Ndy Assembe: "J'ai des ambitions"

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Ndy Assembe: "J'ai des ambitions"
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Revenu un peu à contre-coeur au FC Nantes après avoir été prêté un an à Valenciennes, Guy Roland Ndy Assembe n'a qu'une idée en tête, celle d'aider les Canaris à retrouver la Ligue 1 à l'issue de la saison. A l'aube d'une rencontre au sommet face à Sedan, vendredi, à la Beaujoire, pour la 18e levée de Ligue 2, le portier de la Maison Jaune confie ses impressions d'avant-match et en profite pour faire un bilan de mi-parcours.

Revenu un peu à contre-coeur au FC Nantes après avoir été prêté un an à Valenciennes, Guy Roland Ndy Assembe n'a qu'une idée en tête, celle d'aider les Canaris à retrouver la Ligue 1 à l'issue de la saison. A l'aube d'une rencontre au sommet face à Sedan, vendredi, à la Beaujoire, pour la 18e levée de Ligue 2, le portier de la Maison Jaune confie ses impressions d'avant-match et en profite pour faire un bilan de mi-parcours. Guy Roland, cette défaite à Istres (2-1) lors de l'ultime levée vous a-t-elle laissé un goût amer ? Oui, c'est sûr. C'était un match pas évident à jouer là-bas avec des conditions climatiques difficiles. Il faisait froid. Et vu les enjeux qu'il y avait au classement, c'est vrai que ça nous reste un peu en travers de la gorge. On mène 1-0 jusqu'à la 70e minute de jeu et ensuite on prend deux buts, c'est dommage. On aurait pu accrocher le podium avant la trêve, ça nous aurait fait beaucoup de bien, même si on n'est pas très loin et que tout reste jouable. Ça nous aurait également permis d'aborder le match de Sedan avec beaucoup plus de sérénité. Qu'est-ce qui vous a fait défaut dans ce match ? On a toujours voulu jouer, même à 1-0, on a essayé de tuer le match. On a eu quelques occasions avant l'égalisation, trois ou quatre occasions franches qu'on n'a pas su concrétiser. Ce qui nous a fait défaut, c'est d'avoir trop voulu jouer et de ne pas avoir gardé le score. On n'a pas été assez prudents, on a mal géré la fin de match. L'entraîneur parlait d'un péché de jeunesse. Pensez-vous que Nantes est une équipe trop jeune et trop inexpérimentée pour rivaliser avec les grosses écuries de Ligue 2 ? Non, on est jeunes mais on n'est pas arrivés là par hasard. Pour acquérir de l'expérience, il faut jouer tous les matches et progresser ensemble. Ça fait partie du jeu. On a tous été jeunes et inexpérimentés. Il faut passer par là. "Je ne pense pas qu'il y ait une équipe supérieure à nous" On imagine que cette victoire en Coupe de France face à Vertou (2-0) a eu le mérite de vous redonner confiance. Avez-vous à coeur de bien figurer dans cette compétition ? C'est un objectif, oui. Mais on a envie de bien figurer à tous les matches, notamment en championnat. On veut tous remonter en Ligue 1 et ça passe par des bonnes prestations. La Coupe de France reste néanmoins enrichissante. Ça nous permet de connaître d'autres clubs, d'autres divisions, d'autres états d'esprits. Le match de Vertou nous a apporté de la confiance. Ils avaient à coeur de gagner parce qu'il y a deux ans, ils avaient déjà perdu. Ça nous a permis à nous de voir comment on allait réagir après cette défaite en championnat. Estimez-vous avoir les armes pour prétendre à un billet pour la Ligue 1 à la fin de la saison ? Pour l'instant, si l'on regarde tous les matches que l'on a pu faire, je ne pense pas qu'il y ait une équipe qui ait été supérieure à nous. On a tous fait de bons matches. Si on en est là aujourd'hui, à cette sixième place, à quelques points du leader, ce n'est pas pour rien. Mais il y a encore des choses à améliorer. D'ici la fin de saison, on aura le temps de voir si vraiment, on est aptes à aller en Ligue 1 ou non. L'ambiance est-elle au rendez-vous dans le vestiaire nantais ? L'atmosphère est bonne. Après le match face à Istres, on avait quelques regrets, c'est vrai, notamment avec les résultats des autres rencontres qui nous étaient profitables. On est passés à travers, c'est tout. La réception de Sedan vendredi est alors une opportunité de se racheter ? C'est effectivement l'occasion de se racheter. On est à domicile. Il faut ramener un résultat et ne surtout pas perdre de points. On est chez nous, on doit gagner, on travaille pour et on va tout faire pour. "Tout le monde bosse et se donne à 100% pour faire avancer l'équipe" Craignez-vous l'armada offensive sedanaise qui a déjà frappé à 32 reprises cette saison ? Il n'y a pas à avoir peur de ses attaquants. Et puis, nous aussi on a nos armes. Et en plus, on joue à domicile, c'est à eux d'avoir la pression. Ils connaissent l'enjeu. S'ils perdent ce match, on revient à égalité. Deux victoires face à Sedan puis Le Havre seraient-elles un beau cadeau de Noël ? (rires) Ce serait en en effet un beau cadeau de Noël. Mais on va déjà commencer par Sedan, on sait que ça va pas être facile. Après seulement, on étudiera le match face au Havre. D'un point de vue personnel, comment vous sentez-vous dans cette équipe de Nantes ? Tout va bien, je suis à l'aise, je joue tous les matches à fond, il n'y a aucun souci apparent. Tout le monde bosse et se donne à 100% pour faire avancer l'équipe. Avez-vous des regrets de ne pas avoir eu l'opportunité de rester à Velenciennes et d'avoir été contraint de revenir au FCN ? Des regrets, non. On a cherché des solutions, on a tout fait pour que je puisse rester à Valenciennes. Ça ne s'est pas fait. L'épisode Sochaux ne s'est pas fait non plus. J'ai des ambitions, des objectifs à atteindre. Par rapport à ça, je ne peux pas rester sur ces deux échecs. Quelles sont-elles ces ambitions auxquelles vous faites allusion ? Ah, je les garde pour moi. Une fois qu'elles seront atteintes, je pourrai les dévoiler ! Cela veut-il dire que l'an prochain, vous ne serez plus au FC Nantes ? Non, ça ne veut rien dire. Pour l'instant, je joue à Nantes, j'essaie de faire de mon mieux pour aider l'équipe à monter en Ligue 1 et atteindre mes objectifs. Après on verra. Mais je ne suis pas maître de mes décisions. Mon contrat a été signé jusqu'en 2012. Tout dépend des offres aussi. Je reste ouvert, il faut aussi que le club soit d'accord. L'année dernière, j'étais OK, mais les deux clubs n'ont pas réussi à s'entendre et du coup je suis resté.