Nantes grandit vite

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Nantes grandit vite
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En Division 1 depuis désormais trois saison, le HBC Nantes n'en finit plus de progresser. Actuellement bien calés à la cinquième place, les hommes de Thierry Anti, qui se déplacent à Paris, jeudi, dans le cadre de la 24e journée, visent une place européenne. Une qualification qui permettrait au "H" de continuer son impressionnante ascension.

En Division 1 depuis désormais trois saison, le HBC Nantes n'en finit plus de progresser. Actuellement bien calés à la cinquième place, les hommes de Thierry Anti, qui se déplacent à Paris, jeudi, dans le cadre de la 24e journée, visent une place européenne. Une qualification qui permettrait au "H" de continuer son impressionnante ascension. Où s'arrêtera Nantes ? Arrivé en Division 1 en 2008, et après une première saison compliquée, le HBCN n'en finit plus de gravir les marches vers le haut de tableau. "Les choses vont tellement vite", souffle Thierry Anti, qui a débarqué sur les bords de l'Erdre en 2009, après une expérience douloureuse à Paris. En Loire-Atlantique, l'ancien Cristolien découvre une nouvelle ambiance, loin de l'anonymat de Coubertin. "On a reconstruit une équipe, on est un club relativement neuf", explique le coach, alors que son équipe vient d'infliger une sévère défaite à Saint-Raphaël (39-26), pour consolider son statut d'européen. Une qualification en Coupe d'Europe qu'Anti ne juge pas vitale, car "programmée pour l'année prochaine". Toutefois, Nantes ne crachera pas dessus. "On veut continuer à exister et à garder la place qui est la nôtre, celle d'un club qui est très aimé, très suivi. On essaie à chaque fois de donner un petit peu plus à nos spectateurs, donc l'Europe, pour eux, ce serait une très grande chose". Pour le technicien, cette cinquième place reste surtout la récompense d'un travail bien fait. "Tous les spécialistes nous voyaient en milieu de tableau, 7e ou 8e, et aujourd'hui, si on arrive à être dans le Top 5, ce sera une grande performance". Anti: "La Ligue des champions ? Une question d'argent" Une performance qui aura en tout cas de quoi réjouir une ville jusque-là centrée sur le football. Un rapport qui a tendance à évoluer. "On a beaucoup de gens qui viennent du football. On a même quelques petits partenaires qui viennent du football et qui ont plaisir à venir au hand voir l'atmosphère qui y règne, glisse Thierry Anti. La communion qui peut y avoir avec les joueurs. Et surtout la capacité à être disponibles. C'est un petit peu le label du handball français en général". Pour continuer sur cette lancée, il faut donc continuer à grandir, même s'il faut aussi penser à "consolider les bases". Ainsi, si Nantes a bien proposé un contrat à Jérôme Fernandez - "toujours dans l'optique de développer encore plus haut et plus vite le club" -, le club n'en oublie pas la formation avec la création d'un centre de formation il y a deux ans - "A chaque saison, on a fait signer un jeune". La question qui se pose désormais est de savoir quand le club disputera-t-il la Ligue des champions ? "Il faut des moyens financiers supérieurs. On a un peu plus de deux millions d'euros de budget, explique Anti. Et pour arriver à un niveau comme ça, il en faut au minimum trois, voire quatre. A un moment donné, ça devient une question d'argent". Et donc de patience.