0, 6-2). Ça doit être ça, jouer parfaitement ! LE "BIG" MATCH C'est peu dire qu'Alexandr Dolgopolov est passé par tous les états. La révélation de l'année 2011, quart-finaliste en Australie après avoir sorti Jo-Wilfried Tsonga et Robin Söderling, s'est fait peur face au modeste Italien Flavio Cippola. Après deux sets rondement menés (6-0, 7-5), l'Ukrainien a subi une soudaine coupure de courant dans le troisième set, perdu 6-2. S'il semblait s'être repris dans la manche suivante pour mener 4-1, Dolgopolov a de nouveau perdu pied, cédant le quatrième set avant de se faire prendre son service dans la cinquième manche décisive. A 4-2 en sa défaveur, la tête de série n°22 s'est finalement réveillée pour conclure cette rencontre, après 3h20' de hauts et de bas.