Nasri, c'est pour quand ?

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Nasri, c'est pour quand ?
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Titularisé par Laurent Blanc vendredi soir à Tirana, Samir Nasri, en dépit d'une bonne fin de rencontre, a une fois de plus raté son match en sélection, donnant raison à ceux qui estiment que le nouveau milieu de terrain de Manchester City ne mérite plus sa place en Bleu. Après le match, l'intéressé et le sélectionneur ont refusé de commenter le contenu du match de l'ancien Gunner, mais la question de sa présence mardi à Bucarest se pose...

Titularisé par Laurent Blanc vendredi soir à Tirana, Samir Nasri, en dépit d'une bonne fin de rencontre, a une fois de plus raté son match en sélection, donnant raison à ceux qui estiment que le nouveau milieu de terrain de Manchester City ne mérite plus sa place en Bleu. Après le match, l'intéressé et le sélectionneur ont refusé de commenter le contenu du match de l'ancien Gunner, mais la question de sa présence mardi à Bucarest se pose... Il a d'abord traversé la zone mixte comme une ombre, agacé par une première question portant sur sa performance individuelle - mauvaise - contre l'Albanie, et reprochant à son interlocuteur de lui chercher des poux. Finalement, Samir Nasri, peut-être parce qu'il a senti que cela ne servirait à rien d'aggraver son cas, est revenu s'expliquer devant les journalistes français présents à Tirana pour confier quelques sentiments sur cette précieuse victoire pour les Bleus, évoquant un "bon résultat". Mais pas un mot de plus sur lui. La raison ? "On cherche à m'opposer au sélectionneur". Un sélectionneur qui, la veille, interrogé sur les propos du milieu de terrain de Manchester City dans France Football - Nasri lui reprochant de le critiquer par médias interposés plutôt que de lui dire les choses en face - avait remis l'impétrant à sa place, d'un "si j'étais à sa place, je sais où je répondrais", indiquant clairement la pelouse albanaise. La réponse est-elle venue ? Assurément non. Car si Samir Nasri reste muet sur ses performances sous le maillot bleu, il y a clairement des choses à dire sur le rendement d'un joueur qui en a agacé plus d'un dans les tribunes du Qemal Stafa Stadiumi vendredi. Altercation verbale en début de match avec un Florent Malouda qui a fait semblant de ne pas l'entendre, positionnement trop bas qui l'empêche de peser sur le jeu de l'équipe de France, petites mesquineries inutiles à l'égard de l'adversaire, notamment en première période avec le buteur Bogdani, choix techniques hasardeux, l'ancien Marseillais, qui a parfois l'art de se compliquer la vie sur le terrain, est passé à côté de son match. Il aurait pu sauver la mise en toute fin de rencontre s'il n'avait trouvé le poteau droit albanais après un centre de Ribéry, magnifiquement "prolongé" d'une feinte de corps par Benzema, mais c'eût été l'arbre qui cache la forêt des insuffisances actuelles d'un joueur qui ne parvient pas à reproduire en Bleu ce qu'il montre plus souvent en club. Blanc: "Vous commencez à m'agacer" A force, ça l'agace, d'autant que Laurent Blanc lui reproche effectivement assez régulièrement de ne pas se montrer assez décisif en sélection, ce qu'il a encore fait au moment de communiquer la liste des 24 pour le double déplacement en Albanie et en Roumanie en pointant le peu de buts inscrits par Nasri en Bleu (2 en 24 sélections). D'où le mécontentement affiché par l'intéressé dans France Football - il assuré vendredi en avoir discuté et "rigolé" avec le sélectionneur - et sans doute un comportement qui ne fait rien pour redorer son blason. A l'issue de la rencontre, sans doute conscient qu'il était peut-être temps d'apaiser la colère qui commence à monter chez l'ancien Gunner, le patron des Bleus n'en a d'ailleurs pas rajouté, refusant même d'évoquer le sujet: "Je ne vais pas parler individuellement des joueurs. Vous commencez à m'agacer, vous me posez toujours les mêmes questions, toujours sur les mêmes joueurs, je vous dis que je suis globalement satisfait de la production des joueurs, je m'en tiendrai là. Au moins, sur ce plan-là, les deux hommes étaient d'accord vendredi soir... Pour le reste, l'essentiel, c'est-à-dire le non-match de Nasri en Albanie, il faudra sans doute avoir la composition d'équipe alignée mardi soir à Bucarest par Laurent Blanc pour savoir si ce dernier a apprécié, ou non, la prestation d'un Samir Nasri au destin bleu parfois contrarié...