Nasri a tenu parole

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Nasri a tenu parole
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Terne lors de ses précédentes sorties en bleu, Samir Nasri a repris des couleurs, vendredi, contre l'Albanie. Crédité notamment d'une passe décisive, le Citizen a brillé dans l'entrejeu par sa technique et sa vision du jeu. Un retour aux affaires annoncé par l'intéressé même quelques jours auparavant. Mais pas question pour l'ancien Marseillais de fanfaronner.

Terne lors de ses précédentes sorties en bleu, Samir Nasri a repris des couleurs, vendredi, contre l'Albanie. Crédité notamment d'une passe décisive, le Citizen a brillé dans l'entrejeu par sa technique et sa vision du jeu. Un retour aux affaires annoncé par l'intéressé même quelques jours auparavant. Mais pas question pour l'ancien Marseillais de fanfaronner. "J'ai envie de montrer que mes deux ou trois derniers matches étaient des accidents." Mercredi à Clairefontaine, Samir Nasri annonçait la couleur. "J'ai vraiment envie de bien faire mais je ne veux pas trop me mettre de pression, sinon les épaules deviennent trop lourdes. Je veux jouer et être le meilleur possible, même si je ne revendique rien. Qui je suis pour demander de jouer à gauche, à droite ou dans l'axe ? En équipe de France, rien n'est jamais acquis et tu peux te faire prendre ta place par un jeune qui arrive et qui est bon." L'allusion à Marvin Martin n'aura échappé à personne. Et l'ancien Gunner, titulaire vendredi contre l'Albanie au contraire du Sochalien, a pris soin d'ajouter les actes aux paroles. Pointé du doigt ces derniers temps pour sa timidité sur le terrain et sa nonchalance en dehors, Samir Nasri a apporté la meilleure des réponses à une presse qui l'a "tué", selon ses propres termes. "Ma réponse aux critiques ? Je n'ai pas cherché à répondre à quoi que ce soit, affirmait-il cependant, après coup, dans les coulisses du Stade de France. Comme je l'ai dit, je me suis trompé le mois dernier en voulant faire la guerre n'importe comment... Ce n'est pas la solution. La solution, c'est de jouer au football, c'est ce que je sais faire de mieux. J'ai essayé de montrer mon envie et de bien faire car, le mois dernier, je n'ai pas agi comme j'ai été éduqué. C'est mieux que mes deux dernières sorties mais on n'a fait que la moitié du travail." Elu homme du match vendredi soir après avoir notamment délivré une passe décisive à Loïc Rémy, non sans s'être débarrassé seul de trois adversaires, le joueur de Manchester City n'a pas souhaité s'attarder sur son cas personnel pour autant, mettant en avant la prestation aboutie et les ambitions d'un collectif retrouvé. "On l'a fait, et on l'a bien fait, dixit l'homme qui a touché pas moins de 116 ballons contre les Albanais. On avait à coeur de faire un beau match, surtout avec tous les forfaits et les blessures qu'il y a eus en début de semaine. Chacun a pris ses responsabilités et le groupe a montré un certain collectif. Maintenant, il faut se concentrer sur le match de mardi qui sera la grande finale de ce groupe. Ce serait un piège de les attendre, d'essayer de faire match nul. On va jouer notre football en essayant de les mettre en difficulté. C'est bien, parce que la Bosnie est une équipe qui joue. Il y aura un peu plus d'espaces que ce soir." A cette occasion, Samir Nasri rejouerait bien dans ce fameux 4-4-2 modulable qui l'a vu briller sur le flanc vendredi, avant d'évoluer avec le même brio dans une position plus axiale. "J'ai mes repères car je joue comme ça chaque week-end. Le 4-4-2 est un système intéressant qui nous permet d'avoir davantage de solutions, et plus de profondeur." Laurent Blanc pourrait être tenté de reconduire l'expérience, lui qui s'est dit satisfait de la performance d'un élément dont il "attendai(t) plus" jusqu'alors. "Il a été bon, concédait à l'issue de la rencontre "le Président". On a pu se rendre compte de sa bonne maîtrise technique, même si on a mal joué certains coups offensifs. Globalement, je crois qu'on peut dire que le milieu de terrain a été très bon. Samir (Nasri, ndlr), Yann (M'Vila, ndlr) et Yohan (Cabaye, ndlr), ces trois joueurs nous apportent énormément en terme de maîtrise technique et collective." A confirmer bien sûr contre une Bosnie d'un tout autre calibre.