Nantes, fragile malgré lui

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Nantes, fragile malgré lui
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En déplacement sur la pelouse de Boulogne-sur-Mer, lundi soir, en clôture de la douzième journée de Ligue 2, Nantes, sur une série de six matches sans défaite, a montré qu'il restait très fragile. Les Canaris, qui menaient au score à dix minutes de la fin, se sont fait rejoindre puis dépasser par des Nordistes survoltés (1-2). Du coup, leurs espoirs de rapproché dans la course au podium se sont échappés.

En déplacement sur la pelouse de Boulogne-sur-Mer, lundi soir, en clôture de la douzième journée de Ligue 2, Nantes, sur une série de six matches sans défaite, a montré qu'il restait très fragile. Les Canaris, qui menaient au score à dix minutes de la fin, se sont fait rejoindre puis dépasser par des Nordistes survoltés (1-2). Du coup, leurs espoirs de rapproché dans la course au podium se sont échappés. Et si Pascal Planque était béni des Dieux ? En réussite dans les Ardennes pour sa première comme titulaire du poste sur le banc boulonnais (4-1), l'ancien adjoint de Michel Estevan a vu son équipe renverser une situation compromise pour s'imposer face à Nantes (2-1), lundi soir, en clôture de la douzième journée de Ligue 2. Une équipe nantaise, invaincue depuis six rencontres (trois victoires, trois nuls), qui a longtemps eu le podium dans son viseur avant de subir la révolte nordiste en toute fin de rencontre. Et donc de rester en milieu de tableau (9e). Pourtant, on a longtemps cru que la partie allait sourire aux Canaris tant les locaux faisaient preuve d'indigence dans leur utilisation du ballon. Leurs visiteurs du soir n'en faisaient pas meilleur usage mais une "action à la nantaise" avait suffi à leur bonheur en première période. A l'origine de cette phase de jeu, partie de la ligne médiane, Martins Pereira se retrouvait également à la conclusion, après plusieurs relais, pour glisser le cuir sous le ventre de Gurtner (1-0, 25e). Une occasion, un but. Et encore une réalisation d'un défenseur, ce secteur ayant inscrit un tiers des buts marqués par le FCN depuis le début de saison. Boulogne, quel finish ! Preuve de la nouvelle souveraineté d'un club à qui tout semblait réussir depuis le 9 septembre dernier et l'arrivée de Granddi Ngoyi dans l'entrejeu. De la chance, les Nantais en ont également eu quand Allart s'est élevé plus haut que tout le monde pour déposer un coup de tête sur la barre transversale de Riou, battu sur le coup (41e). C'était là la meilleure opportunité des hommes de Pascal Plancque, incapables de prendre le jeu à leur compte et surtout jamais animés par un esprit de révolte après le but des visiteurs. On était loin de la séduisante équipe nordiste, victorieuse à Sedan, la journée précédente. Mais Nantes, à force de vouloir contrôler les débats, a laissé les joueurs de la Côte d'Opale revenir et prendre confiance. Et Allart, hors du coup après cette première tentative renvoyée par la barre, ne rata pas le coche au moment de reprendre d'une tête piquée le centre de Reset (1-1, 82e). Reset, intenable dans son couloir droit, précipita même la chute des Canaris en délivrant un nouveau ballon dangereux pour Allart, que Riou, surpris par la trajectoire, laissa filer dans son petit filet (2-1, 84e). C'était trop tard pour réagir, et puis Nantes n'en avait pas de toute façon les moyens. Au contraire de Boulogne et de leur entraîneur, euphorique au coup de sifflet final : "Cette victoire, on est allé la chercher, avec beaucoup d'énergie et d'abnégation, confia le coach nordiste au micro d'Eurosport. On avait en face une équipe bien organisée défensivement. Ça a été long, ça a été dur. Mais les garçons n'ont rien lâché, je suis fier d'eux".