Nantes ne s'en sort plus

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Nantes ne s'en sort plus
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Nantes n'en finit plus de piquer ses crises. Alors que Waldemar Kita est toujours à la recherche d'un repreneur, l'attelage qu'il avait constitué pour s'occuper du domaine sportif a volé en éclat en deux jours. Après la démission de Stéphane Ziani, le directeur technique, mardi, c'est en effet Guy Hillion, le coordinateur sportif, qui a claqué la porte, jeudi.

Nantes n'en finit plus de piquer ses crises. Alors que Waldemar Kita est toujours à la recherche d'un repreneur, l'attelage qu'il avait constitué pour s'occuper du domaine sportif a volé en éclat en deux jours. Après la démission de Stéphane Ziani, le directeur technique, mardi, c'est en effet Guy Hillion, le coordinateur sportif, qui a claqué la porte, jeudi. Si les joueurs n'ont pas encore repris l'entraînement du côté de la Jonelière, Nantes n'a pas perdu son temps pour de nouveau entrer dans une période de flottement, propre aux Canaris depuis de trop nombreuses années. Ainsi, en deux jours, l'édifice sportif construit au-dessus de Landry Chauvin, le nouvel entraîneur, s'est écroulé comme un fétu de paille. Stéphane Ziani est le premier à avoir allumé l'étincelle. Adjoint de Philippe Anziani lors de la fin de saison, l'ancien milieu de terrain avait été désigné directeur technique du club il y a moins de deux semaines. Mardi, tout a volé en éclat, et Ziani a décidé de démissionner. Les rumeurs ont couru, et le journal 20minutes parle ainsi d'un conflit ouvert avec Guy Hillion, ce dernier se contentant de déclarer: "Stéphane Ziani démissionne pour raisons personnelles. J'attends d'en savoir davantage...". Chauvin reste positif L'ancien recruteur de Chelsea n'aura ensuite mis que deux jours pour lui aussi prendre la poudre d'escampette, quittant son poste de coordinateur sportif, occupé depuis le 1er avril dernier. "Je quitte Nantes pour incompatibilité d'humeur avec la direction, et, comme Stéphane Ziani que j'apprécie beaucoup, pour raisons personnelles", explique Hillion à Ouest-France. Une situation conflictuelle avec Waldemar Kita qui aura donc eu raison de sa patience. "Il sent que quand il dit blanc, le président dit noir", raconte un salarié du club dans les colonnes de 20 minutes. En interne, on parle ainsi du caractère trop frontal du coordinateur sportif, qui n'aurait jamais cherché à éviter les conflits et qui était d'ailleurs court-circuité par la plupart des agents de joueurs. Ces derniers préféraient rendre compte à Kita plutôt qu'à lui, pourtant chargé du recrutement du FC Nantes. Au final, le président Kita se retrouve en prise directe avec Landry Chauvin, qui de son côté tente de rester positif. "Je suis venu avec une mission, je n'en déroge pas. Il y a 25 joueurs sous contrat, ils n'ont pas à en pâtir. Disons que mon portable va être plus actif. J'espère qu'il y aura quelques nouvelles têtes pour la reprise", glisse l'ancien Sedanais, qui préfère donc s'éloigner du bourbier, pour tenter de préparer une saison qui ne s'annonce pas de tout repos.