Naples, le droit d'y croire

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Naples, le droit d'y croire
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Vingt-et-un an après son dernier titre, Naples entretient l'espoir d'inscrire son nom au palmarès de la Serie A pour la troisième fois. Dauphins de l'AC Milan à l'aube de la 32e levée, les Azzurri effectueront dimanche un déplacement sur le terrain de Bologne. Sans Edinson Cavani, suspendu, mais avec le soutien immodéré des 15.000 tifosi attendus à Renato-Dall'Ara.

Vingt-et-un an après son dernier titre, Naples entretient l'espoir d'inscrire son nom au palmarès de la Serie A pour la troisième fois. Dauphins de l'AC Milan à l'aube de la 32e levée, les Azzurri effectueront dimanche un déplacement sur le terrain de Bologne. Sans Edinson Cavani, suspendu, mais avec le soutien immodéré des 15.000 tifosi attendus à Renato-Dall'Ara. Une semaine après une incroyable victoire obtenue aux dépens de la Lazio (4-3), Naples reprend du service. Loin de son antre, le bouillant San Paolo, la Società Sportiva Calcio Napoli est attendue à Bologne, formation du ventre mou de la Serie A. Un adversaire qui, sur le papier, ne semble pas en mesure d'enrayer la belle mécanique azzurra, comme en atteste le déroulement du match aller et ce large succès (4-1) obtenu par Paolo Cannavaro et les siens, le 21 novembre dernier. Pareille performance sera donc espérée par les nombreux supporters du Napoli et même indispensable pour continuer à rêver d'un sacre au soir de la 38e et dernière levée. Car pour la première fois depuis les folles années Maradona, Naples est toujours en lice pour le titre de champion à l'amorce de la dernière ligne droite. Le plus beau symbole de la renaissance d'un club qui, en l'espace de sept saisons, est passé de la Serie C, la troisième division italienne, aux premiers rôles du football transalpin. Consécutivement 8e, 12e puis 6e depuis son retour dans l'élite, Naples connaît dans cet exercice 2010-2011 une véritable cure de jouvence à laquelle Walter Mazzarri est tout sauf étranger. En poste depuis 2009, le technicien a su redonner confiance à tout un groupe en instaurant un 3-4-3 synonyme de garanties. "Il a été génial pour comprendre les caractéristiques des joueurs. Mazzarri est le Maradona de ce Napoli", a même lâché récemment le sélectionneur de la Nazionale, Cesare Prandelli. Cavani suspendu Fort d'un entraîneur aussi compétent que charismatique, Naples dispose également de sérieux arguments sur le terrain, à commencer par Edinson Cavani. Arrivé l'été dernier en provenance de Palerme, l'attaquant uruguayen âgé de 24 réalise une saison exceptionnelle et totalise déjà 25 réalisations en championnat. Problème, le natif de Salto ne sera pas du voyage à Bologne, suspendu. Privé de son artificier en chef, Naples devrait donc s'appuyer sur un autre Sud-Américain pour tenir le poste d'avant-centre en la personne d'Ezequiel Lavezzi. L'Argentin n'est pas un illustre inconnu mais devrait tout de même éprouver quelques difficultés à faire oublier le sens du but d'El Matador, lui qui n'a fait trembler les filets qu'à 6 reprises depuis le coup d'envoi de la saison. Reste que le collectif du Napoli est parfaitement huilé. Même sans son meilleur buteur, la formation de Campani ne devrait avoir aucun mal à s'exprimer, plus que jamais motivée par la conquête d'un titre qui lui échappe depuis 1990, époque à laquelle un certain Diego éclaboussait les week-ends de son inimitable talent. Et pour espérer renouer avec son lustre d'antan, Naples pourra encore et toujours compter sur le soutien inconditionnel de ses fidèles tifosi, 15.000 d'entre eux étant attendus dans les travées du Stade Renato-Dall'Ara. Une imposante délégation qui ne manquera pas de donner de la voix et de se rappeler que la dernière fois que Naples a été deuxième à sept journées du terme de la saison, en 1989-90, il a fini champion devant l'AC Milan...